Moi je dirais que la principale raison pour laquelle l'Esperanto n'évolue pas c'est qu'il est très peu parlé et pratiqué.
En fait, j'aurais plutôt tendance à croire qu'avant Internet, c'est incroyable qu'une langue comme l'espéranto qui était disséminée dans un peu tout le monde, avec des personnes qui ne se rencontraient que rarement, n'ait pas évoluée en dialectes, et c'est la preuve que ce n'est pas si systématique. Et je pense qu'aujourd'hui, avec une littérature commune accessible sur Internet à tous, c'est de moins en moins facile que la langue se divise.
néologisme, simplification, importations de mots d'autres langues, etc.
Il ne faut pas croire, l'espéranto a une attitude très pragmatique sur ce point : beaucoup de mots « internationaux » se retrouvent en espéranto, mais espérantisés, c'est-à-dire qu'ils sont intégrés naturellement dans le langage de sorte qu'ils en respectent les règles, sauf parfois quand ils peuvent être dérivés naturellement d'un mot qui existe déjà. Et c'est naturel : en espéranto, introduire un néologisme tel quel sonnerait très mal aux oreilles, car contrairement à beaucoup de langues, où la grammaire s'apprend mot par mot et on arrive difficilement à lui donner du sens, ici chaque terminaison et autre a un sens qu'on finit très vite par connaître, et quiconque ayant fait deux semaines d'espéranto s'apercevrait de l'incongruence.
L'espéranto évolue, mais naturellement (contrairement à certaines langues naturelles comme le français qui ont du être figées justement parce que continuer le développement n'était plus possible avec des bases aussi peu saines), et c'est l'objectif car l'espéranto est une langue simple, mais au sens que sa grammaire est simple, mais doit permettre d'exprimer les pensées les plus complexes, l'humour, les termes techniques...
Et d'ailleurs, c'est quelque chose qui le distingue beaucoup par exemple de l'anglais « simplifié » dont parlait Renault, car c'est principalement une sous-partie de l'anglais, mais il garde tous les problèmes de l'anglais : prononciation, orthographe, etc... et au final on se retrouve avec une langue type Tarzan, complètement limitée, sans aucune nuance, et impossible à maintenir de façon logique, et qui ne peut pas prendre le risque d'évoluer car rien n'est prévu pour.
[^] # Re: L'anglais c'est pratique
Posté par anaseto . En réponse au journal Happy Bastille Day !. Évalué à 3.
En fait, j'aurais plutôt tendance à croire qu'avant Internet, c'est incroyable qu'une langue comme l'espéranto qui était disséminée dans un peu tout le monde, avec des personnes qui ne se rencontraient que rarement, n'ait pas évoluée en dialectes, et c'est la preuve que ce n'est pas si systématique. Et je pense qu'aujourd'hui, avec une littérature commune accessible sur Internet à tous, c'est de moins en moins facile que la langue se divise.
Il ne faut pas croire, l'espéranto a une attitude très pragmatique sur ce point : beaucoup de mots « internationaux » se retrouvent en espéranto, mais espérantisés, c'est-à-dire qu'ils sont intégrés naturellement dans le langage de sorte qu'ils en respectent les règles, sauf parfois quand ils peuvent être dérivés naturellement d'un mot qui existe déjà. Et c'est naturel : en espéranto, introduire un néologisme tel quel sonnerait très mal aux oreilles, car contrairement à beaucoup de langues, où la grammaire s'apprend mot par mot et on arrive difficilement à lui donner du sens, ici chaque terminaison et autre a un sens qu'on finit très vite par connaître, et quiconque ayant fait deux semaines d'espéranto s'apercevrait de l'incongruence.
L'espéranto évolue, mais naturellement (contrairement à certaines langues naturelles comme le français qui ont du être figées justement parce que continuer le développement n'était plus possible avec des bases aussi peu saines), et c'est l'objectif car l'espéranto est une langue simple, mais au sens que sa grammaire est simple, mais doit permettre d'exprimer les pensées les plus complexes, l'humour, les termes techniques...
Et d'ailleurs, c'est quelque chose qui le distingue beaucoup par exemple de l'anglais « simplifié » dont parlait Renault, car c'est principalement une sous-partie de l'anglais, mais il garde tous les problèmes de l'anglais : prononciation, orthographe, etc... et au final on se retrouve avec une langue type Tarzan, complètement limitée, sans aucune nuance, et impossible à maintenir de façon logique, et qui ne peut pas prendre le risque d'évoluer car rien n'est prévu pour.