Il y a 15 ans de ça, j'ai scanné et imprimé recto-verso un billet de 200 Francs à l'aide d'une imprimante laser couleur de l'époque (sur du matos de merde en plus, Agfa Snapscan et QMS Magicolor 2400, papier standard 80 ou 90g), que j'ai ensuite découpé avec un cuter au format du billet. Le faux était vraiment très visible, entre le papier plat et lisse, ainsi que les couleurs trop éclatantes (mais la bande métallique était bien rendue malgré le scan et l'impression).
Puis j'ai commencé à jouer machinalement avec, en faisant rouler la feuille entre mes mains, et à force de s'user ainsi, elle a fini par prendre une texture (douceur, souplesse, aspérités) proche d'un vrai billet, en même temps que les couleurs s'adoucissaient. La ressemblance devenait d'un coup troublante.
Impressionné par le résultat fait en déconnant en quelques minutes sur du matos standard, je le présentais alors à des potes pour rigoler autour d'un bière dans un bar, et voilà que la serveuse était prête à me prendre le billet en paiement, ce que j'ai évidemment refusé (si si).
Bon, cela dit, quelqu'un comme moi qui avait eu l'habitude de brasser les billets et avait été formé à repérer les faux (détails, texture, repères tactiles pour aveugles, claquement entre les doigts, passage aux UV, etc.) ne se serait quand même pas laissé prendre, mais j'avais trouvé la « reproduction » étonnamment fidèle et surtout très accessible avec des moyens déjà courants.
Cela dit, les risques juridiques encourus m'ont dissuadé de renouveler l'expérience au-delà de cette tentative amusée de tester la première imprimante laser couleur que j'avais enfin eu entre les mains.
[^] # Re: Toc toc
Posté par Anonyme . En réponse au journal Faut-il arrêter l'Euro ?. Évalué à 1.
Il y a 15 ans de ça, j'ai scanné et imprimé recto-verso un billet de 200 Francs à l'aide d'une imprimante laser couleur de l'époque (sur du matos de merde en plus, Agfa Snapscan et QMS Magicolor 2400, papier standard 80 ou 90g), que j'ai ensuite découpé avec un cuter au format du billet. Le faux était vraiment très visible, entre le papier plat et lisse, ainsi que les couleurs trop éclatantes (mais la bande métallique était bien rendue malgré le scan et l'impression).
Puis j'ai commencé à jouer machinalement avec, en faisant rouler la feuille entre mes mains, et à force de s'user ainsi, elle a fini par prendre une texture (douceur, souplesse, aspérités) proche d'un vrai billet, en même temps que les couleurs s'adoucissaient. La ressemblance devenait d'un coup troublante.
Impressionné par le résultat fait en déconnant en quelques minutes sur du matos standard, je le présentais alors à des potes pour rigoler autour d'un bière dans un bar, et voilà que la serveuse était prête à me prendre le billet en paiement, ce que j'ai évidemment refusé (si si).
Bon, cela dit, quelqu'un comme moi qui avait eu l'habitude de brasser les billets et avait été formé à repérer les faux (détails, texture, repères tactiles pour aveugles, claquement entre les doigts, passage aux UV, etc.) ne se serait quand même pas laissé prendre, mais j'avais trouvé la « reproduction » étonnamment fidèle et surtout très accessible avec des moyens déjà courants.
Cela dit, les risques juridiques encourus m'ont dissuadé de renouveler l'expérience au-delà de cette tentative amusée de tester la première imprimante laser couleur que j'avais enfin eu entre les mains.