Pour avoir suivi les discussions autours de Mir et Kubuntu, le truc qui en ressortait c'était « Ubuntu passe à Mir, ce qui n'empêche certes pas les dérivés d'utiliser Wayland. Par contre le truc absolument horrible c'est qu'on va perdre la possibilité de switcher de bureau depuis l'écran de login. Brûlons Canonical pour cette hérésie ! »
Seulement voila, Wayland n'est qu'un protocole et, que je sache, chaque gestionnaire de bureau implémente son propre compositeur en utilisant ses propres extensions.
Il me semble que KDE et Gnome ont eux aussi prévu d'utiliser un compositeur système pour gérer les sessions, ce qui implique de lancer le compositeur en question bien avant l'écran de login.
Du coup je doute fortement que les compositeurs seront (ou resteront) suffisamment compatibles entre eux pour permettre le switch des environnements de bureau.
Pour cette raison, entre autre, j'ai du mal comprendre pourquoi Wayland demande à tout le monde de ré-implémenter son propre compositeur.
De ce point de vue, l'approche Mir qui consiste à séparer l'implémentation du bureau du serveur d'affichage avec une couche de glue entre les deux me parait être conceptuellement plus intelligente.
C'est certes plus proche de l'infrastructure X actuelle, mais ça permet de factoriser beaucoup de code entre les DE (car oui, Mir en lui même n'est absolument pas spécifique à Unity, Canonical à même proposé son aide pour porter les autres shells).
Par exemple, si je ne m'abuse, quand les pilotes proprios vont supporter Mir, c'est bien chaque compositeur Wayland qui va devoir se rendre compatible indépendamment.
Bonjour les bugs entre les différentes implémentations. Et qu'est-ce qui nous dit qu'une appli Gnome continuera de fonctionner aussi bien sous Kwin si l'appli en question a été codée en suivant les spécificités de l'implémentation de Wayland faite par Gnome-Shell ?
Bref, je suis assez pessimiste sur l'avenir de tout ça et j'ai besoin d'être rassuré par des gens qui s'y connaissent.
À votre bon cœur messieurs dames !
# Waylands et Mir ?
Posté par Malizor . En réponse à la dépêche X.Org est mort, vive Wayland ! (3). Évalué à 5.
Une chose me trouble depuis quelques temps.
Pour avoir suivi les discussions autours de Mir et Kubuntu, le truc qui en ressortait c'était « Ubuntu passe à Mir, ce qui n'empêche certes pas les dérivés d'utiliser Wayland. Par contre le truc absolument horrible c'est qu'on va perdre la possibilité de switcher de bureau depuis l'écran de login. Brûlons Canonical pour cette hérésie ! »
Seulement voila, Wayland n'est qu'un protocole et, que je sache, chaque gestionnaire de bureau implémente son propre compositeur en utilisant ses propres extensions.
Il me semble que KDE et Gnome ont eux aussi prévu d'utiliser un compositeur système pour gérer les sessions, ce qui implique de lancer le compositeur en question bien avant l'écran de login.
Du coup je doute fortement que les compositeurs seront (ou resteront) suffisamment compatibles entre eux pour permettre le switch des environnements de bureau.
Pour cette raison, entre autre, j'ai du mal comprendre pourquoi Wayland demande à tout le monde de ré-implémenter son propre compositeur.
De ce point de vue, l'approche Mir qui consiste à séparer l'implémentation du bureau du serveur d'affichage avec une couche de glue entre les deux me parait être conceptuellement plus intelligente.
C'est certes plus proche de l'infrastructure X actuelle, mais ça permet de factoriser beaucoup de code entre les DE (car oui, Mir en lui même n'est absolument pas spécifique à Unity, Canonical à même proposé son aide pour porter les autres shells).
Par exemple, si je ne m'abuse, quand les pilotes proprios vont supporter Mir, c'est bien chaque compositeur Wayland qui va devoir se rendre compatible indépendamment.
Bonjour les bugs entre les différentes implémentations. Et qu'est-ce qui nous dit qu'une appli Gnome continuera de fonctionner aussi bien sous Kwin si l'appli en question a été codée en suivant les spécificités de l'implémentation de Wayland faite par Gnome-Shell ?
Bref, je suis assez pessimiste sur l'avenir de tout ça et j'ai besoin d'être rassuré par des gens qui s'y connaissent.
À votre bon cœur messieurs dames !