• # Ni oui ni non : l'anglais c'est vraiment très pratique, mais vraiment très limitant

    Posté par . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 6.

    Moi j'ai toujours été assez partagé sur l'usage de l'anglais. J'en ai eu une démonstration récente : un séminaire d'un groupe de recherche (en informatique) français, mais qui s'est bien sûr effectué en anglais, vu le nombre de personnes qui ne parlent pas français (les équipes sont internationales). Attention, je précise tout de suite que tous les participants étaient au moins des BAC+5, voire plutôt docteurs (BAC+8).

    Et bien quand même, on voit que l'anglais ça handicape pas mal : on voit toutes ces incompréhensions dues à la langue, qui auraient pu être évitées si tout le monde parlait français (mais ça n'était pas le cas, donc c'est une utopie). Le fait que les gens butent parfois sur la langue fait qu'on doit plus se concentrer dessus que sur l'idée même. Les accents de certains rendent la compréhension vraiment difficile, ce qui fait que parfois on laisse tomber, et on n'écoute que l'idée générale. Et pour sa pensée personnelle, même si on peut penser en anglais quand on pratique beaucoup, je pense que se langue maternelle est irremplaçable (même si le vocabulaire, lui, reste en anglais)

    Par contre, aurait-on pu se rencontrer et échanger ainsi (~100 personnes) s'il n'y avait pas eu l'anglais ? Ça, c'est la question difficile... une majorité aurait pu, en français. Mais c'est clair que ça aurait beaucoup handicapé certains. Et « de toutes façons », le domaine fait que tout le monde travaille en anglais quasi tout le temps, même entre français. Mais le niveau de certains (j'estime parler pas trop mal par rapport à mes collègues) me fait régulièrement pester contre cette langue.

    On est vraiment un domaine (l'informatique) bizarre, le premier à avoir une histoire quasi-entièrement en anglais, du fait de la mondialisation, aidée par... l'informatique. Ça me fait devoir manger mon chapeau parfois sur mes velléités d'utilisation maximale de langues diverses et variées. Bref, je pense qu'il faut continuer à pousser nos langues propres, même si dans la vie de tous les jours on utilise par practicité l'anglais. Et apprendre l'esperanto ! Comme ça, un jour, peut-être que l'occasion viendra...