Il est toujours bon de prendre un peu de recul sur les articles de ce genre.
Il faut déjà prendre en compte que Steven Spielberg parle de l'économie de l'industrie cinématographique américaine. Aux Etats-Unis, la sortie salle est l'élément le plus important bien avant la télévision. Donc quand un film fait très peu d'entrée en salles là-bas, c'est la mort du film, mais aussi de lourdes pertes pour le studio. Ils peuvent cependant espérer faire un retour à l'international (cela s'est déjà vu). C'est notamment pour cela qu'il évoque sa crainte de voir les films sortir rapidement du circuit des salles. (En France, ce n'est pas le cas, car ce sont principalement les chaînes qui financent les films). On voit bien qu'il parle essentiellement de la distribution aux Etats-Unis, car ils évoquent la sortie des films cinémas disponibles sur les chaînes dans les hotels dès la deuxième semaine, c'est le "Pay Per View" qui existe depuis au moins plus de 20 ans (voire plus) aux Etats-Unis. Ce qui est beaucoup moins le cas dans les autres pays du monde. (je précise: le pay-per-view à l'américaine, c'est un bypass à la chronologie des médias).
Enfin, concernant les superproductions, ce n'est pas nouveau. On peut parler des gros soucis de trésorerie de la 20th Century Fox pour Titanic de James Cameron, qui a du demandé l'aide à LightStorm et Paramount pour éviter l'effondrement de la production (et donc par lien, du studio). On peut aussi évoquer la MGM fin des années 80/90, et encore, si on remonte dans le passé, il y a eux d'autres soucis de production qui ont posé problème aux boites de productions (les studios en l'occurrence).
Petite parenthèse concernant le prix 23$ pour un Ironman et 7$ pour un Lincoln, c'est un sujet intéressant. On se demande souvent pourquoi le prix est pratiquement fixé (autour des 10€ en Europe, 20€ au Japon). Je pense (mais je ne suis pas certains) que cela vient d'un calcul simple: un film à petit budget sera plus facilement classifié comme indépendant, donc pouvant rebuter la masse. Donc un film à petit budget demandera un retour sur investissement moindre qu'un Ironman, le prix est basé sur la base supérieur (10€ = donc élevé par rapport à la "valeur" pour retour sur investissement) donc il faudra moins de spectateurs pour avoir un point de retour à l'équilibre. A contrario d'un film gros budget, qui va attirer la plupart du temps plus de gens, donc avoir un retour sur investissement plus rapidement, même si le prix du billet est en dessous de sa "valeur" (théorique). (précision: je ne suis pas sûr de cela, c'est juste une impression en étudiant un peu la chose depuis quelques temps déjà. Il y aussi probablement l'effet d'habitude: un film au début de l'ère du cinéma, c'était quasiment le même budget pour tous, hors grosses productions US et FR qui sont arrivés assez rapidement sur le marché). Fin de (grosse) parenthèse.
Un point où je suis d'accord avec lui est le fait que les studios prefèrent parfois mettre une grosse part du budget sur une seule production que plusieurs petites en espérant faire un doublé. Certains studios gèrent déjà ce genre de petits trucs en créant des filiales pour les petits projets (appelés "indépendants", même si on tourne des 10 ou 20 millons de dollars), Exemple avec "Fox SearchLight" par exemple. Malgré tout, ce qui me perturbe le plus, ce ne sont pas les coûts de productions, mais les coûts marketings qui peuvent atteindre parfois le même prix que le coût de production. (Je me souviens d'une fois un film à coût de production de 150M,ドル et le marketing était de 150M$ aussi, avec une rallonge possible de 50M$… et je me demande même s'ils l'ont pas consommés).
Enfin, sur la partie télévision, on prédit souvent la mort d'un vecteur de communication toutes les décennies. Quand le cinéma est arrivée, on pensait que le théâtre allait disparaitre. Quand la télévision est arrivée, on a prédit la mort du Cinéma; A l'arrivée du jeux-vidéo, la mort de la télévision. Et à l'arrivée d'Internet, la mort de tout le monde :) Au final, on s'aperçoit que tous coexistent. Chacun ayant un affect différent sur le média utilisé et surtout sur le spectateur. Une oeuvre de type "série" sera traitée différemment à la télévision qu'au Cinéma. C'est notamment pour cela que des réalisateurs ou producteurs cinémas ont commencé à travailler avec la télévision. On peut parler de James Cameron avec sa série Dark Angel. JJ. Abrams qui fait suivant le style de narration de la télévision ou du cinéma.
[^] # Re: Spielberg et Lucas
Posté par Prae . En réponse au journal J'ai^W Klaire a testé pour vous, le téléchargement légal. Évalué à 8. Dernière modification le 13 juin 2013 à 20:56.
