En tout cas, ce néologisme Stallmannien a fait couler beaucoup d'octets, ce qui signifie certainement qu'il représente un réel problème. Mon interprétation de la chose, c'est dans le mensonge qui entoure l'achat d'une licence logicielle, et la signification de l'acte d'achat. Jusqu'à récemment dans l'histoire du commerce, quand on achète quelque chose, on en a l'usus, l'abusus, et le fructus. Avec les logiciels (ainsi que la musique ou les films), on paye le prix fort tout en étant dépossédés de ces caractéristiques essentielles de ce qui définit la propriété.
Dans le fond, je pense que tu ne peux pas nier les problèmes que posent, pour l'indépendance de l'État et pour ses finances, l'achat de licences logicielles qui ne se traduisent pas par un transfert effectif de la propriété vers l'État.
Dans le fond, "privateur" fait partie d'une rhétorique militante et bien identifiable, mais ça ne veut pas forcément dire que le concept est vide de sens. Et ça ne veut pas dire que son utilisation est souhaitable, puisque comme tu le fait remarquer, elle donne trop clairement une tonalité politique à un texte.
[^] # Re: Dommage...
Posté par arnaudus . En réponse au journal 1.5 Milliards dépensés par l'État dans du non libre. Évalué à 10.
En tout cas, ce néologisme Stallmannien a fait couler beaucoup d'octets, ce qui signifie certainement qu'il représente un réel problème. Mon interprétation de la chose, c'est dans le mensonge qui entoure l'achat d'une licence logicielle, et la signification de l'acte d'achat. Jusqu'à récemment dans l'histoire du commerce, quand on achète quelque chose, on en a l'usus, l'abusus, et le fructus. Avec les logiciels (ainsi que la musique ou les films), on paye le prix fort tout en étant dépossédés de ces caractéristiques essentielles de ce qui définit la propriété.
Dans le fond, je pense que tu ne peux pas nier les problèmes que posent, pour l'indépendance de l'État et pour ses finances, l'achat de licences logicielles qui ne se traduisent pas par un transfert effectif de la propriété vers l'État.
Dans le fond, "privateur" fait partie d'une rhétorique militante et bien identifiable, mais ça ne veut pas forcément dire que le concept est vide de sens. Et ça ne veut pas dire que son utilisation est souhaitable, puisque comme tu le fait remarquer, elle donne trop clairement une tonalité politique à un texte.