Parce que de tout temps, un homme bien comme il faut, un homme, un vrai, protège la veuve et l'orphelin et que s'il n'en est pas capable, il n'est pas un homme ?
Ah? Mais ça c'est une putain d'interprétation sexiste!
Oui. Et c'est justement ce qui est dénoncé. Le sexisme dans les jeux vidéos et la systématisation, dans beaucoup de productions (certes pas toutes) de l'homme devant sauver la demoiselle.
Les jeux où les femmes sont les héroïnes les vraies, et sans connotations sexistes à la con ne sont pas nombreux (excepté les jeux de rôles, mais là, dès l'origine sur table, il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes). Prenons, au hasard, un jeu dont le héros est une héroïne. Tomb Raider. Que voit-on ? Une caricature de bombe sexuelle avec des flingues. Avec une poitrine qui enfle au fur et à mesure.
Côté jeux de baston, c'est presque pire, entre la poitrine de Ivy qui gonfle avec chaque opus de SoulCalibur et Dead or Alive, on est servis côté clichés.
Des FPS avec des nanas en héros ? A ma connaissance, pas. Maintenant, je peux me tromper. Les FPS n'étant vraiment pas ma tasse de thé.
Des jeux d'aventure avec des nanas, Mirror Edge peut-être.
Et même, quand ce sont les nanas les personnages principaux, on tombe sur des jeux comme Bayonetta qui est sexiste au possible (même si il est bien marrant et que mater son cul à la donzelle n'est pas désagréable).
Le dernier jeu auquel j'ai joué avec une nana comme protagoniste principale, c'est Lollipop Chainsaw. Alors oui, on a une nana avec une tronçonneuse qui dessoude du zombie, oui, quand on essaye de mater sous la jupe avec la caméra on prend un avertissement, oui, son mec est réduit à être un faire valoir, mais quand même, là encore, plein de clichés à la con. Gros seins, petite jupette et poses lascives.
La question c'est : pourquoi avoir très souvent recours au stéréotype de la nana en détresse comme ressort scénaristique ? Alors qu'on peut tout à fait imaginer des scénarios tout aussi dramatiques sans autant passer par ces clichés qu'on nous sert depuis des années ?
Quand on regarde Heavy Rain par exemple, on a un scénario qui tient la route, de la tension, faut sauver un gamin, la mort au tournant et… Pas de demoiselle en détresse. La seule demoiselle en détresse s'en sort toute seule comme une grande et n'a pas besoin d'un sauveur.
Faudrait qu'on arrête un peu de penser que les demoiselles en détresses attendent leur prince charmant. Ça permettrait de faire avancer les choses. Les mecs essayeraient peut-être moins d'être le prince charmant qu'ils fantasment en fonction de ce qu'ils croient que les nanas attendent et les nanas arrêteraient peut-être de faire leurs princesses fantasmées en fonction de ce qu'elles croient que les mecs attendent.
[^] # Re: Et sinon, le contenu ?
Posté par Fopossum . En réponse au journal Tropes vs Women : Damsel in Distress (part 2). Évalué à 5.
Oui. Et c'est justement ce qui est dénoncé. Le sexisme dans les jeux vidéos et la systématisation, dans beaucoup de productions (certes pas toutes) de l'homme devant sauver la demoiselle.
Les jeux où les femmes sont les héroïnes les vraies, et sans connotations sexistes à la con ne sont pas nombreux (excepté les jeux de rôles, mais là, dès l'origine sur table, il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes). Prenons, au hasard, un jeu dont le héros est une héroïne. Tomb Raider. Que voit-on ? Une caricature de bombe sexuelle avec des flingues. Avec une poitrine qui enfle au fur et à mesure.
Côté jeux de baston, c'est presque pire, entre la poitrine de Ivy qui gonfle avec chaque opus de SoulCalibur et Dead or Alive, on est servis côté clichés.
Des FPS avec des nanas en héros ? A ma connaissance, pas. Maintenant, je peux me tromper. Les FPS n'étant vraiment pas ma tasse de thé.
Des jeux d'aventure avec des nanas, Mirror Edge peut-être.
Et même, quand ce sont les nanas les personnages principaux, on tombe sur des jeux comme Bayonetta qui est sexiste au possible (même si il est bien marrant et que mater son cul à la donzelle n'est pas désagréable).
Le dernier jeu auquel j'ai joué avec une nana comme protagoniste principale, c'est Lollipop Chainsaw. Alors oui, on a une nana avec une tronçonneuse qui dessoude du zombie, oui, quand on essaye de mater sous la jupe avec la caméra on prend un avertissement, oui, son mec est réduit à être un faire valoir, mais quand même, là encore, plein de clichés à la con. Gros seins, petite jupette et poses lascives.
La question c'est : pourquoi avoir très souvent recours au stéréotype de la nana en détresse comme ressort scénaristique ? Alors qu'on peut tout à fait imaginer des scénarios tout aussi dramatiques sans autant passer par ces clichés qu'on nous sert depuis des années ?
Quand on regarde Heavy Rain par exemple, on a un scénario qui tient la route, de la tension, faut sauver un gamin, la mort au tournant et… Pas de demoiselle en détresse. La seule demoiselle en détresse s'en sort toute seule comme une grande et n'a pas besoin d'un sauveur.
Faudrait qu'on arrête un peu de penser que les demoiselles en détresses attendent leur prince charmant. Ça permettrait de faire avancer les choses. Les mecs essayeraient peut-être moins d'être le prince charmant qu'ils fantasment en fonction de ce qu'ils croient que les nanas attendent et les nanas arrêteraient peut-être de faire leurs princesses fantasmées en fonction de ce qu'elles croient que les mecs attendent.
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