Il est toujours bon de prendre un peu de recul sur les articles de ce genre.
Il faut déjà prendre en compte que Steven Spielberg parle de l'économie de l'industrie cinématographique américaine. Aux Etats-Unis, la sortie salle est l'élément le plus important bien avant la télévision. Donc quand un film fait très peu d'entrée en salles là-bas, c'est la mort du film, mais aussi de lourdes pertes pour le studio. Ils peuvent cependant espérer faire un retour à l'international (cela s'est déjà vu). C'est notamment pour cela qu'il évoque sa crainte de voir les films sortir rapidement du circuit des salles. (En France, ce n'est pas le cas, car ce sont principalement les chaînes qui financent les films). On voit bien qu'il parle essentiellement de la distribution aux Etats-Unis, car ils évoquent la sortie des films cinémas disponibles sur les chaînes dans les hotels dès la deuxième semaine, c'est le "Pay Per View" qui existe depuis au moins plus de 20 ans (voire plus) aux Etats-Unis. Ce qui est beaucoup moins le cas dans les autres pays du monde. (je précise: le pay-per-view à l'américaine, c'est un bypass à la chronologie des médias).
Enfin, concernant les superproductions, ce n'est pas nouveau. On peut parler des gros soucis de trésorerie de la 20th Century Fox pour Titanic de James Cameron, qui a du demandé l'aide à LightStorm et Paramount pour éviter l'effondrement de la production (et donc par lien, du studio). On peut aussi évoquer la MGM fin des années 80/90, et encore, si on remonte dans le passé, il y a eux d'autres soucis de production qui ont posé problème aux boites de productions (les studios en l'occurrence).
Petite parenthèse concernant le prix 23$ pour un Ironman et 7$ pour un Lincoln, c'est un sujet intéressant. On se demande souvent pourquoi le prix est pratiquement fixé (autour des 10€ en Europe, 20€ au Japon). Je pense (mais je ne suis pas certains) que cela vient d'un calcul simple: un film à petit budget sera plus facilement classifié comme indépendant, donc pouvant rebuter la masse. Donc un film à petit budget demandera un retour sur investissement moindre qu'un Ironman, le prix est basé sur la base supérieur (10€ = donc élevé par rapport à la "valeur" pour retour sur investissement) donc il faudra moins de spectateurs pour avoir un point de retour à l'équilibre. A contrario d'un film gros budget, qui va attirer la plupart du temps plus de gens, donc avoir un retour sur investissement plus rapidement, même si le prix du billet est en dessous de sa "valeur" (théorique). (précision: je ne suis pas sûr de cela, c'est juste une impression en étudiant un peu la chose depuis quelques temps déjà. Il y aussi probablement l'effet d'habitude: un film au début de l'ère du cinéma, c'était quasiment le même budget pour tous, hors grosses productions US et FR qui sont arrivés assez rapidement sur le marché). Fin de (grosse) parenthèse.
Un point où je suis d'accord avec lui est le fait que les studios prefèrent parfois mettre une grosse part du budget sur une seule production que plusieurs petites en espérant faire un doublé. Certains studios gèrent déjà ce genre de petits trucs en créant des filiales pour les petits projets (appelés "indépendants", même si on tourne des 10 ou 20 millons de dollars), Exemple avec "Fox SearchLight" par exemple. Malgré tout, ce qui me perturbe le plus, ce ne sont pas les coûts de productions, mais les coûts marketings qui peuvent atteindre parfois le même prix que le coût de production. (Je me souviens d'une fois un film à coût de production de 150M,ドル et le marketing était de 150M$ aussi, avec une rallonge possible de 50M$… et je me demande même s'ils l'ont pas consommés).
Enfin, sur la partie télévision, on prédit souvent la mort d'un vecteur de communication toutes les décennies. Quand le cinéma est arrivée, on pensait que le théâtre allait disparaitre. Quand la télévision est arrivée, on a prédit la mort du Cinéma; A l'arrivée du jeux-vidéo, la mort de la télévision. Et à l'arrivée d'Internet, la mort de tout le monde :) Au final, on s'aperçoit que tous coexistent. Chacun ayant un affect différent sur le média utilisé et surtout sur le spectateur. Une oeuvre de type "série" sera traitée différemment à la télévision qu'au Cinéma. C'est notamment pour cela que des réalisateurs ou producteurs cinémas ont commencé à travailler avec la télévision. On peut parler de James Cameron avec sa série Dark Angel. JJ. Abrams qui fait suivant le style de narration de la télévision ou du cinéma.
On verra dans les années à venir…
PS: désolé pour le pavé :)