Posté par Kaane .
En réponse au journal Le Golden rice et les bobos.
Évalué à 9.
Dernière modification le 12 juillet 2013 à 07:04.
Enfin la je parlais de quelque chose d'essentiel par rapport a ce que tu disais. Tu affirmes que la baisse de l'avitaminose est circonstanciel, ce qui n'a pas toujours été vraie dans le temps.
Non ce que je fais est d'attaquer l'argument de Greenpeace qui est de dire "Le riz doré ne sert à rien, il y a des solutions qui marchent comme par exemple au Bangladesh ou une solution à base de jardins personnels et de compléments alimentaires fonctionne". Et de se féliciter du fait que l'avitaminose A a chuté en 10 ans au Bangladesh.
Donc je n'ai fait que faire remarquer que
a) Si l'avitaminose A avait chuté en 10 ans c'est parcequ'elle avait explosé suite aux innondations de 1998
b) La liste des causes données comme responsables de l'avitaminose A était curieusement incomplète, vu que la cause "catastrophe naturelle" manquait, ce qui est un peu balot quand on cite pour seul exemple de réussite le Bangladesh.
Ou parlent-t-ils a la première personne? ils citent le Bangladesh en exemple. Ils n'ont pas, a ma connaissance, participé a ce projet.
Non, les personnes qui obtiennent de très bons résultats au Bangladesh c'est HKI (Hellen Keller Institute). L'exemple du Bangladesh est cité 6 fois dans les deux papiers donnés en lien, le HKI est cité une fois et le nom de son programme une fois aussi. Et il y a une profusion de formes passives dans le document ce qui tend à pousser le lecteur inattentif à leur attribuer le mérite de la réussite du projet.
En ce qui concerne la timidité à parler du HKI, Il ne s'agit pas vraiment d'un oubli. Greenpeace ne tient pas franchement à trop faire mousser l'institution responsable de leur seul exemple de réussite - parcequ'une personne qui ferait une recherche sur le HKI tomberait la dessus :
HKI collaborates with agriculture research organizations to identify and disseminate emerging fortified plant varieties such as orange-fleshed sweetpotatoes that have high nutritional value, high yield and adoption rates, and that can thrive in different growing conditions.
HKI travaille avec la recherche agricole pour reconnaitre et distribuer de nouvelles espèces de plantes fortifiées comme la patate douce à peau orange qui a de haute valeurs nutritionelles, un bon taux d'adoption et peut se cultiver dans de nombreux environnement
Et encore mieux :
HKI is evaluating whether the consumption of Golden Rice improves vitamin A status, and ensuring that, if it is deployed, it will reach those most in need.
HKI méne une étude pour valider que la consommation de riz doré améliore le taux de vitamine A et pour s'assurer que si il est distribué il parviendra à ceux qui en ont besoin.
Et oui, l'association cité (discrètement) en exemple par Greenpeace mène des tests sur le riz doré pour pouvoir le distribuer aux pays qui en ont besoin. On comprend la discretion des citations dans un papier qui est contre le riz doré au pretexte que la solution existe déjà.
Tout simplement car il y a consensus scientifique pour dire que les OGMs ne sont pas toxiques par nature.
Pas franchement, normalement il faut 4 générations avant de considérer une plante comme stable génétiquement (par exemple si vous créez une rose d'une certaine couleur, il faudra 4 générations avec la même couleur pour que l'espece soit validée et donc protégeable). Sauf qu'avec les OGM on tourne souvent en rond, c'est à dire que l'on ressort en boucle exactement la même souche à toutes les générations. La probabilité d'une mutation qui ferait produire à la plante un produit toxique ou la rendrait stérile est donc réelle (même si très faible)
Dans le cas particulier du golden rice, ils citent des publications qui émettent des doutes car le mode d'action du gêne n'est pas conventionnel et est mal compris.
Non, ils citent des extraits de publication.
Au début les chercheurs ont voulus mettre du beta-carotene dans le riz. (ie créer une chaine bio-chimique complète) et à la surprise générale ca a marché (alors que même les plus optimistes des chercheurs pensaient qu'il y en avait encore pour 20 ans avant d'en arriver à ce stade)
En fait il s'est avéré que le riz produit déjà du beta-carotene, mais ne sait pas le lier à l'amidon (au grain). Mais ca a été découvert plus tard.
Le GR-1 est donc une erreur scientifique typique, ils se sont échinés à recréer un système qui était déjà là et qui fonctionnait déjà (ce qui explique pourquoi ca a aussi bien marché leur truc).
Le GR-2 par contre se contente de booster la production de beta-carotene et de la faire fixer par le grain. Soit deux gènes du maïs et encore un autre gène de je sais plus quoi (je crois que c'est maïs aussi d'ailleurs).
