• # Dans le contecte des fraudes à l'UMP...

    Posté par . En réponse à la dépêche Les primaires parisiennes de l'UMP par internet. Évalué à 6.

    Le vote électronique crée sûrement des problèmes moraux pour l'UMP, mais c'est probablement le cadet de leurs soucis. D'abord parce que l'enjeu du scrutin est faible : les ténors du parti ont déjà adoubé la favorite. Ensuite parce que l'UMP est bien habituée aux fraudes. Par exemple, lors de l'élection récente du président de l'UMP, un tiers des votants a voté par procuration, avec des pics incroyables dans certains bureaux. Et des milliers d'irrégularités de procédures ont été relevées par les deux candidats au poste. Pour les responsables de l'UMP, peu leur importe la fraude du moment que la candidate prévue est élue largement. Tant mieux si la fraude amplifie la victoire. Et tant pis si le vote électronique coûte plus cher qu'un vote purement physique. Au moins, ils pourront se vanter d'être "modernes".

    Pour les législatives, c'est autrement plus grave. En 2007, ça avait déjà été une catastrophe. Une appli développée par une boîte privée, hébergée sur des serveurs espagnols, requérant du client une vieille version de Java, et avec au moins une faille exploitée en conditions réelles.

    PS : Je ne dénigre pas l'UMP en particulier, car pour ce que j'en sais, le fonctionnement des autres partis est du même genre. Dès qu'il y a un enjeu de pouvoir ou d'argent, peu de contrôle et quasiment pas de sanctions, il est naturel que les gens trichent ou abusent. Le principe s'applique bien au-delà des élections internes (bavures policières, corruption politique, conditions de travail, etc).