Merci pour ce journal qui fait un peu de bien au moral…
En effet, je suis régulièrement agacé par tous ces gens qui me parlent d'immobilier et qui tiennent pour vérité révélée de nombreux principes :
- "un loyer est de l'argent jeté par les fenêtres" (mais pas les intérêts dus à la banque ?)
- "en payant un peu plus chaque mois tu peux être propriétaire" (en oubliant que dans le loyer il y a déjà l'entretien du bien, la taxe foncière, certaines charges, le tout n'apparaissant pas dans les mensualités d'un crédit)
- "j'achète pour avoir quelque chose à léguer à mes enfants" (quand ils auront 60 ans et qu'ils n'en auront plus besoin ?)
- "c'est pour la retraite" (dixit des gens à un moment de leur vie où ils ont le plus besoin d'argent immédiatement disponible)
- "c'est sûr" (comme si le marché ne risquait pas de chuter, comme si un changement dans la vie ne pouvait faire qu'un investissement immobilier coûte très cher, comme si aucune copropriété ne se dégradait, comme si aucun quartier ou voisinage ne changeait en mal dans le temps, comme si les assurances indemnisaient absolument pour tout)
- "en location tu n'es pas chez toi" (certes je peux faire moins de travaux que si j'étais propriétaire, mais un proprio n'a pas tous les droits non plus, et mon proprio ne peut pas rentrer chez moi, n'a pas les clés et ne peut pas me faire partir sans de très solides raisons. Autant je comprends un peu cet argument dans les pays où il est interdit au locataire de fumer et d'inviter des gens à passer la nuit chez soi, autant en France, on fait vraiment presque ce qu'on veut dans une location !).
Bien sûr, tous ces arguments peuvent être défendus, parfois très justement. Seulement, dans mon entourage, ils ne le sont jamais et sont tenus pour toujours vrais. Et moi je passe pour un dingue à être sceptique sur l'opportunité de m'endetter pour 30 ans. ;-)
Il y a beaucoup d'irrationnel dans l'immobilier, ce qui est fou vu les montants en jeu. J'ai déjà dû expliquer à quelqu'un que s’éloigner du centre pour payer moins cher reviendrait au même pour lui et sa famille, vu qu'ils auraient besoin d'une deuxième voiture et que ça représenterait par mois à peu près l'équivalent de ce qu'ils économiseraient sur le crédit…
Donc merci pour cet article qui a au moins le mérite de poser la bonne question : quand et où est-ce intéressant d'acheter, et qui ne présuppose pas que ça l'est dans tous les cas.
PS : à toutes celles et ceux qui diront que leur bonheur passe par la propriété, je souhaite dire : tant mieux pour vous. Ce qui m'agace, ce n'est pas ça, c'est quand on cherche à justifier ce bonheur par des motifs économiques uniquement et quand on en déduit que j'ai forcément tort d'être locataire (mon bonheur à moi : aucune emmerde de proprio, déménagement possible rapidement, argent immédiatement disponible).
# Agacement
Posté par Alek_Lyon . En réponse au journal L'immobilier, c'était mieux avant !. Évalué à 10.
Merci pour ce journal qui fait un peu de bien au moral…
En effet, je suis régulièrement agacé par tous ces gens qui me parlent d'immobilier et qui tiennent pour vérité révélée de nombreux principes :
- "un loyer est de l'argent jeté par les fenêtres" (mais pas les intérêts dus à la banque ?)
- "en payant un peu plus chaque mois tu peux être propriétaire" (en oubliant que dans le loyer il y a déjà l'entretien du bien, la taxe foncière, certaines charges, le tout n'apparaissant pas dans les mensualités d'un crédit)
- "j'achète pour avoir quelque chose à léguer à mes enfants" (quand ils auront 60 ans et qu'ils n'en auront plus besoin ?)
- "c'est pour la retraite" (dixit des gens à un moment de leur vie où ils ont le plus besoin d'argent immédiatement disponible)
- "c'est sûr" (comme si le marché ne risquait pas de chuter, comme si un changement dans la vie ne pouvait faire qu'un investissement immobilier coûte très cher, comme si aucune copropriété ne se dégradait, comme si aucun quartier ou voisinage ne changeait en mal dans le temps, comme si les assurances indemnisaient absolument pour tout)
- "en location tu n'es pas chez toi" (certes je peux faire moins de travaux que si j'étais propriétaire, mais un proprio n'a pas tous les droits non plus, et mon proprio ne peut pas rentrer chez moi, n'a pas les clés et ne peut pas me faire partir sans de très solides raisons. Autant je comprends un peu cet argument dans les pays où il est interdit au locataire de fumer et d'inviter des gens à passer la nuit chez soi, autant en France, on fait vraiment presque ce qu'on veut dans une location !).
Bien sûr, tous ces arguments peuvent être défendus, parfois très justement. Seulement, dans mon entourage, ils ne le sont jamais et sont tenus pour toujours vrais. Et moi je passe pour un dingue à être sceptique sur l'opportunité de m'endetter pour 30 ans. ;-)
Il y a beaucoup d'irrationnel dans l'immobilier, ce qui est fou vu les montants en jeu. J'ai déjà dû expliquer à quelqu'un que s’éloigner du centre pour payer moins cher reviendrait au même pour lui et sa famille, vu qu'ils auraient besoin d'une deuxième voiture et que ça représenterait par mois à peu près l'équivalent de ce qu'ils économiseraient sur le crédit…
Donc merci pour cet article qui a au moins le mérite de poser la bonne question : quand et où est-ce intéressant d'acheter, et qui ne présuppose pas que ça l'est dans tous les cas.
PS : à toutes celles et ceux qui diront que leur bonheur passe par la propriété, je souhaite dire : tant mieux pour vous. Ce qui m'agace, ce n'est pas ça, c'est quand on cherche à justifier ce bonheur par des motifs économiques uniquement et quand on en déduit que j'ai forcément tort d'être locataire (mon bonheur à moi : aucune emmerde de proprio, déménagement possible rapidement, argent immédiatement disponible).