• [^] # Re: ADN: "juste" un élément de la fiche...

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Société de surveillance, fichage génétique et refus de prise d'empreinte. Évalué à 2.

    En fait la question se situe sur un autre plan. C'est une question d'intention, de moyen, de destination et de fin.

    Le fichage doit-il servir à faire respecter l'ordre, ou doit-il servir à surveiller ? Est ici posée la question de la fin et du moyen : l'ordre est-il une fin ou un moyen ? la surveillance est elle une fin ou un moyen ? La surveillance peut servir à faire respecter l'ordre, mais l'ordre peut servir la surveillance.

    Dans l'affaire Nicolas, on remarque que les motifs de l'interpellation ne sont pas retenus pour la condamnation. Sont préférés les motifs créés après interpellation. Cependant, deux motifs sont associés : la rébellion et le refus de prélèvement. Dans l'affaire Fanny P. la condamnation pour refus de prélèvement est totalement dissociée de la condamnation pour rébellion. Fanny P est donc condamné non pour avoir troublé l'ordre, mais pour s'être opposée à la surveillance. Ainsi la police et la justice sont, dans cette deuxième condamnation, les instruments de la surveillance, et non les instruments de l'ordre.

    C'est pourquoi j'ai utilisé l'expression de « société de surveillance » dans le titre de mon journal : travaille t-on à une société ordonnée, ou à une société de surveillance ? Est ici posée la question de l'intention. Selon l'intention, l'agir de la justice change de destination, de même pour la police.

    La police ainsi que la justice peuvent-elle devenir une arme par destination ?

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