Là des gens plus lambdas pouvaient avoir leur propre opinion sur l'écriture sainte et détachée de la vision prônée par la pape et l'Église. Ils ont perdu le contrôle.
Nouvelle vision médiatisée par le révérend/pasteur ou que sais-je (en gros: le gars qui sait lire et interprète selon sa secte — Luther et Calvin n'étaient pas spécialement des rigolos).
Et puis bon, l'histoire des hérésies ne commence avec la Réforme. La croisade contre les Albigeois, c'est XIIIème siècle, Marcion, c'est Ier/IIème siécle, il faut croire qu'on n'a pas attendu l'imprimerie pour s'écarter de la pensée de Rome...
L'imprimerie a permis l'émergence des sciences, car il n'était plus nécessaire de connaître les principes anciens par cœur quand tu avais accès à une bibliothèque toute proche où les références abondaient.
Inspiré par Wyclif, Jean Huss est brûlé en 1415 (~40 ans avant l'imprimerie), or Prague n'est pas exactement la porte à côté d'Oxford. Les textes ont toujours circulé et été lus (première université: Bologne au XIe siècle). Que l'imprimerie soit un accélérateur, soit, mais prétendre qu'elle est l'origine de la circulation des idées et de la liberté de pensée, c'est n'importe quoi (une Histoire téléologique, un mythe).
La perte de ce savoir par cœur a permis la créativité et l'évolution des sciences. Il y a eu le même phénomène quand l'écriture est arrivée par rapport au savoir oral.
Oui, les cultures orales c'est pour les arriérés pas créatifs... va dire ça aux médiévistes et aux antiquistes (et aux anthropologues et ethnologues, au passage).
Je t'invite à regarder cette conférence très intéressante sur le sujet
Je l'écouterai peut-être, mais rien que l'accroche n'annonce rien de bon. « Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! », c'est gratiné niveau célébration béate du Progrès.
[^] # Re: Moins bien
Posté par Ignatz Ledebur . En réponse au journal Libertés numériques : surveiller et punir ?. Évalué à 3.
Nouvelle vision médiatisée par le révérend/pasteur ou que sais-je (en gros: le gars qui sait lire et interprète selon sa secte — Luther et Calvin n'étaient pas spécialement des rigolos).
Et puis bon, l'histoire des hérésies ne commence avec la Réforme. La croisade contre les Albigeois, c'est XIIIème siècle, Marcion, c'est Ier/IIème siécle, il faut croire qu'on n'a pas attendu l'imprimerie pour s'écarter de la pensée de Rome...
Inspiré par Wyclif, Jean Huss est brûlé en 1415 (~40 ans avant l'imprimerie), or Prague n'est pas exactement la porte à côté d'Oxford. Les textes ont toujours circulé et été lus (première université: Bologne au XIe siècle). Que l'imprimerie soit un accélérateur, soit, mais prétendre qu'elle est l'origine de la circulation des idées et de la liberté de pensée, c'est n'importe quoi (une Histoire téléologique, un mythe).
Oui, les cultures orales c'est pour les arriérés pas créatifs... va dire ça aux médiévistes et aux antiquistes (et aux anthropologues et ethnologues, au passage).
Je l'écouterai peut-être, mais rien que l'accroche n'annonce rien de bon. « Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! », c'est gratiné niveau célébration béate du Progrès.