• [^] # Re: hégémonie du Libre

    Posté par . En réponse à la dépêche GNU/Hurd & Linux Magazine France No 45. Évalué à 1.

    Bon reprennons :

    - Si nous faisions de la philosophie, nous pourrions effectivement nuancer sur les libertés, la liberté, en tant que concept, pendant plusieurs heures. Mais ce n'est pas ici l'objet de mon propos. Là, je parle très concretement, au XXI ème siècle. Je parle de liberté d'expression et de mouvement, telle que classiquement on la conçoit.
    Par exemple, j'ai ma liberté de mouvement : j'ai le droit d'aller dans tout les endroits publics. Certes dans une autre société, dans un autre contexte, cette liberté pourrait paraitre phénoménale ou ridicule. Mais nous sommes pas dans cette autre société et si cette discussion n'a pas pour objet d'etre stérile, on ne peut donner dans l'hyper-relativisme.

    - L'analogie (je le répète pour la 3° fois maintenant) était réthorique. Je n'ai cure, en conséquence, des arguments réfutant que le fait qu'etre esclave serait équivalent à etre utilisateur de logiciel propriétaire.
    L'objet était, je le répète réthorique : il avait pour objet de montrer que dans notre société, il est des pensées qui font globalement autorité. Par exemple, peu de monde en France souhaite rétablir l'esclavage et peu de monde est choqué que l'on reprime ces pratiques en France et que l'on les condamne à l'extérieur.
    Bien sur, on peut disserter sur la notion d'esclavage (dans quelle mesure es-t-on esclave etc etc) mais ça n'est pas l'enjeu de ce propos.
    L'enjeu, c'est que finalement, Denis, pour rester cohérent avec ce qu'il avait dit précédemment, à dut dire qu'il était contre le fait que certains imposent à d'autres de cesser l'esclavagisme, en disant que cela revennait « à devenir à devenir l'esclavagiste des gens qui persécutent les autres ».
    Je ne pense pas que Denis soit favorable à l'esclavage et contre ceux qui veulent l'interdire. C'est pourtant ce qu'il a dut dire, pour ne pas invalider son raisonnement comparable concernant la liberté informatique.

    « Confrontés à un discours pragmatique mais saupoudré d'un peu d'éthique et à des exemples concrets ils m'ont semblé mieux comprendre la problématique et j'ai parfois pu embrayer sur des discussion sur les brevets logiciels. »

    Je ne nie pas qu'il faille user de certaines méthodes pour présenter la solution libre (certaine appellent ça « imposer » apparement...). Là dessus je te suis.