Ton point de vue sur les écoles d’ingénieur m'interpelle.
les rares moments dans ma vie ou je trouve que mon cursus d'école d'ingénieur m'a appris quelque chose c'est quand je ment ou que je fais mal mon travail, j'ai juste un peu moins honte de le faire).
Je suis hyper surpris que tu dises qu'elle t'a appris à mentir.
Je passe sur ma désillusion de la formation
Moi ça m’intéresse :)
[ma vie]
Je suis moi même passe d'un IUP à une école d’ingé. J'ai trouve qu'au niveau formation, les deux se valaient. L'IUP (Avignon) avait un cursus assez généraliste avec pas mal de fondamental et de théorie, mais aussi beaucoup de TP. Je considère que ma formation était déjà complète après l'IUP. Je suis parti en école d’ingé (ENSIMAG) pour valoriser mes compétences car les entreprises ne connaissent pas les IUPs. La formation était plus théorique, on voyait plus de choses sur la théorie, mais on faisait moins de pratique qu'à l'IUP. Pour moi on "survolait" plus les choses.
La différence essentielle entre l'IUP et l'école d’ingé est le rapport à l'entreprise: le réseau des anciens à l'IUP était au mieux famélique, alors qu'il était juste énorme à l'ENSIMAG (en plus il y a le réseau INPG qui s'ajoute). L'IUP abordait rarement l'entreprise sauf dans des cours théoriques, alors qu'en école d'ingé, on nous en parlait sans arrêt, notamment le directeur. Mais ce qui m'a vraiment frappé était le rapport des entreprises envers l’école: les entreprises ne connaissent pas les IUPs, alors qu'elles se bousculaient pour parler (et recruter) les ENSIMAG.
Ça s’explique assez facilement: beaucoup de personnes qui arrivaient à la fin de l'IUP étaient des programmeurs médiocres ou savaient à peine coder. Qu'est ce qui me différenciait de ces gens là aux yeux d'une entreprise? Pas grand chose. Alors qu'à l'ENSIMAG, les élèves ont subit une suite de sélections: ils ont d'abord été en classes préparatoires puis ont passe un concours et ont été suffisamment bien classes pour pouvoir accéder à cette école, ou alors s'ils ont été admis sur titres, ils ont été choisi sur dossier, voire entretien. En gros, c'est comme une marque: le label "ENSIMAG" assure les futurs employeurs un minimum de compétences que le label IUP ne fournissait pas. D'ailleurs l'ENSIMAG accordait une grande attention au niveau de classement dans les concours du "plus mauvais" élève sélectionné.
J'ai pris peur du monde du travail lors de mes stages ou de mes entretiens d'embauche. … on bosse directement sur la base de production et on modifie à la main le code d'un clone du production et après on fait la même modification à la main sur les autres clones), entre les entretiens d'embauches ou je rentrais dans une grille … Entre les entretiens faussement technique … Le pire sans doute à été de réaliser que l'on était que des ressources sans valeur ajouté. … nous devons appliquer leur décisions à la lettre" à propos d'une décision technique voulue par la direction qui n'avait aucun sens. … et il a fallu tout réparer deux mois plus tard.
Ou là! Tu as vu le cote sombre de l'informatique avec ce que j'appelle des "bricolos" qui n'ont aucun sérieux professionnel. La question pour une entreprise faisant bien son boulot, c'est comment se distinguer des entreprises pourries comme ça? C'est une question rhétorique, je n'ai pas la réponse non plus :) D'ailleurs je blâme les clients qui s'embarque avec les gens promettant le moins disant au lieu de ceux promettant la qualité. Mais bon lorsque l'on n'a pas soi-même les compétences dans le domaine, il est plus difficile de juger le niveau des fournisseurs.
Maintenant pose toi la question: as tu bien sélectionné les entreprises que tu allais voir? Peut-être ne savais tu pas comment les sélectionner à l’époque du choix (c’était aussi le cas pour moi), mais maintenant il me semble que tu sais ce que tu ne veux pas voir dans un job (voir mon commentaire au-dessus sur la culture d'entreprise). et tu devrais pouvoir choisir plus facilement une entreprise qui te convienne et montrer que tu as le niveau.
Bref, avec tout cela, j'ai craqué, et j'ai décidé de faire une thèse …
En gros, quoique tu fasses il faut que tu saches te présenter suffisamment bien dans ton milieu pour être connu/reconnu. Je détestais faire ça, mais j'ai appris a le faire, parce que c'est la seule manière de te distinguer des autres. Et aussi parce que beaucoup de gens moins doués que moi le faisaient pour se retrouver dans des positions qu'ils ne méritaient pas. N’étant pas plus bêtes qu'eux, je peux en faire autant sinon plus. Tu peux aussi détester faire ça, mais il ne faudra pas te plaindre si tu ne le fais pas et que tu ne sors pas du lot.
Mais il est extrêmement triste que la recherche ne soit pas bien valorisée en France. Mais je sais ce qu'il faut pour que ça change: Il nous appartient a nous techniciens de créer des entreprises ayant du succès (qui gagnent assez de sous pour bien vivre) ou la technique est bien vue et est bien valorisée. On pourra alors sortir de ce climat médiocre ou les seuls postes proposes le sont dans des environnements/cultures d'entreprise de merde. (Malheureusement, je cherche encore quel business je pourrais monter :( )
Une autre solution est de s'expatrier, ce que j'ai fait pendant quelques temps, mais je suis revenu car je veux vivre en France.
