« Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage. »
Paul Ricœur.
Voyez-vous, nous savons que la société est un ensemble d’individus qui ne partagent pas les mêmes aspirations, ni les mêmes intérêts.
Ce qui est dit dans le texte que je viens de citer, c’est que le concept de “débat d’idées” est fallacieux. Il laisse croire qui nous pourrions, par la raison, mettre tout le monde d’accord.
La démocratie n’a rien à voir avec le débat d’idée, mais tout avec une analyse lucide de ce qu’est la société, de ses contradictions et le positionnement des individus vis-à-vis de ces contradictions (et leur possible suppression).
L’Histoire nous a enseigné que, dès lors que le groupe social dominant – le capital donc, c’est écrit dans le code du travail – est menacé, il est prêt à tout pour maintenir sa domination ; c’est ce que le philistin croit être “la montée des extrêmes”, est n’est en réalité qu’une montée de la contestation d’un côté, à laquelle le capitalisme réagit de manière diverse de l’autre côté, de l’enfumage – par débauchage de militants de gauche ou discours s’autoproclamant sociaux – jusqu’à la violence et c’est cela que l’on nomme le fascisme. Les différents courants de gauche ne sont rien d’autres que différentes positions à tenir vis-à-vis du capitalisme, c’est-à-dire l’arbitrage final énoncé par Paul Ricœur. Chaque individu rejoignant le courant (ou en créant un nouveau, mais à ce sujet il n’y a, à mon sens, plus grand chose de réellement important à inventer) selon ce qui lui sied le mieux.
D’une manière générale, la démocratie vue comme une méthode de résolution des divergences à l’intérieur d’une société est un concept absolument fondamental à mon humble avis. Depuis les athéniens qui considéraient la démocratie ni plus ni moins comme un principe de justice — la justice comme principe étant bien l’arbitrage entre deux intérêts en conflits —, jusqu’à Ricœur en passant par les contractualistes.
C’est pas malin de m’entrainer sur la démocratie, c’est mon terrain de jeu favori :D
[^] # Re: Je me méfie du militantisme
Posté par Pierre Roc . En réponse au journal À propos de militantisme.... Évalué à 2.
« Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage. »
Paul Ricœur.
Voyez-vous, nous savons que la société est un ensemble d’individus qui ne partagent pas les mêmes aspirations, ni les mêmes intérêts.
Ce qui est dit dans le texte que je viens de citer, c’est que le concept de “débat d’idées” est fallacieux. Il laisse croire qui nous pourrions, par la raison, mettre tout le monde d’accord.
La démocratie n’a rien à voir avec le débat d’idée, mais tout avec une analyse lucide de ce qu’est la société, de ses contradictions et le positionnement des individus vis-à-vis de ces contradictions (et leur possible suppression).
L’Histoire nous a enseigné que, dès lors que le groupe social dominant – le capital donc, c’est écrit dans le code du travail – est menacé, il est prêt à tout pour maintenir sa domination ; c’est ce que le philistin croit être “la montée des extrêmes”, est n’est en réalité qu’une montée de la contestation d’un côté, à laquelle le capitalisme réagit de manière diverse de l’autre côté, de l’enfumage – par débauchage de militants de gauche ou discours s’autoproclamant sociaux – jusqu’à la violence et c’est cela que l’on nomme le fascisme. Les différents courants de gauche ne sont rien d’autres que différentes positions à tenir vis-à-vis du capitalisme, c’est-à-dire l’arbitrage final énoncé par Paul Ricœur. Chaque individu rejoignant le courant (ou en créant un nouveau, mais à ce sujet il n’y a, à mon sens, plus grand chose de réellement important à inventer) selon ce qui lui sied le mieux.
D’une manière générale, la démocratie vue comme une méthode de résolution des divergences à l’intérieur d’une société est un concept absolument fondamental à mon humble avis. Depuis les athéniens qui considéraient la démocratie ni plus ni moins comme un principe de justice — la justice comme principe étant bien l’arbitrage entre deux intérêts en conflits —, jusqu’à Ricœur en passant par les contractualistes.
C’est pas malin de m’entrainer sur la démocratie, c’est mon terrain de jeu favori :D