Admettons que l'EU impose l'enseignement de l'esperanto dans tous les états membres, tu penses vraiment que ce sera utilisé à la place de l'anglais ? Pourquoi parler esperanto (parlé qu'en EU) alors que l'anglais est parlé partout ?
Bah si l'UE (et non les Etats-Unis) imposent à ses pays membres un plan d'apprentissage de l'espéranto à l'échelle du continent et une migration de l'anglais vers l'espéranto, oui ça se fera.
Mieux, l'Europe influence suffisamment le monde aujourd'hui pour que des pays suivent la tendance.
Tu oublies que les gens qui parlent espéranto sont des passionnés et donc suivent les règles. Tu crois vraiment que ce sera le cas si c'est utilisé par tout le monde ? Si le pékin moyen ne suit pas les règles de grammaire anglaise simple (comme le s à la 3eme personne), tu penses qu'il suivra les règles simples de l'esperanto ?
L'espéranto a peu de règles et aucune réelle exception dans ces dernières et il n'y a pas de fioritures (un s à la 3e personne est une fioriture). Du coup les gens ne seront pas excellents, mais il suffira de beaucoup moins de temps pour atteindre un niveau acceptable. Et globalement il y aurait moins d'erreur de commises à niveau égale car la régularité de la langue limite grandement les risques d'erreur (en anglais tu as des pièges de partout).
J'ai sans doute un mauvais niveau en anglais, mais je ne comprend pas bien l'anglais du redneck, ni celui de l'australien pur jus et encore moins celui du serveur londonien. Donc peut-être que la structure est la même globalement, mais l'accent et le vocabulaire est énormément variable en fonction des couches socio culturelles (en gros, du milieu où c'est parlé). Tu penses vraiment que l'esperanto est immunisé à ça ?
Ne pas confondre accent et langue. Le français de France reste le même partout pourtant chaque région a ses petites variations de prononciations. La langue reste donc la même et à l'écrit l'accent n'est pas un problème.
Sans compter que l'accent est de plus en plus éloigné de la langue de base si le pays d'usage est de plus en plus éloigné de la source de la langue. L'Australie et les USA sont des pays qui ont été isolés du Royaume-Uni pendant plusieurs siècles avec peu de contact, cela favorise l'émergence d'accents incompréhensibles.
Avec Internet, le tourisme et les échanges culturelles qui sont très intenses aujourd'hui, le problème est minime.
Va falloir m'expliquer comment fait la majorité des gens qui s'expriment en anglais. A moins qu'ils ne se servent de l'anglais que pour demander leur chemin ?
Le tout est de savoir si les gens qui parlent bien l'anglais en tant que langue étrangère sont une majorité ou une minorité et c'est plutôt le second cas qui semble être d'actualité. Cela ne signifie pas que c'est facile, des gens qui arrivent à surmonter ce type de difficultés il y en, aura toujours, ce n'est pas une raison pour laisser tomber la majorité qui galère.
Mais si l'EU passait à l'esperanto, c'est justement la question que je me pose. Il faudrait que j'apprenne l'esperanto ?
A terme, oui. Seulement cela serait une planification sur une ou deux génération, pas à effet immédiat.
Les langues dominantes ça change, avant il y avait le français, l'italien voire même le grec et le latin. Le changement est possible et il ne faut pas résister inutilement par peur de devoir réapprendre.
D'abord je comprends suffisamment l'anglais pour arriver a lire l'essentiel de la com de l'UE : le problème ne se pose pas actuellement.
Tu n'es pas seul au monde. Tant mieux pour toi si tu y arrives.
Ce n'est pas à compétences égales : l'anglais parle mieux l'anglais que moi et si on le prend c'est parce que c'est un point décisif pour l'employeur. Et puis, tu penses vraiment que ce ne serait pas le cas si je parle moins bien l'esperanto que mon concurrent ? Mais j'oubliais : ce n'est pas possible car tout le monde parle excellemment l'esperanto quand il l'a appris...
Sauf que pour l'espéranto, comme aucun pays ne l'a comme langue officielle et maternelle, tout le monde doit l'apprendre et subira les mêmes difficultés.
Le britannique lui, comme il maitrise l'anglais de naissance, enfin en théorie, il a du faire moins d'efforts que les étrangers et en plus globalement il peut même se permettre de ne pas apprendre une langue supplémentaire car sa langue est celle de référence.
La différence est selon moi de taille. Dans un cas c'est une égalité quasiment parfaite, dans l'autre c'est totalement déséquilibré en faveur d'un certains nombre d'habitants.
Non : le niveau d'anglais est moyen en france avec une moyenne correspondant au "niveau operationnel de base" qui correspond grosso modo à la capacité a communiquer professionnellement en faisant un effort : voir ici
Je ne sais pas si tu as réfléchi sur l'étude mais il y a des biais énormes.
Cela se base sur le score au TOEIC. Le TOEIC est en général un examen que tu passes pour certains boulots ou dans certaines études post-bac ce qui en général se limite à des personnes avec des hauts niveaux d'études. Et en général tu ne passes pas un examen dont tu sais d'avance que tu vas échouer ou avoir un niveau insuffisant pour que cela ait une valeur (car il est payant).
En somme, ceux qui passent le TOEIC par définition ont un niveau d'anglais au moins acceptable.
Mais cela ne concerne qu'une minorité de la population, et les plus mauvais ne le passent pas. Du coup le niveau est bien plus bas qu'affiché dans l'étude.
