• # Pourquoi chercher si loin ?

    Posté par . En réponse au journal mmme : MiniMalist Markdown Editor. Évalué à 1.

    Si je me réfère à la présentation d’Ommwriter sur http://ommwriter.fr.malavida.com, LibreOffice est une alternative plus que crédible. L’ambiance sonore en moins, mais il suffit de mettre un CD dans l’ordi. Quant à l’image, un poster accroché au mur fera parfaitement l’affaire.

    LibreOffice, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une page blanche occupant la majorité de la partie visible de l’écran. Il y a une barre de menus et une barre d’icônes au-dessus, mais elles ne gênent en rien la vue et on les oublie jusqu’à temps qu’on en ait besoin.

    LibreOffice me semble très supérieur à Ommwriter pour l’usage qui leur est commun. Grâce à des petits plus comme les majuscules automatiques en début de phrase, l’espace insécable automatique où il faut, et le correcteur qu’on peut désactiver à volonté selon que son bruit de fond nous perturbe ou ne nous perturbe pas.

    LibreOffice permet aussi d’enregistrer dans une multitude de formats, que certes il gère plus ou moins bien… Au train où vont les choses et à moins que ça existe déjà, il n’est pas impossible que quelqu’un y rajoute une extension pour le Markdown, qui nous éloigne un peu du sujet.

    Une des particularités de LibreOffice est qu’il permet de contourner les limitations de l’OS dans la gestion du clavier. Sous Windows, rien n’est plus déconcentrant que de devoir passer par la table de caractères pour des trucs littéraires basiques. LibreOffice permet de définir des raccourcis au moins pour les signes de ponctuation genre tiret cadratin.

    Là où il atteint ses limites, c’est dans la gestion de l’imaginaire. Le littérateur n’a pas toujours son ordi sous la main quand l’inspiration vient le hanter, ou bien il est déjà/encore au lit et sa muse craintive menace de le quitter s’il fait un pas de trop. Toujours faire suivre le stylo et le petit carnet. Et d’ailleurs, pour le premier jet, on n’a encore rien inventé de mieux.

    Les passerelles d’un format à l’autre : je connais nombre de littérateurs, aucun n’est programmeur et un seul d’entre eux est au fait de l’existence d’un Univers au-delà du Wysiwyg. Ils ouvrent des yeux ronds quand je leur explique la raison d’être de TeX. Je n’en connais aucun qui ait besoin d’une image ou de musique pour se concentrer. J’en ai connu un qui ne savait écrire qu’au bistrot.