[^] # Re: Au moins tu as de l’expérience ;)
Posté par djano . En réponse au journal [HS] Développeur un peu perdu... ou pas... Que faire maintenant ? Changer de vie ?. Évalué à 2. Dernière modification le 12 juin 2013 à 11:48.
Ton point de vue sur les écoles d’ingénieur m'interpelle.
[ma vie]
Je suis moi même passe d'un IUP à une école d’ingé. J'ai trouve qu'au niveau formation, les deux se valaient. L'IUP (Avignon) avait un cursus assez généraliste avec pas mal de fondamental et de théorie, mais aussi beaucoup de TP. Je considère que ma formation était déjà complète après l'IUP. Je suis parti en école d’ingé (ENSIMAG) pour valoriser mes compétences car les entreprises ne connaissent pas les IUPs. La formation était plus théorique, on voyait plus de choses sur la théorie, mais on faisait moins de pratique qu'à l'IUP. Pour moi on "survolait" plus les choses.
La différence essentielle entre l'IUP et l'école d’ingé est le rapport à l'entreprise: le réseau des anciens à l'IUP était au mieux famélique, alors qu'il était juste énorme à l'ENSIMAG (en plus il y a le réseau INPG qui s'ajoute). L'IUP abordait rarement l'entreprise sauf dans des cours théoriques, alors qu'en école d'ingé, on nous en parlait sans arrêt, notamment le directeur. Mais ce qui m'a vraiment frappé était le rapport des entreprises envers l’école: les entreprises ne connaissent pas les IUPs, alors qu'elles se bousculaient pour parler (et recruter) les ENSIMAG.
Ça s’explique assez facilement: beaucoup de personnes qui arrivaient à la fin de l'IUP étaient des programmeurs médiocres ou savaient à peine coder. Qu'est ce qui me différenciait de ces gens là aux yeux d'une entreprise? Pas grand chose. Alors qu'à l'ENSIMAG, les élèves ont subit une suite de sélections: ils ont d'abord été en classes préparatoires puis ont passe un concours et ont été suffisamment bien classes pour pouvoir accéder à cette école, ou alors s'ils ont été admis sur titres, ils ont été choisi sur dossier, voire entretien. En gros, c'est comme une marque: le label "ENSIMAG" assure les futurs employeurs un minimum de compétences que le label IUP ne fournissait pas. D'ailleurs l'ENSIMAG accordait une grande attention au niveau de classement dans les concours du "plus mauvais" élève sélectionné.
Je te conseille de lire la section "Selectivity" dans http://www.joelonsoftware.com/articles/SortingResumes.html pour comprendre ce dont je parle.
[/ma vie]
Ou là! Tu as vu le cote sombre de l'informatique avec ce que j'appelle des "bricolos" qui n'ont aucun sérieux professionnel. La question pour une entreprise faisant bien son boulot, c'est comment se distinguer des entreprises pourries comme ça? C'est une question rhétorique, je n'ai pas la réponse non plus :) D'ailleurs je blâme les clients qui s'embarque avec les gens promettant le moins disant au lieu de ceux promettant la qualité. Mais bon lorsque l'on n'a pas soi-même les compétences dans le domaine, il est plus difficile de juger le niveau des fournisseurs.
Maintenant pose toi la question: as tu bien sélectionné les entreprises que tu allais voir? Peut-être ne savais tu pas comment les sélectionner à l’époque du choix (c’était aussi le cas pour moi), mais maintenant il me semble que tu sais ce que tu ne veux pas voir dans un job (voir mon commentaire au-dessus sur la culture d'entreprise). et tu devrais pouvoir choisir plus facilement une entreprise qui te convienne et montrer que tu as le niveau.
En gros, quoique tu fasses il faut que tu saches te présenter suffisamment bien dans ton milieu pour être connu/reconnu. Je détestais faire ça, mais j'ai appris a le faire, parce que c'est la seule manière de te distinguer des autres. Et aussi parce que beaucoup de gens moins doués que moi le faisaient pour se retrouver dans des positions qu'ils ne méritaient pas. N’étant pas plus bêtes qu'eux, je peux en faire autant sinon plus. Tu peux aussi détester faire ça, mais il ne faudra pas te plaindre si tu ne le fais pas et que tu ne sors pas du lot.
Mais il est extrêmement triste que la recherche ne soit pas bien valorisée en France. Mais je sais ce qu'il faut pour que ça change: Il nous appartient a nous techniciens de créer des entreprises ayant du succès (qui gagnent assez de sous pour bien vivre) ou la technique est bien vue et est bien valorisée. On pourra alors sortir de ce climat médiocre ou les seuls postes proposes le sont dans des environnements/cultures d'entreprise de merde. (Malheureusement, je cherche encore quel business je pourrais monter :( )
Une autre solution est de s'expatrier, ce que j'ai fait pendant quelques temps, mais je suis revenu car je veux vivre en France.