Un exemple est fourni par IP lui-même. Le mode non-connecté fait qu'il faut mettre l'adresse IP source dans chaque paquet (il faut bien que les réponses et les avis de non-remise soient transmis). Donc, le destinataire connait l'adresse IP source. Ce n'était pas obligatoire. X.25 avait un autre système où le réseau établissait la connexion et où le destinataire ne connaissait pas forcément le numéro de l'appelant (merci à Rémi Desprès pour ses explications à ce sujet).
Mon but n'est pas de dire qu'il faut revenir à X.25 :-) simplement de montrer qu'il y a eu des choix, qu'ils n'étaient pas obligatoires (« une autre technique est possible ») et que ces choix ont des conséquences pour la vie privée. C'est le thème principal de ce RFC : un protocole n'est pas purement technique.
Autre exemple, le DNS : le résolveur transmet au serveur faisant autorité la totalité de la requête, pas juste le domaine pour lequel le dit serveur fait autorité. Le serveur de la racine sait ainsi qu'on regarde linuxfr.org. Il y a des bonnes raisons pour cela (le problème est en effet complexe, ici, la bonne raison, c'est le fait que le résolveur ne connaisse pas les "zone cuts") mais d'autres protocols faisaient différemment.
[^] # Re: Protocole indiscret ?
Posté par Stéphane Bortzmeyer (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Prise en compte de la vie privée dans les protocoles réseaux. Évalué à 5.
Un exemple est fourni par IP lui-même. Le mode non-connecté fait qu'il faut mettre l'adresse IP source dans chaque paquet (il faut bien que les réponses et les avis de non-remise soient transmis). Donc, le destinataire connait l'adresse IP source. Ce n'était pas obligatoire. X.25 avait un autre système où le réseau établissait la connexion et où le destinataire ne connaissait pas forcément le numéro de l'appelant (merci à Rémi Desprès pour ses explications à ce sujet).
Mon but n'est pas de dire qu'il faut revenir à X.25 :-) simplement de montrer qu'il y a eu des choix, qu'ils n'étaient pas obligatoires (« une autre technique est possible ») et que ces choix ont des conséquences pour la vie privée. C'est le thème principal de ce RFC : un protocole n'est pas purement technique.
Autre exemple, le DNS : le résolveur transmet au serveur faisant autorité la totalité de la requête, pas juste le domaine pour lequel le dit serveur fait autorité. Le serveur de la racine sait ainsi qu'on regarde linuxfr.org. Il y a des bonnes raisons pour cela (le problème est en effet complexe, ici, la bonne raison, c'est le fait que le résolveur ne connaisse pas les "zone cuts") mais d'autres protocols faisaient différemment.