• [^] # Re: Arrête tout !

    Posté par . En réponse au journal Cigarette électronique : 2 mois avec. Eldorado de la nicotine ? Hum .... Évalué à 3.

    Tiens, justement, j'écoutais une émission de radio sur France Culture qui évoque le sujet, entre autres, sur le constat de la diminution de l'esperance de vie en bonne santé. Voici le lien vers le mp3 (53,2 Mo-58min). C'est surtout visible sur la génération des baby-boomer, les 50-70 ans.

    La consommation de tabac fait partie des plus importantes causes probables de ce qui est constaté. Mais ce qu'il en ressort, c'est que c'est, évidement, multi-factoriel. Un individu, ce n'est pas seulement un fumeur. Si je prend mon cas, je cumule sévère. Alcool, clope (enfin ça j'arrête, c'est sûr), surpoids, activité sédentaire, pollution.

    Quand j'avais 20 ans, j'en avais rien à foutre. à 30, j'ai commencé vaguement à m'intéresser au problème, mais j'avais d'autres chats à fouetter. Mais j'ai quand même arrêter de fumer une première fois (j'étais à environ 1 paquets et demi par jour depuis 15 ans) et je m'étais remis à aller bossé tous les jours à vélo, ce que je faisais réguliérement quand j'avais 20 ans. J'ai du tenir 2 ans environ. À 40 ans, après une petite crise de déni typique de la quarantaine où l'on pense que l'on a toujours vingt ans et où du coup, j'ai replongé sur la clope, j'ai commencé à subir les premières conséquences directes de mes conneries sur ma santé et forcément, je gamberge déjà un peu plus. J'en suis là. Si j'en crois ceux qui passent les 50, y'a urgence à prendre des mesures si je ne veux pas arriver à 60 (si j'y arrive) dans un état pitoyable et voir plus souvent les toubibs que mes potes. Ce n'est pas la mort en tant que telle qui me pose problème, mais de passer 10 ans de ma vie entre l'hosto et l'hospice à respirer par un tuyau en mangeant de la purée de carotte et des haricots vert fluos en l'attendant. Ça, ça me file vraiment les jetons.

    Bon alors, je fais quoi ? Comme en sécu informatique. Petit audit. Estimation de la surface d'exposition au risque rapport à l'activité, mise en place d'une stratégie de mitigation. Dans mon cas, c'est exposition maximum, tout les indicateurs au rouge.

    Mais pas question de renoncer à tout. Les habitudes, le plaisir, des éléments constitutif de ma vie, qui forgent aussi mes relations sociales et ma personnalité. Dans le tas, chez moi, c'est la clope qui va prendre en premier. J'ai déjà arrêté 6 ans, c'est pas un problème, pénible pendant quelques semaines, mois à la rigueur, mais ça passe, et surtout, ça ne manque absolument pas. Si j'ai rechuté, c'est justement parce que je suis convaincu que ce n'est pas si compliqué d'arrêter (ça peut paraître paradoxal, mais, d'une certaine façon, si on en a chié pour arrêter, on a moins de chance de replonger).

    Ensuite, la bouffe, parce que c'est pas si compliqué de bien manger sain. Une fois revenu à un poids qui autorise la pratique du sport (et pas une simple activité physique), je m'y remet progressivement. La pollution, faudra que je quitte cette région parisienne à la con et migrer vers des cieux plus sain. Faudra juste saisir l'opportunité quand elle se presentera, ou forcer un peu la chose si ça tarde, on verra. Reste l'alcool, que je suis obligé de diminuer pour de toute façon pour résoudre le problème de surpoids. Mais, si je peux me permettre, putain de bordel de merde, il est hors de question que j'y renonce totalement, en particulier au whisky single malt. Faut pas déconner, s'il ne doit m'en rester qu'un (de vice), ce sera lui. (Et comme c'est un Highlander, ça tombe bien).

    Tout ça pour dire, que quelque part, si le tiens c'est la clope, tu peux faire le bilan, réduire le reste de tes facteurs de risque au minimun, et si t'a plus que celui-là, et que t'arrive à le maintenir assez bas, bah écoute, c'est déjà pas mal. (Même si je continue de penser, dans mon cas, s'agissant du tabac, qu'il est plus simple de s'arrêter d'un coup que de réduire sa conso et la maintenir à un niveau bas). C'est sur que si on raisonne toujours façon sécurité/risque, c'est le maillon le plus faible qui compte, même si on a réduit le reste. Enfin, celui-là, on pourra toujours le garder plus facilement à l'oeil et ça tiendra peut-être plus longtemps. Mais c'est surtout con de se casser le cul à arrêter de fumer si par ailleurs, on cumule les autres risques, faut être cohérent.

    Et ouais, c'est moche de vieillir.

    PS : Et merci pour ton journal, désolé si mon commentaire fait un peu alcoolique anonyme, mais ça fait du bien d'en causer, justement, dans un relatif anonymat.

    PPS : La pratique intensive de la moto, ça ne compte pas quand même ?

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.