• [^] # Re: Faut-il arrêter l'Euro ?

    Posté par . En réponse au journal Faut-il arrêter l'Euro ?. Évalué à 4.

    Déjà on fabrique déjà des puces en Europe

    On en fabriquait à une époque. Un époque pas si lointaine en plus. Maintenant c'est plus tendu. On était leaders sur pas mal de marchés - notamment les puces avec modem intégré pour les téléphones portables ou les sondes et autres capteurs pour les avions/satellites. On était au top niveau radar aussi (ca, ca date un peu plus.)

    Maintenant il faut bien faire la différence entre fabriquer des puces (c'est à dire les concevoirs, les tester, les graver et les assembler) et avoir une usine Intel en Irelande. Dans le second cas toute l'intelligence est hors du pays, seule la partie gravure et assemblage reste locale. Chez Intel Ireland il y a une (petite) section R&D qui met au point les protocoles de test pour les composants embarqués (dans le processeur ou dans un bridge - pas au sens de l'embarqué mobile).Dans le cas d'AMD l'Allemagne a fait un pont d'or à AMD pour ne pas perdre la production, et un autre pont d'or à Global Foundries pour qu'ils reprennent l'usine délaissé par AMD.

    Dans les deux cas on est dans un cadre ou l'Europe finance des société étrangères pour être vaguement attractive sans pour autant récupérer la moindre once de pression ou le moindre intéret economique vis à vis des sociétés qu'elle finance.
    On est loin du temps ou STE était le principal fabriquant de puces pour smartphone Samsung. La section electronique d'Ericsson est en court de démantèlement coté Europe.

    STMicro qui a investi des milliards (15 MM€ quand même) dans la zone de fabrication de Crolles se retrouve le bec dans l'eau avec une usine qui tourne à 30% et une obsolescence qui commence à poindre son nez.

    Alors que l'on était leader dans plusieurs domaines et que l'on avait le monde entier comme client on a pas réussi à se maintenir à niveau. Je réitère donc ce que je disais : nous ne sommes plus du tout leader dans les différents domaines concernés, on arrive à sauver une partie des emplois en faisant des cadeaux aux "gros" du marché des processeurs, mais je doute fortement que la technique qui vise à surtaxer les imports - et donc à se mettre les clients potentiels et les "gros" à dos soit profitable.

    Il y a une remise en cause à faire au niveau européen, mais je doute sincèrement qu'elle passe par un controle aux frontières.