Le mode d'action est très bien connu et à part les surprises des études de 2000-2004 (au mon dieu, le riz produisait déjà du beta-carotene !) on est assez carré sur le GR-2.
[^] # Re: Simpliste ?
Posté par Kaane . En réponse au journal Le Golden rice et les bobos. Évalué à 9. Dernière modification le 12 juillet 2013 à 07:04.
Enfin la je parlais de quelque chose d'essentiel par rapport a ce que tu disais. Tu affirmes que la baisse de l'avitaminose est circonstanciel, ce qui n'a pas toujours été vraie dans le temps.
Non ce que je fais est d'attaquer l'argument de Greenpeace qui est de dire "Le riz doré ne sert à rien, il y a des solutions qui marchent comme par exemple au Bangladesh ou une solution à base de jardins personnels et de compléments alimentaires fonctionne". Et de se féliciter du fait que l'avitaminose A a chuté en 10 ans au Bangladesh.
Donc je n'ai fait que faire remarquer que
a) Si l'avitaminose A avait chuté en 10 ans c'est parcequ'elle avait explosé suite aux innondations de 1998
b) La liste des causes données comme responsables de l'avitaminose A était curieusement incomplète, vu que la cause "catastrophe naturelle" manquait, ce qui est un peu balot quand on cite pour seul exemple de réussite le Bangladesh.
Ou parlent-t-ils a la première personne? ils citent le Bangladesh en exemple. Ils n'ont pas, a ma connaissance, participé a ce projet.
Non, les personnes qui obtiennent de très bons résultats au Bangladesh c'est HKI (Hellen Keller Institute). L'exemple du Bangladesh est cité 6 fois dans les deux papiers donnés en lien, le HKI est cité une fois et le nom de son programme une fois aussi. Et il y a une profusion de formes passives dans le document ce qui tend à pousser le lecteur inattentif à leur attribuer le mérite de la réussite du projet.
En ce qui concerne la timidité à parler du HKI, Il ne s'agit pas vraiment d'un oubli. Greenpeace ne tient pas franchement à trop faire mousser l'institution responsable de leur seul exemple de réussite - parcequ'une personne qui ferait une recherche sur le HKI tomberait la dessus :
http://www.hki.org/reducing-malnutrition/biofortification/
On citera notamment :
HKI travaille avec la recherche agricole pour reconnaitre et distribuer de nouvelles espèces de plantes fortifiées comme la patate douce à peau orange qui a de haute valeurs nutritionelles, un bon taux d'adoption et peut se cultiver dans de nombreux environnement
Et encore mieux :
HKI méne une étude pour valider que la consommation de riz doré améliore le taux de vitamine A et pour s'assurer que si il est distribué il parviendra à ceux qui en ont besoin.
Et oui, l'association cité (discrètement) en exemple par Greenpeace mène des tests sur le riz doré pour pouvoir le distribuer aux pays qui en ont besoin. On comprend la discretion des citations dans un papier qui est contre le riz doré au pretexte que la solution existe déjà.
Pas franchement, normalement il faut 4 générations avant de considérer une plante comme stable génétiquement (par exemple si vous créez une rose d'une certaine couleur, il faudra 4 générations avec la même couleur pour que l'espece soit validée et donc protégeable). Sauf qu'avec les OGM on tourne souvent en rond, c'est à dire que l'on ressort en boucle exactement la même souche à toutes les générations. La probabilité d'une mutation qui ferait produire à la plante un produit toxique ou la rendrait stérile est donc réelle (même si très faible)
Non, ils citent des extraits de publication.
Au début les chercheurs ont voulus mettre du beta-carotene dans le riz. (ie créer une chaine bio-chimique complète) et à la surprise générale ca a marché (alors que même les plus optimistes des chercheurs pensaient qu'il y en avait encore pour 20 ans avant d'en arriver à ce stade)
En fait il s'est avéré que le riz produit déjà du beta-carotene, mais ne sait pas le lier à l'amidon (au grain). Mais ca a été découvert plus tard.
Le GR-1 est donc une erreur scientifique typique, ils se sont échinés à recréer un système qui était déjà là et qui fonctionnait déjà (ce qui explique pourquoi ca a aussi bien marché leur truc).
Le GR-2 par contre se contente de booster la production de beta-carotene et de la faire fixer par le grain. Soit deux gènes du maïs et encore un autre gène de je sais plus quoi (je crois que c'est maïs aussi d'ailleurs).
Le mode d'action est très bien connu et à part les surprises des études de 2000-2004 (au mon dieu, le riz produisait déjà du beta-carotene !) on est assez carré sur le GR-2.