Il peut être vendu, par nous (Techno-Innov), mais pas par quelqu'un qui ne nous a rien demandé.
il est sous licence non libre CC BY-SA-NC, ce qui est incohérent avec les licences libres des logiciels.
Non, l'investissement n'a aucun rapport.
Quelques jours de travail d'un côté pour le soft, et une vingtaine d'euros pour une carte de démonstration du microcontrôleur LPC1114.
Deux ans de travail et plusieurs dizaines de milliers d'euros de l'autre, pour le hardware.
Le logiciel est donc sous licence GPL. Un paquet Debian sera prochainement créé pour l'utilitaire de programmation des LPC*.
Et le matériel est sous une licence qui permet à l'utilisateur d'étudier, de modifier, et de produire pour son usage personnel et non commercial l'ensemble de notre travail !
Bref, vous pourriez tous produire vos propres modules !
Mieux, j'ai écrit une série d'articles à paraître dans Open Silicium expliquant comment faire !
Donc non, je ne vous donne pas en plus le droit de vendre le fruit de mon travail à ma place.
Maintenant, si la campagne de financement dépasse quelques centaines de milliers d'euros, on en reparle, pas de soucis :)
Et de même lorsque nos produits se seront vendus à quelques milliers d'exemplaires, nous pourrons changer la licence des produits en question.
Si on veut intéresser une communautés de contributeurs et récupérer leur travaux, il faut tout mettre en libre ou sinon, c'est prendre les gens pour des idiots en leur supprimant une liberté.
L'objectif n'est absolument pas de "récupérer les travaux des contributeurs", mais bien de leur permettre d'étudier librement ce qu'ils achètent, rien de plus. Quoi que si, au risque de me répéter : je leur permet aussi de se passer de moi … dans certaines limites.
Alors la non.
Oui, Richard STALLMAN sait de quoi il parle, et c'est pourquoi il précise bien le cadre de ses propos.
Je cite, deuxième paragraphe de l'article indiqué : "dans le champ considéré ici." Et le champ considéré est celui des œuvres à usage pédagogique dans le cadre de l'éducation, œuvres bien souvent payées par nos impôts.
Je ne suis pas payé par l'état. L'état a même refusé de subventionner mon projet, parce que justement il était "trop libre".
Je cite encore, un peu plus loin :
"Selon moi, les licences non libres qui permettent le partage sont légitimes pour des œuvres artistiques ou de divertissement."
Richard STALLMAN n'est donc pas contre l'utilisation des licences "CC BY-SA-NC" qu'il qualifie de "non libres" (et elle le sont au sens strict "FSF" du terme, c'est pourquoi j'essaye autant que possible de parler de matériel ouvert).
Et pour ce qui est des "futurs problèmes de droits d'auteurs" que Richard STALLMAN évoque ensuite concernant les licences CC BY-NC et CC BY-NC-SA, nous sommes dans un domaine différent, celui du matériel.
Je vais prendre un exemple pratique très concret : celui de l'Arduino. Il y a effectivement plein de monde qui créé des produits ou des montages à base d'Arduino, mais très très peu de proposition d'évolution de la plateforme Arduino elle même. Très peu de contributions à la plateforme arduino, ou de versions modifiées de cette plateforme qui ne soient pas créées par Arduino.
On ne peut pas ici parler de croissance exponentielle du nombre de contributions, donc aucun risque de tomber dans le cas de figure présenté dans l'article publié sur Framasoft.
Voilà,
Une bien longue réponses, mais c'est une remarque qui m'a déjà été faite, et je souhaitais y répondre correctement, de façon argumentée.
Merci à ceux qui ont tout lu :)
[^] # Re: Matériel pas libre
Posté par drizzt . En réponse à la dépêche Domotique Libre : les débuts du projet DomoTab. Évalué à 7.
Bonjour !
Il peut être vendu, par nous (Techno-Innov), mais pas par quelqu'un qui ne nous a rien demandé.
Non, l'investissement n'a aucun rapport.
Quelques jours de travail d'un côté pour le soft, et une vingtaine d'euros pour une carte de démonstration du microcontrôleur LPC1114.
Deux ans de travail et plusieurs dizaines de milliers d'euros de l'autre, pour le hardware.
Le logiciel est donc sous licence GPL. Un paquet Debian sera prochainement créé pour l'utilitaire de programmation des LPC*.
Et le matériel est sous une licence qui permet à l'utilisateur d'étudier, de modifier, et de produire pour son usage personnel et non commercial l'ensemble de notre travail !
Bref, vous pourriez tous produire vos propres modules !
Mieux, j'ai écrit une série d'articles à paraître dans Open Silicium expliquant comment faire !
Donc non, je ne vous donne pas en plus le droit de vendre le fruit de mon travail à ma place.
Maintenant, si la campagne de financement dépasse quelques centaines de milliers d'euros, on en reparle, pas de soucis :)
Et de même lorsque nos produits se seront vendus à quelques milliers d'exemplaires, nous pourrons changer la licence des produits en question.
L'objectif n'est absolument pas de "récupérer les travaux des contributeurs", mais bien de leur permettre d'étudier librement ce qu'ils achètent, rien de plus. Quoi que si, au risque de me répéter : je leur permet aussi de se passer de moi … dans certaines limites.
Alors la non.
Oui, Richard STALLMAN sait de quoi il parle, et c'est pourquoi il précise bien le cadre de ses propos.
Je cite, deuxième paragraphe de l'article indiqué : "dans le champ considéré ici." Et le champ considéré est celui des œuvres à usage pédagogique dans le cadre de l'éducation, œuvres bien souvent payées par nos impôts.
Je ne suis pas payé par l'état. L'état a même refusé de subventionner mon projet, parce que justement il était "trop libre".
Je cite encore, un peu plus loin :
"Selon moi, les licences non libres qui permettent le partage sont légitimes pour des œuvres artistiques ou de divertissement."
Richard STALLMAN n'est donc pas contre l'utilisation des licences "CC BY-SA-NC" qu'il qualifie de "non libres" (et elle le sont au sens strict "FSF" du terme, c'est pourquoi j'essaye autant que possible de parler de matériel ouvert).
Et pour ce qui est des "futurs problèmes de droits d'auteurs" que Richard STALLMAN évoque ensuite concernant les licences CC BY-NC et CC BY-NC-SA, nous sommes dans un domaine différent, celui du matériel.
Je vais prendre un exemple pratique très concret : celui de l'Arduino. Il y a effectivement plein de monde qui créé des produits ou des montages à base d'Arduino, mais très très peu de proposition d'évolution de la plateforme Arduino elle même. Très peu de contributions à la plateforme arduino, ou de versions modifiées de cette plateforme qui ne soient pas créées par Arduino.
On ne peut pas ici parler de croissance exponentielle du nombre de contributions, donc aucun risque de tomber dans le cas de figure présenté dans l'article publié sur Framasoft.
Voilà,
Une bien longue réponses, mais c'est une remarque qui m'a déjà été faite, et je souhaitais y répondre correctement, de façon argumentée.
Merci à ceux qui ont tout lu :)