Je n'ai jamais rien dit sur comment apparaissait une nouvelle racine
C'est justement là que ça pose problème dans une langue massivement parlée : chacun va suivre les règles qui l'arrangent le plus.
Par exemple en français : navigateur et butineur, courriel et mél. C'est cafouillage sont temporaires et sont la marque d'une langue vivante.
Ce sont des bons exemples : l'organisme de référence (ici l'académie française) tranche (ici en choisissant mèl) : dans la théorie, le cafouillage est temporaire.
Sauf que dans la pratique, personne n'utilise mèl.
Dans la pratique, ça induit une dialectisation : certain utilisant mail, d'autres courriel (version québécoise, mais pas mal de français l'utilisent), d'autres email, ou encore mèl... Et ça peut durer longtemps, voir être revendiqué pour des histoires régionalistes : chocolatine ou pain au chocolat ?
C'est ça la marque d'une langue vivante : elle évolue par la base et non par une instance régulatrice.
Or, si l'Esperanto sort du cercle des hobbyistes pour devenir un outil de communication pour tous, il deviendra justement une langue vivante et aura les mêmes problèmes : aussi simple soit la règle, l'utilisateur s'en contrefout et il utilisera ce qui lui semble naturel et qui ne sera peut-être pas naturel pour un locuteur de culture différente => dialectisation.
[^] # Re: Prononciation
Posté par Toufou (site web personnel) . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à -2.
C'est justement là que ça pose problème dans une langue massivement parlée : chacun va suivre les règles qui l'arrangent le plus.
Ce sont des bons exemples : l'organisme de référence (ici l'académie française) tranche (ici en choisissant mèl) : dans la théorie, le cafouillage est temporaire.
Sauf que dans la pratique, personne n'utilise mèl.
Dans la pratique, ça induit une dialectisation : certain utilisant mail, d'autres courriel (version québécoise, mais pas mal de français l'utilisent), d'autres email, ou encore mèl... Et ça peut durer longtemps, voir être revendiqué pour des histoires régionalistes : chocolatine ou pain au chocolat ?
C'est ça la marque d'une langue vivante : elle évolue par la base et non par une instance régulatrice.
Or, si l'Esperanto sort du cercle des hobbyistes pour devenir un outil de communication pour tous, il deviendra justement une langue vivante et aura les mêmes problèmes : aussi simple soit la règle, l'utilisateur s'en contrefout et il utilisera ce qui lui semble naturel et qui ne sera peut-être pas naturel pour un locuteur de culture différente => dialectisation.
C'est ce qu'on a avec l'Anglais, autant y rester.