• [^] # Re: La bonne blague

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Espionnage: la FSF deconseille le cloud public, recommande les clouds privés basés sur le libre. Évalué à 4.

    « Mais personne ne va te dire que lire et écrire est aussi simple que de se faire lire et écrire la chose par quelqu'un d'autre. »

    En tout état de cause, on aurait vraisemblablement tort de le faire : les mécanismes impliqués dans la lecture sont sensiblement plus simples que ceux du langage oral… Réalise-t-on par exemple que le couple oreilles/cerveau forme un incroyable analyseur spectral infiniment plus fin que les performances lamentablement grossières de nos yeux dans ce domaine (de surcroît la méthode de ces derniers produit des artefacts colorés). C'est sans doute pour cela qu'apprendre à lire (commandes au clavier) aux ordinateurs était une solution bien plus facile que de leur apprendre à écouter (commandes à la voix).
    De même si commander à sa propre main paraît être un exercice extrêmement simple comparer aux diverses actions impliquées dans la dictée.

    Mais trêve de boutades, et arrivons en au fond :

    « Ici, la FSF dit, pour prendre ton exemple : lire et écrire est aussi simple qu'écouter et parler. »

    Alors je dois mal comprendre l'article. Vous pourriez m'expliquer ce qui dans

    « Les logiciels libres comme GNU MediaGoblin, StatusNet, Diaspora, pump.io, Tahoe-LAFS, FreedomBox et SparkleShare travaillent d'arrache-pied pour créer […] un monde [décentralisé] qui est tout aussi pratique et social que son équivalent centralisé.

    justifie que vous considériez qu'ils ont affirmé que mettre en œuvre des serveurs libres de cloud décentralisé soit tout aussi simple que d'employer un service centralisé déjà déployé ?

    NB : L'italique est destiné à souligner qu'il s'agit d'une comparaison de choux et carottes. Il ne paraît pas déraisonnable d'espérer, au mieux, qu'employer une solution de cloud libre décentralisé déjà déployée soit aussi simple que l'usage de l'équivalent fermé centralisé. Sur ce point le propos de la FSF pourrait laisser une ambiguïté pour les esprits trop habitués à la supériorité écrasante des logiciels libres sur les solutions privatrices.

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace