Le seuls cas tangent que je trouve en cherchant, c'est un groupe de jeune s'étant donné rendez vous sur les champs, dont certains avaient le T-shirt d'intolérance, le groupe en question se rapprochant de l’Élysée, curieux hein?
Alors c'est fun, parce que j'y étais ce soir là… C'est à dire que passant exceptionnellement à Paris, un ami m'a envoyé un texto pour un pot sur les champs Élysées, « rendez-vous à la sortie du métro Georges V »… Alors que je sors du métro et que je retrouve et salue mon ami, un policier en civil avec son talkie à la main est venu nous voir « bonjour police », une collègue était en retrait.
Effectivement, dans les amis de mon ami, une fille avait un sweat de la manif, mais les policiers attendaient à la sortie du métro bien avant que la fille n'arrive avec son sweat.
Puisque la soirée était foirée et que les policiers n'allaient pas nous lâcher, mon ami et ses amis ont décidé de se promener en descendant les Champs, quitte à faire marcher les policiers (de toute manière ils ne voulaient pas croire au pot)… certains ont été arrêtés au rond point des Champs Élysées, d'autres place de la Concorde. Tout ceux qui ont été arrêtés ont été embarqués et ont fait de la garde à vue. Moi j'ai réussi à rester à l'écart en profitant d'un jeu de feu rouge/feu vert au moment où les premiers ont été arrêtés (on s'était dispersé).
Effectivement, quand on parcours les Champs Élysées en provenance de l'Étoile en direction de la Concorde, on se rapproche de l'Élysée avant de s'en éloigner, curieux non ?
Il faut noter que dans cette anecdote, les policiers étaient là avant que le ou les sweats ne soient visibles, ils attendaient les gens. La différence avec les gars de Rue 89, c'est que les gars de rue 89 ne sont peut-être pas sur écoute (c'est pas forcément des vraies écoutes, ça peut aussi être des faux amis rencontrés en manifs, des indics…)
Il faut noter aussi que l'ami qui m'avait donné rendez-vous sur les champs a désormais plusieurs jours de garde à vue à son actif, une fois il a cumulé 46h d'un coup, toujours sans aucun motif. Certains sont fichés et poursuivis. À ce que j'ai lu, Nicolas fait partie des fondateurs des veilleurs, ils est donc connu comme un moteur de contestation.
Mais la manif n'est pas le sujet de mon journal, je m'interroge surtout sur la capacité donnée au système police/justice à condamner des personnes non sur les motifs de leur interpellation, mais sur une situation créée de toute pièce par le système après interpellation. Ce qui signifie qu'on peut être interpellé sans raison valable et ensuite condamné pour des faits qui vont se produire après interpellation, sous privation de liberté. Ça c'est le vrai problème.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Autre cas de refus de fichage
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Société de surveillance, fichage génétique et refus de prise d'empreinte. Évalué à 2. Dernière modification le 24 juin 2013 à 19:01.
Alors c'est fun, parce que j'y étais ce soir là… C'est à dire que passant exceptionnellement à Paris, un ami m'a envoyé un texto pour un pot sur les champs Élysées, « rendez-vous à la sortie du métro Georges V »… Alors que je sors du métro et que je retrouve et salue mon ami, un policier en civil avec son talkie à la main est venu nous voir « bonjour police », une collègue était en retrait.
Effectivement, dans les amis de mon ami, une fille avait un sweat de la manif, mais les policiers attendaient à la sortie du métro bien avant que la fille n'arrive avec son sweat.
Puisque la soirée était foirée et que les policiers n'allaient pas nous lâcher, mon ami et ses amis ont décidé de se promener en descendant les Champs, quitte à faire marcher les policiers (de toute manière ils ne voulaient pas croire au pot)… certains ont été arrêtés au rond point des Champs Élysées, d'autres place de la Concorde. Tout ceux qui ont été arrêtés ont été embarqués et ont fait de la garde à vue. Moi j'ai réussi à rester à l'écart en profitant d'un jeu de feu rouge/feu vert au moment où les premiers ont été arrêtés (on s'était dispersé).
Effectivement, quand on parcours les Champs Élysées en provenance de l'Étoile en direction de la Concorde, on se rapproche de l'Élysée avant de s'en éloigner, curieux non ?
Il faut noter que dans cette anecdote, les policiers étaient là avant que le ou les sweats ne soient visibles, ils attendaient les gens. La différence avec les gars de Rue 89, c'est que les gars de rue 89 ne sont peut-être pas sur écoute (c'est pas forcément des vraies écoutes, ça peut aussi être des faux amis rencontrés en manifs, des indics…)
Il faut noter aussi que l'ami qui m'avait donné rendez-vous sur les champs a désormais plusieurs jours de garde à vue à son actif, une fois il a cumulé 46h d'un coup, toujours sans aucun motif. Certains sont fichés et poursuivis. À ce que j'ai lu, Nicolas fait partie des fondateurs des veilleurs, ils est donc connu comme un moteur de contestation.
Mais la manif n'est pas le sujet de mon journal, je m'interroge surtout sur la capacité donnée au système police/justice à condamner des personnes non sur les motifs de leur interpellation, mais sur une situation créée de toute pièce par le système après interpellation. Ce qui signifie qu'on peut être interpellé sans raison valable et ensuite condamné pour des faits qui vont se produire après interpellation, sous privation de liberté. Ça c'est le vrai problème.
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