Posté par JGO .
En réponse à la dépêche Amarok 2.8.
Évalué à 8.
Dernière modification le 23 août 2013 à 10:45.
le vrai problème, c'est la philosophie de ses communautés. On ne prend absolument pas suffisamment en compte le point de vue de l'utilisateur, le pur utilisateur, celui qui n'a aucune connaissance et aucune vision du développement, celui qui veut juste utiliser sa machine de la façon la plus confortable possible.
C'est vrai, il y a un un problème de culture. Les développeurs bénévoles travaillent avant tout parce que ça les intéresse, et s'ils préfèrent abandonner le travail ingrat de maintenir gnome 2 et travailler sur le projet passionnant gnome 3, on ne peut pas trop leur en vouloir. Et même si un développeur préfère gnome 2, on parle ici de projet trop énorme pour qu'un développeur seul puisse le maintenir. Il faut que ce soit une organisation complète, et l'organisation a préféré passer à gnome 3. Mais tout n'est pas perdu, la communauté peut faire un fork. Certes ça ne s'appelle plus GNOME 2 parce que c'était déjà pris, ça s'appelle MATE. MATE EXISTE ALORS INSTALLEZ-LE PLUTÔT QUE DE VOUS PLAINDRE QUE GNOME 2 NE SERAIT SOI-DISANT PLUS MAINTENU.
Quant aux développeurs payés, il se trouvent dans la même situation que ceux du côté proprio. Ils suivent les indications de leurs chefs, et quand les chefs décident qu'on ne cherche pas à faire de la compatibilité, ils n'en font pas. Quelqu'un mentionnait que Debian 7 était trop lourde pour son vieux portable. A-t-il essayé d'installer Windows 7 sur le vieux portable juste pour rigoler ? On se plaint que Gnome 2 n'est plus packagé pour les distros d'aujourd'hui (c'est faux il y a MATE), mais avez-vous essayé d'installer un MS Office ancien ou ne serait-ce un vieil Outlook sur un PC récent ? Ça ne marche pas.
Si l'argument est : les développeurs linux n'ont pas de préoccupation pour les besoins de l'utilisateur. Mais crois-tu que c'est mieux sous windows ? Certains binaires anciens marchent encore, c'est vrai, c'est lié en partie au choix de stabilité de la plateforme et en partie à la culture de fournir des binaires, mais ce n'est pas du tout pour une histoire de préoccupation pour l'utilisateur, car ces binaires sont à ce point abandonnés qu'on les appelle abandonware, et tu les trouve sur des sites que plus personne n'a mis à jour depuis des années.
Des binaires anciens fonctionnent sous windows, ce sont ceux qui n'utilisent que peu de ressources du système d'exploitation : le petit shareware typique qui ouvre une image, implémente un algorithme de compression... continuera de fonctionner, même si son aspect serait moche. L'équivalent sous linux serait un logiciel en C avec interface X/Motif qui compilerait comme un charme même après 20 ans d'oubli. En revanche le logiciel conçu pour s'intégrer finement dans les logiciels de base (gestionnaires de fichiers, etc.) ne s'installera plus après une mise à jour du système. Le fait qu'il existe des milliers de binaires anciens qui marchent encore sous windows donne l'impression que c'est l'état normal et cela participe à une idéalisation mentale que Windows maintient la compatibilité depuis toujours et pour l'éternité. Mais cela cache le grand nombre des logiciels plus complexes qui ne s'installeront plus (en particulier les gros logiciels d'entreprise). Quand un utilisateur rencontre un binaire de 100 ko qui s'exécute il se félicite de son argument de la compatibilité de Windows. Quand un utilisateur rencontre le problème d'un plus gros logiciel qui ne s'installe plus ou marche mal, il blâme l'éditeur ou « les problèmes de Windows » et oublie de penser que c'est la preuve l'argument de compatibilité éternelle de Windows est faux. Ce raisonnement erroné est un biais cognitif qu'on appelle biais de confirmation d'hypothèse.
[^] # Re: Clémentine ?
Posté par JGO . En réponse à la dépêche Amarok 2.8. Évalué à 8. Dernière modification le 23 août 2013 à 10:45.
C'est vrai, il y a un un problème de culture. Les développeurs bénévoles travaillent avant tout parce que ça les intéresse, et s'ils préfèrent abandonner le travail ingrat de maintenir gnome 2 et travailler sur le projet passionnant gnome 3, on ne peut pas trop leur en vouloir. Et même si un développeur préfère gnome 2, on parle ici de projet trop énorme pour qu'un développeur seul puisse le maintenir. Il faut que ce soit une organisation complète, et l'organisation a préféré passer à gnome 3. Mais tout n'est pas perdu, la communauté peut faire un fork. Certes ça ne s'appelle plus GNOME 2 parce que c'était déjà pris, ça s'appelle MATE. MATE EXISTE ALORS INSTALLEZ-LE PLUTÔT QUE DE VOUS PLAINDRE QUE GNOME 2 NE SERAIT SOI-DISANT PLUS MAINTENU.
Quant aux développeurs payés, il se trouvent dans la même situation que ceux du côté proprio. Ils suivent les indications de leurs chefs, et quand les chefs décident qu'on ne cherche pas à faire de la compatibilité, ils n'en font pas. Quelqu'un mentionnait que Debian 7 était trop lourde pour son vieux portable. A-t-il essayé d'installer Windows 7 sur le vieux portable juste pour rigoler ? On se plaint que Gnome 2 n'est plus packagé pour les distros d'aujourd'hui (c'est faux il y a MATE), mais avez-vous essayé d'installer un MS Office ancien ou ne serait-ce un vieil Outlook sur un PC récent ? Ça ne marche pas.
Si l'argument est : les développeurs linux n'ont pas de préoccupation pour les besoins de l'utilisateur. Mais crois-tu que c'est mieux sous windows ? Certains binaires anciens marchent encore, c'est vrai, c'est lié en partie au choix de stabilité de la plateforme et en partie à la culture de fournir des binaires, mais ce n'est pas du tout pour une histoire de préoccupation pour l'utilisateur, car ces binaires sont à ce point abandonnés qu'on les appelle abandonware, et tu les trouve sur des sites que plus personne n'a mis à jour depuis des années.
Des binaires anciens fonctionnent sous windows, ce sont ceux qui n'utilisent que peu de ressources du système d'exploitation : le petit shareware typique qui ouvre une image, implémente un algorithme de compression... continuera de fonctionner, même si son aspect serait moche. L'équivalent sous linux serait un logiciel en C avec interface X/Motif qui compilerait comme un charme même après 20 ans d'oubli. En revanche le logiciel conçu pour s'intégrer finement dans les logiciels de base (gestionnaires de fichiers, etc.) ne s'installera plus après une mise à jour du système. Le fait qu'il existe des milliers de binaires anciens qui marchent encore sous windows donne l'impression que c'est l'état normal et cela participe à une idéalisation mentale que Windows maintient la compatibilité depuis toujours et pour l'éternité. Mais cela cache le grand nombre des logiciels plus complexes qui ne s'installeront plus (en particulier les gros logiciels d'entreprise). Quand un utilisateur rencontre un binaire de 100 ko qui s'exécute il se félicite de son argument de la compatibilité de Windows. Quand un utilisateur rencontre le problème d'un plus gros logiciel qui ne s'installe plus ou marche mal, il blâme l'éditeur ou « les problèmes de Windows » et oublie de penser que c'est la preuve l'argument de compatibilité éternelle de Windows est faux. Ce raisonnement erroné est un biais cognitif qu'on appelle biais de confirmation d'hypothèse.