La plupart des points que tu soulèves sont valides. Ils prouvent une chose seulement : utiliser Windows est plus facile. C'est la contrepartie de la position de quasi monopole acquise par cet OS…
Maintenant, la plupart des points soulevés trouvent une réponse:
utiliser un OS Linux gratuit : ben, oui, Ubuntu par exemple. Pour notre part, nous déployons des serveur Ubuntu (donc Debian) dans des comptes moyens (quelques milliers de personnes, milieu hospitalier). Les version LTS bénéficient d'un support de plusieurs années. Si nécessaire et souhaité, Canonical fournit un support sur abonnement, mais il n'est pas obligatoire (et plutôt moins cher que du RedHat).
support Oracle : c'est un problème, mais si tu le prend à la source, il disparaît… pourquoi Oracle quand tu peux utiliser Postgresql. Nous développons des solutions qui tournent sur Postgresql et Oracle, et nous rencontrons bien plus de problèmes (de performances en particulier) avec Oracle qu'avec Postgresql (un des problème majeurs d'Oracle et sa complexité d'administration, et je n'ai toujours pas vu la killer feature qui le distingue d'un Postrgesql… si ce n'est ses outils d'administration, et pour cause, ils sont plus que nécessaires)
ActiveDirectory / déploiement : puppet par exemple (+OpenLdap pour les droits par exemple)
gestion des smartcards pour les certificats : un peu galère. Ils existe bien sûr des bibliothèques bas niveau et on peut faire des chose, mais la plupart des plateformes de marchés dématérialisés par exemple nécessitent Windows. Ca prouve une chose : il faut exiger une neutralité à ce niveau (ce sont des prestataires, ils adapteront leur offre. La plupart du temps les incompatibilités sont mineures, elles n'existent que parce que le problème n'a pas été pris en compte.
faire d'excel le pivot de son SI, c'est choisir d'être pieds et poings liés avec Microsoft… idem pour sharePoint. Donc existe-t-il des équivalents libres, oui. Sont-ils compatibles, non pour la plupart. Mais c'est clairement un enfermement volontaire (vendor lock in) et non une impossibilité technique.
equivalent d'Access : LibreOffice Base. Ok, c'est plutôt moins bien fini, mais franchement, une solution Access relève de la bidouille non maintenable à terme, quoique tu fasses. Donc c'est un équivalent viable.
Le coût n'est pas forcément dans les licences, il est dans la dépendance créée à long terme, dans l'enfermement mental créé. Pour prendre un exemple, la plupart des "DBA" (sic) Oracle que je connais sont experts du suivant, suivant, suivant, des subtilités de l'offre commerciale Oracle, au mieux ils savent lire les compte-rendus de Quest optimizer… mais comprendre comment marche le planner… il vaut mieux avoir pratiqué du Postgres, au moins l'information est disponible et libre.
Jusqu'à présent, je n'ai jamais rencontré de problème technique non soluble par du libre de manière au moins aussi élégante, souvent plus simple et plus puissante que l'équivalent propriétaire. Par contre ça nécessite un peu de réflexion et de compréhension, il n'y a pas de commercial pour pousser des argumentaires, et ça va un peu à l'encontre des idées reçues. Ca fait trop pour la plupart des DSI !
[^] # Re: La question en elle même ne permet pas de répondre à la problématique
Posté par Franck Routier (Mastodon) . En réponse à la dépêche L'État essaie d'évaluer le coût des logiciels non libres. Évalué à 10.
La plupart des points que tu soulèves sont valides. Ils prouvent une chose seulement : utiliser Windows est plus facile. C'est la contrepartie de la position de quasi monopole acquise par cet OS…
Maintenant, la plupart des points soulevés trouvent une réponse:
utiliser un OS Linux gratuit : ben, oui, Ubuntu par exemple. Pour notre part, nous déployons des serveur Ubuntu (donc Debian) dans des comptes moyens (quelques milliers de personnes, milieu hospitalier). Les version LTS bénéficient d'un support de plusieurs années. Si nécessaire et souhaité, Canonical fournit un support sur abonnement, mais il n'est pas obligatoire (et plutôt moins cher que du RedHat).
support Oracle : c'est un problème, mais si tu le prend à la source, il disparaît… pourquoi Oracle quand tu peux utiliser Postgresql. Nous développons des solutions qui tournent sur Postgresql et Oracle, et nous rencontrons bien plus de problèmes (de performances en particulier) avec Oracle qu'avec Postgresql (un des problème majeurs d'Oracle et sa complexité d'administration, et je n'ai toujours pas vu la killer feature qui le distingue d'un Postrgesql… si ce n'est ses outils d'administration, et pour cause, ils sont plus que nécessaires)
ActiveDirectory / déploiement : puppet par exemple (+OpenLdap pour les droits par exemple)
gestion des smartcards pour les certificats : un peu galère. Ils existe bien sûr des bibliothèques bas niveau et on peut faire des chose, mais la plupart des plateformes de marchés dématérialisés par exemple nécessitent Windows. Ca prouve une chose : il faut exiger une neutralité à ce niveau (ce sont des prestataires, ils adapteront leur offre. La plupart du temps les incompatibilités sont mineures, elles n'existent que parce que le problème n'a pas été pris en compte.
faire d'excel le pivot de son SI, c'est choisir d'être pieds et poings liés avec Microsoft… idem pour sharePoint. Donc existe-t-il des équivalents libres, oui. Sont-ils compatibles, non pour la plupart. Mais c'est clairement un enfermement volontaire (vendor lock in) et non une impossibilité technique.
equivalent d'Access : LibreOffice Base. Ok, c'est plutôt moins bien fini, mais franchement, une solution Access relève de la bidouille non maintenable à terme, quoique tu fasses. Donc c'est un équivalent viable.
Le coût n'est pas forcément dans les licences, il est dans la dépendance créée à long terme, dans l'enfermement mental créé. Pour prendre un exemple, la plupart des "DBA" (sic) Oracle que je connais sont experts du suivant, suivant, suivant, des subtilités de l'offre commerciale Oracle, au mieux ils savent lire les compte-rendus de Quest optimizer… mais comprendre comment marche le planner… il vaut mieux avoir pratiqué du Postgres, au moins l'information est disponible et libre.
Jusqu'à présent, je n'ai jamais rencontré de problème technique non soluble par du libre de manière au moins aussi élégante, souvent plus simple et plus puissante que l'équivalent propriétaire. Par contre ça nécessite un peu de réflexion et de compréhension, il n'y a pas de commercial pour pousser des argumentaires, et ça va un peu à l'encontre des idées reçues. Ca fait trop pour la plupart des DSI !