• # même entre artistes sensibles au libre...

    Posté par . En réponse au journal La fin de l'age d'or de la musique libre?. Évalué à 1.

    Lors de la conférence-débat à laquelle j'avais assisté à Mix'art, il y avait à la fin le point de vue de surtout 3 "artistes" présents, et en gros, parmi eux, 2 écoles :
    - celle de l'idéaliste combatif partageant tout, son seul but étant de faire ce qu'il aime, le partager
    - celle de l'artiste pragmatique : je fais ce que j'aime mais je veux que ça me fasse bouffer
    Mais l'art libre faisait parler de lui, et il y avait une envie d'appliquer le principe à la musique, après le graphisme…

    Bon après c'était en 2006, le logiciel libre montait en flèche avec la récente CeCill, et d'autres adaptations au droit français, hausse du nombre de curieux etc.

    D'ailleurs il me semble que des assos locales dispersées en France organisaient des évènements de type "concert de musique libre", certains proposant même de repartir avec le concert transféré sur clé usb.

    Le frein est le "travail" de recherche de "bonne musique". Les critères objectifs étant peut-être :
    - le respect du rythme
    - la qualité d'enregistrement
    - le chant et les instruments qui sonnent juste
    - l'humilité de l'artiste (ou du groupe)

    La musique libre fait un peu partie de la mouvance DoItYourself, et ça peu d'artistes (en proportion de ceux qui souhaitent être connu pour les oeuvres) sont jusqu'au-boutistes sur la durée. Quand bien même : peu de plateformes (j'en ai trouvé aucune) permettent de trouver des morceaux qu'on apprécie et dont les "sources" sont accessibles.

    Et on a tous un côté assez mouton et flemmard qui fait que bon, le "bon son qui nous fait vibrer" a été choisit pour nous, et mis en avant de telle manière à ce qu'on tombe dessus.
    Trouver un "bon" groupe correspondant aux goûts personnels est une tâche longue et ardue. L'ayant expérimenté sur plusieurs mois ce "full free licenced music", en ayant passé des soirées à écouter, trier, lire les avis, télécharger, apprécier, prendre le temps de chercher sa note personnelle à ajouter, j'me suis rendu compte que c'est vraiment ardu
    - de sortir de l'habitus du rôle de consommateur.
    - De même que pour l'artiste qui a plutôt tendance à apprécier partager son égo, de trouver la force et le temps d'avoir l'humilité de proposer chaque piste de chaque morceau en libre accès, voire avec les partitions (s'il en a utilisé).

    C'est là qu'on comprend la notion de sérendipité, et de priorités personnelles, fluctuantes au gré du temps.

    Le (?) point positif : Ça a permis de diffuser les bénéfices/atouts d'un studio d'enregistrement basé sur des solutions libres, dont ardour.