Maintenant j'aimerais les chiffres qui disent que le niveau d'esperanto n'est pas catastrophique en europe.
C'est sûr que sans politique d'apprentissage préalable, cela va être difficile d'évaluer le niveau actuel avec du sens...
Laisse déjà l'EU mettre l'accent sur l'anglais et attend de voir les résultats. Ça fait 15 ans qu'on met l'accent sur l'anglais et on voit déjà le résultat sur les stats TEOIC : les jeunes français parlent mieux l'anglais que les vieux.
Cool, il faut globalement 10 ans maintenant d'anglais chaque année dans le programme scolaire pour avoir un niveau potable quand pour l'espéranto on estime que 4-5 suffiraient. Ce temps gagné pourrait servir à autre chose.
Et au moins, en attendant, l'espéranto ne favorise pas illégitimement un pays, le Royaume-Uni, qui brasse chaque année plus de 7 milliards de revenus supplémentaires uniquement pour l'apprentissage de l'anglais (entre les économies sur leurs études, le tourisme supplémentaire que cela génère et les diplômes payants à délivrer...)
Sans compter les éventuels effets indirects positifs sur leur économie.
[^] # Re: L'anglais c'est pratique
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 2.
Bah si l'UE (et non les Etats-Unis) imposent à ses pays membres un plan d'apprentissage de l'espéranto à l'échelle du continent et une migration de l'anglais vers l'espéranto, oui ça se fera.
Mieux, l'Europe influence suffisamment le monde aujourd'hui pour que des pays suivent la tendance.
L'espéranto a peu de règles et aucune réelle exception dans ces dernières et il n'y a pas de fioritures (un s à la 3e personne est une fioriture). Du coup les gens ne seront pas excellents, mais il suffira de beaucoup moins de temps pour atteindre un niveau acceptable. Et globalement il y aurait moins d'erreur de commises à niveau égale car la régularité de la langue limite grandement les risques d'erreur (en anglais tu as des pièges de partout).
Ne pas confondre accent et langue. Le français de France reste le même partout pourtant chaque région a ses petites variations de prononciations. La langue reste donc la même et à l'écrit l'accent n'est pas un problème.
Sans compter que l'accent est de plus en plus éloigné de la langue de base si le pays d'usage est de plus en plus éloigné de la source de la langue. L'Australie et les USA sont des pays qui ont été isolés du Royaume-Uni pendant plusieurs siècles avec peu de contact, cela favorise l'émergence d'accents incompréhensibles.
Avec Internet, le tourisme et les échanges culturelles qui sont très intenses aujourd'hui, le problème est minime.
Le tout est de savoir si les gens qui parlent bien l'anglais en tant que langue étrangère sont une majorité ou une minorité et c'est plutôt le second cas qui semble être d'actualité. Cela ne signifie pas que c'est facile, des gens qui arrivent à surmonter ce type de difficultés il y en, aura toujours, ce n'est pas une raison pour laisser tomber la majorité qui galère.
A terme, oui. Seulement cela serait une planification sur une ou deux génération, pas à effet immédiat.
Les langues dominantes ça change, avant il y avait le français, l'italien voire même le grec et le latin. Le changement est possible et il ne faut pas résister inutilement par peur de devoir réapprendre.
Tu n'es pas seul au monde. Tant mieux pour toi si tu y arrives.
Sauf que pour l'espéranto, comme aucun pays ne l'a comme langue officielle et maternelle, tout le monde doit l'apprendre et subira les mêmes difficultés.
Le britannique lui, comme il maitrise l'anglais de naissance, enfin en théorie, il a du faire moins d'efforts que les étrangers et en plus globalement il peut même se permettre de ne pas apprendre une langue supplémentaire car sa langue est celle de référence.
La différence est selon moi de taille. Dans un cas c'est une égalité quasiment parfaite, dans l'autre c'est totalement déséquilibré en faveur d'un certains nombre d'habitants.
Je ne sais pas si tu as réfléchi sur l'étude mais il y a des biais énormes.
Cela se base sur le score au TOEIC. Le TOEIC est en général un examen que tu passes pour certains boulots ou dans certaines études post-bac ce qui en général se limite à des personnes avec des hauts niveaux d'études. Et en général tu ne passes pas un examen dont tu sais d'avance que tu vas échouer ou avoir un niveau insuffisant pour que cela ait une valeur (car il est payant).
En somme, ceux qui passent le TOEIC par définition ont un niveau d'anglais au moins acceptable.
Mais cela ne concerne qu'une minorité de la population, et les plus mauvais ne le passent pas. Du coup le niveau est bien plus bas qu'affiché dans l'étude.
C'est sûr que sans politique d'apprentissage préalable, cela va être difficile d'évaluer le niveau actuel avec du sens...
Cool, il faut globalement 10 ans maintenant d'anglais chaque année dans le programme scolaire pour avoir un niveau potable quand pour l'espéranto on estime que 4-5 suffiraient. Ce temps gagné pourrait servir à autre chose.
Et au moins, en attendant, l'espéranto ne favorise pas illégitimement un pays, le Royaume-Uni, qui brasse chaque année plus de 7 milliards de revenus supplémentaires uniquement pour l'apprentissage de l'anglais (entre les économies sur leurs études, le tourisme supplémentaire que cela génère et les diplômes payants à délivrer...)
Sans compter les éventuels effets indirects positifs sur leur économie.