Il semble que beaucoup de gens fument, et que la tendance n'est pas à une inversion de courbe de consommation. Dans le même temps la consommation d'alcool a assez drastiquement diminuée sur 40 ans (du fait des politiques de santé publique et de prévention : là encore on rejoint la problématique de la connaissance des produits. L'alcool a bénéficié d'un traitement clair et objectif, bien loin de ce que l'on peut voir par ailleurs) mais cette consommation s'est stabilisée semble t il.
Là où des politiques de santé publique ont bien fonctionnées avec l'alcool, elles ont échouées avec le tabac. Quelles sont les différences entre ces politiques ? Il est un fait que les produits sont très différents : l'alcool donne des effets négatifs rapides et ses effets "positifs" sont violents. Il est donc plus facile de comprendre et faire comprendre la nocivité de l'abus. Les cigarettes sont bien plus pernisieuses. Non seulement sur ces points là, mais avec une opactié totale quant à leur fabrication : savoir ce qu'il a dedans a demandé de l'ingéniérie inversée… C'est quant même incroyable pour un produit légal, fortement taxé, et extrèmement nocif.
Nous sommes actuellement dans une situation paradoxale socialement. Nous continuons de véhiculer une image d'abstinence comme un objectif commun, partout et tout le temps désormais. Tandisque nous constatons un tassement de l'efficacité de ce type de politique. A titre personnel je réfute le terme même d'abstinence, lorsqu'il est employé à tout bout de champs, car il renvoit à la consommation et place le non-consommateur en situation d'opposition : c'est quasi culpabilisateur pour celui qui ne consomme pas. Il y a au final un paradoxe entre une réalité, celle des consommations ; un objectif, celui du contrôle ; et une illusion, celle d'un monde sans drogues. L'illusion est de trop.
Ce paradoxe mène à cette situation : alors même que l'usage de l'alcool est largement répandue dans notre société, il se voit relégué au status de tabou. Beaucoup de gens le font mais il est mal vu d'en parler. Je crains une inversion de tendance pour l'alcool qui remettrait en cause les victoires des politiques de prévention de ces trentes ou quarantes dernières années. La jeunesse d'aujourd'hui s'adonne déjà au "boire pour se saouler le plus vite possible" : ce n'est plus une bonne évolution, mais plutôt un constat d'échec des politiques actuelles : la prévention devrait passer par l'apprentissage de la consommation. L'objectif atteignable (dans ce contexte social, économique et culturel) est celui du contrôle collectif et de l'auto-control individuel, pas celui de l'éradication.
Les politiques de prévention de l'usage des cigarettes ont échouées. Le produit cigarette est particulièrement vicieux : pas d'effets forts, pas de de sensation immédiate de dangers. Destruction lente du corps, et dépendance particulièrement forte mais s'installant petit à petit. Je ne connais pas plus vicieux. A ce titre je ne comprends pas que des mesures radicales n'aient pas déjà été prises : sorti du circuit commercial classique, interdiction des marques, distributions en établissement spécialisés (le saviez vous : les débitants de tabacs ont obligation de vendre des bonbons …). La politique de taxes par palier est stupide et ne sert quà remplir les caisses, à aucun moment elle ne sert la santé publique (augmenter par palier ne permet que de ramasser plus, et augmenter d'un coup ouvrirai la porte au marché noir, donc à l'illégalité et aux financement mafieux)
Sous cette simple affirmation de "ça fait du bien d'en causer", il y a beaucoup de détails. Et le diable se cache dans les détails.
[^] # Re: Arrête tout !
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal Cigarette électronique : 2 mois avec. Eldorado de la nicotine ? Hum .... Évalué à 4. Dernière modification le 02 juin 2013 à 12:49.
Il semble que beaucoup de gens fument, et que la tendance n'est pas à une inversion de courbe de consommation. Dans le même temps la consommation d'alcool a assez drastiquement diminuée sur 40 ans (du fait des politiques de santé publique et de prévention : là encore on rejoint la problématique de la connaissance des produits. L'alcool a bénéficié d'un traitement clair et objectif, bien loin de ce que l'on peut voir par ailleurs) mais cette consommation s'est stabilisée semble t il.
Là où des politiques de santé publique ont bien fonctionnées avec l'alcool, elles ont échouées avec le tabac. Quelles sont les différences entre ces politiques ? Il est un fait que les produits sont très différents : l'alcool donne des effets négatifs rapides et ses effets "positifs" sont violents. Il est donc plus facile de comprendre et faire comprendre la nocivité de l'abus. Les cigarettes sont bien plus pernisieuses. Non seulement sur ces points là, mais avec une opactié totale quant à leur fabrication : savoir ce qu'il a dedans a demandé de l'ingéniérie inversée… C'est quant même incroyable pour un produit légal, fortement taxé, et extrèmement nocif.
Nous sommes actuellement dans une situation paradoxale socialement. Nous continuons de véhiculer une image d'abstinence comme un objectif commun, partout et tout le temps désormais. Tandisque nous constatons un tassement de l'efficacité de ce type de politique. A titre personnel je réfute le terme même d'abstinence, lorsqu'il est employé à tout bout de champs, car il renvoit à la consommation et place le non-consommateur en situation d'opposition : c'est quasi culpabilisateur pour celui qui ne consomme pas. Il y a au final un paradoxe entre une réalité, celle des consommations ; un objectif, celui du contrôle ; et une illusion, celle d'un monde sans drogues. L'illusion est de trop.
Ce paradoxe mène à cette situation : alors même que l'usage de l'alcool est largement répandue dans notre société, il se voit relégué au status de tabou. Beaucoup de gens le font mais il est mal vu d'en parler. Je crains une inversion de tendance pour l'alcool qui remettrait en cause les victoires des politiques de prévention de ces trentes ou quarantes dernières années. La jeunesse d'aujourd'hui s'adonne déjà au "boire pour se saouler le plus vite possible" : ce n'est plus une bonne évolution, mais plutôt un constat d'échec des politiques actuelles : la prévention devrait passer par l'apprentissage de la consommation. L'objectif atteignable (dans ce contexte social, économique et culturel) est celui du contrôle collectif et de l'auto-control individuel, pas celui de l'éradication.
Les politiques de prévention de l'usage des cigarettes ont échouées. Le produit cigarette est particulièrement vicieux : pas d'effets forts, pas de de sensation immédiate de dangers. Destruction lente du corps, et dépendance particulièrement forte mais s'installant petit à petit. Je ne connais pas plus vicieux. A ce titre je ne comprends pas que des mesures radicales n'aient pas déjà été prises : sorti du circuit commercial classique, interdiction des marques, distributions en établissement spécialisés (le saviez vous : les débitants de tabacs ont obligation de vendre des bonbons …). La politique de taxes par palier est stupide et ne sert quà remplir les caisses, à aucun moment elle ne sert la santé publique (augmenter par palier ne permet que de ramasser plus, et augmenter d'un coup ouvrirai la porte au marché noir, donc à l'illégalité et aux financement mafieux)
Sous cette simple affirmation de "ça fait du bien d'en causer", il y a beaucoup de détails. Et le diable se cache dans les détails.