En fait, nous avons un gène qui produit de la lactase (une enzyme) capable, comme son nom l'indique, de dissocier le lactose, donc de le digérer. Sauf que ce gène se désactive très jeune : il n'est normalement là que pour que le bébé puisse digérer le lait maternel, jusqu'au sevrage.
On pense que ce sont les famines qui ont poussé soit les bébés à se nourrir au sein de leur mère plus longtemps, soit (mais les 2 ne sont pas incompatibles) les hommes à se nourrir au sein des femmes (au détriment des nourrissons, et souvent des femmes elles-même, qui ne devaient pas trop avoir leur mot à dire...) qui ont fait que nous avons "appris" à mieux tolérer le lactose, ledit gène ayant muté pour ne plus se désactiver (ou, plus exactement, ceux dont le gène a muté ont mieux toléré le lactose, donc ont mieux survécu que les autres, donc ont propagé ledit gène à leur descendance, qui elle-même était plus résistante, ... bref, le gène s'est répandu parce qu'il offrait un avantage par rapport aux allèles).
L'intolérance au lactose est donc un reste de cette époque : des humains ont survécu malgré leur intolérance au lactose et ont réussi à propager leur gène jusqu'à aujourd'hui.
# À propos des impacts génétiques de l'alimentation
Posté par windu.2b . En réponse au journal La viande combat les inégalités et les plans démoniaques. Évalué à 2.
En lisant "il était une fois nos ancêtres", de Richard Dawkins, j'avais été surpris d'apprendre d'où vient l'intolérance au lactose...
En fait, nous avons un gène qui produit de la lactase (une enzyme) capable, comme son nom l'indique, de dissocier le lactose, donc de le digérer. Sauf que ce gène se désactive très jeune : il n'est normalement là que pour que le bébé puisse digérer le lait maternel, jusqu'au sevrage.
On pense que ce sont les famines qui ont poussé soit les bébés à se nourrir au sein de leur mère plus longtemps, soit (mais les 2 ne sont pas incompatibles) les hommes à se nourrir au sein des femmes (au détriment des nourrissons, et souvent des femmes elles-même, qui ne devaient pas trop avoir leur mot à dire...) qui ont fait que nous avons "appris" à mieux tolérer le lactose, ledit gène ayant muté pour ne plus se désactiver (ou, plus exactement, ceux dont le gène a muté ont mieux toléré le lactose, donc ont mieux survécu que les autres, donc ont propagé ledit gène à leur descendance, qui elle-même était plus résistante, ... bref, le gène s'est répandu parce qu'il offrait un avantage par rapport aux allèles).
L'intolérance au lactose est donc un reste de cette époque : des humains ont survécu malgré leur intolérance au lactose et ont réussi à propager leur gène jusqu'à aujourd'hui.