C'est une bonne intention que de vouloir formaliser la problématique achat/location, mais il faut le faire plus sérieusement, c'est-à-dire en prenant en compte un peu plus de paramètres. Notamment je pense à ceux-ci :
Conditions de placement : ton lien donne un taux d'épargne de 3.5%, sans aucunes conditions. Il existe des milliers de types de placements qui n'ont pas la même valeur. Prenons quelques exemples de propriétés importantes :
Taux fixe/ taux variable : va définir le risque/rentabilité de ton placement.
Les plafonds (sommes maximum/minimum). Les taux que tu donnes ressemble à du livret A, mais je suis navré de t'apprendre que ce type de livret a un plafond largement inférieur au prix des biens immobiliers, même les plus modestes.
Condition de déblocage de l'épargne : si ton fond de placement se casse la gueule, peut tu facilement récupérer tes billes?
Expertise financière de l'acquéreur : comme le laisse présager mon premier point, je pense qu'à partir d'une certaine somme, on doit répartir son capital mobilier sur plusieurs fonds/types de placement (livrets, SICAV, PEE, assurances vies, ..etc) pour se prémunir du risque de liquidation. Une alternative : faire confiance à un banquier ! (non cela ne sera pas mon cas).
Projet de défiscalisation : c'est bien de dire que le propriétaire immobilier a la charge d'une taxe foncière, mais lorsque l'acteur de ton scénario « locataire » aura un pécule qui génère des intérêts, il paiera aussi des taxes dessus. Il aura alors probablement envie d'investir dans des domaines défiscalisés, commet l'art ou … l'immobilier.
Inflation monétaire : il faut donner le contexte économique aussi ! Si le coût de la vie triple/diminue d'un facteur 3, en dix ans et que le « propriétaire » a emprunté à taux fixe, sa richesse (c.-à-d. la valeur actualisée de son capital), ne va pas évoluer dans le même sens.
Prix de l'immobilier : il a été montré, notamment par Friggit il me semble, qu'a long terme on ne peut pas prévoir l'évolution du prix de l'immobilier d'une petite zone géographique (ici le cas de Paris est à part). En effet, la fermeture d'une aciérie, l'ouverture d'un pôle de recherche, la construction d'un autoroute à proximité d'un bien immobilier peuvent largement doubler, ou diminuer de moitié la valeur d'un bien sur le long terme.
Bref tout ça pour dire que c'est bien de faire des mathématiques compliquées pour exprimer un problème en une simple équation, mais donnons lui sa valeur légitime : celle d'une moyenne d'une moyenne d'une approximation, dans un modèle qui ne tient pas compte de nombreux paramètres réels.
Mais la démarche est audacieuse, je n'aurais jamais osé tenter de simplifier un problème de cette complexité. Alors je salue ton audace !
Note : Je tiens à préciser que je ne prend parti ni du côté du « propriétaire », ni de celui du « locataire », les deux voies sont honnorables.
# « Circulez, y a rien à voir ! »
Posté par vlamy . En réponse au journal Comparer l'achat d'un bien immobilier et la location. Évalué à 9. Dernière modification le 02 mai 2013 à 15:42.
C'est une bonne intention que de vouloir formaliser la problématique achat/location, mais il faut le faire plus sérieusement, c'est-à-dire en prenant en compte un peu plus de paramètres. Notamment je pense à ceux-ci :
Conditions de placement : ton lien donne un taux d'épargne de 3.5%, sans aucunes conditions. Il existe des milliers de types de placements qui n'ont pas la même valeur. Prenons quelques exemples de propriétés importantes :
Expertise financière de l'acquéreur : comme le laisse présager mon premier point, je pense qu'à partir d'une certaine somme, on doit répartir son capital mobilier sur plusieurs fonds/types de placement (livrets, SICAV, PEE, assurances vies, ..etc) pour se prémunir du risque de liquidation. Une alternative : faire confiance à un banquier ! (non cela ne sera pas mon cas).
Projet de défiscalisation : c'est bien de dire que le propriétaire immobilier a la charge d'une taxe foncière, mais lorsque l'acteur de ton scénario « locataire » aura un pécule qui génère des intérêts, il paiera aussi des taxes dessus. Il aura alors probablement envie d'investir dans des domaines défiscalisés, commet l'art ou … l'immobilier.
Inflation monétaire : il faut donner le contexte économique aussi ! Si le coût de la vie triple/diminue d'un facteur 3, en dix ans et que le « propriétaire » a emprunté à taux fixe, sa richesse (c.-à-d. la valeur actualisée de son capital), ne va pas évoluer dans le même sens.
Prix de l'immobilier : il a été montré, notamment par Friggit il me semble, qu'a long terme on ne peut pas prévoir l'évolution du prix de l'immobilier d'une petite zone géographique (ici le cas de Paris est à part). En effet, la fermeture d'une aciérie, l'ouverture d'un pôle de recherche, la construction d'un autoroute à proximité d'un bien immobilier peuvent largement doubler, ou diminuer de moitié la valeur d'un bien sur le long terme.
Bref tout ça pour dire que c'est bien de faire des mathématiques compliquées pour exprimer un problème en une simple équation, mais donnons lui sa valeur légitime : celle d'une moyenne d'une moyenne d'une approximation, dans un modèle qui ne tient pas compte de nombreux paramètres réels.
Mais la démarche est audacieuse, je n'aurais jamais osé tenter de simplifier un problème de cette complexité. Alors je salue ton audace !
Note : Je tiens à préciser que je ne prend parti ni du côté du « propriétaire », ni de celui du « locataire », les deux voies sont honnorables.