Ha ben tu peux utiliser le référentiel d'en face et dire, comme le fait CrEv un peu plus haut, que le droit d'auteur protège. Donc un logiciel privateur sera dorénavant un logiciel protecteur et donc, par conséquent, un logiciel libre sera un logiciel agresseur (ben oui, puisqu'il n'est pas protecteur). C'est du même niveau que "informatique de confiance" (qui ne fait pas confiance à l'utilisateur). Allez, maintenant, je t'invite à aller expliquer que les logiciels agresseurs sont une très bonne chose, on va rire.
Il est bien connu que combattre un extrême avec son extrême opposé, ça marche à tous les coups.
Il est également parfaitement moral d'adopter les mêmes méthodes jugées nauséabondes que ses adversaires, mais en expliquant que "c'est eux qui ont commencé!", on pourra toujours dire après que c'est eux qui manquent de morale et nous qui nous qui n'avons pas le choix.
On peut aussi donner une explication simple et pédagogique, hein. Tu nous fais un joli homme de paille là.
L'explication logique, c'est "voilà la seule définition de la Liberté valide: celle de la sainte FSF/OSI". Cette définition de la Liberté est subjective et non rationnelle.
Je peux donner une explication toute aussi logique et requalifier les applis GPL de privatrice, parce que LA définition de la liberté, c'est selon la BSD.
De même, si je prends une BSD et que je retire la condition du nom de l'auteur dans le source, je peux qualifier la BSD de privatrices.
Et en avançant comme ça, on n'en finit pas.
Mais oui, nous vivons dans un monde merveilleux où toutes les personnes ont le même intérêt. Je regrette de te l'apprendre, mais Microsoft qui désigne la GPL comme un cancer nous considère bien comme son ennemi. Ce n'est pas la guerre, mais il y a une bataille quand même. Sinon, l'APRIL n'aurait pas grand chose à faire.
Cf ce que je disais ci-dessus: œil pour œil, combattre le mal par le mal, tout ça, très peu pour moi!
Du reste, j'ai aussi constaté que la campagne de MS axée sur "le Libre c'est de la merde" a formidablement bien marché avec le temps…
Je vais prendre le contre-pied de ce journal et dire qu'on n'est pas obligé d'adhérer à la secte du grand GNU quand on utilise le mot privateur, on peut aussi l'utiliser parce qu'on a réfléchi à la question et qu'on a des arguments (j'en ai donnés quelques-uns).
Les arguments sont certes indépendants de GNU, mais indissociables de la FSF/OSI ou tout simplement d'une définition de la Liberté que tu souhaites imposer en jugeant ce qui est Libre (mot à forte connotation positive) et ce qui est privateur (mot à connotation fortement négative).
Moi je te dis, et c'est ma conviction, qu'on ne convainc les gens non engagés/impliqués/initiés qu'en ayant une approche la plus neutre possible.
Tout ce qui ressemble de près ou de loin à "nous c'est le bien et eux le mal" de la part de quelqu'un qui n'a pas déjà une très forte aura lui fera perdre immédiatement en crédibilité.
Utiliser des mots à forte connotation positive et négative, c'est chercher cette assimilation au bien et au mal.
Conclusion: je continuerai à dire qu'utiliser le mot "privateur" est non seulement un terme qui décrit mal les faits, mais qui en plus dessert la cause en faisant une fois de plus passer les Libristes pour des prosélytes.
[^] # Re: Propriétaire non, privateur oui
Posté par Maclag . En réponse au journal Privateur.... Évalué à 4.
Il est bien connu que combattre un extrême avec son extrême opposé, ça marche à tous les coups.
Il est également parfaitement moral d'adopter les mêmes méthodes jugées nauséabondes que ses adversaires, mais en expliquant que "c'est eux qui ont commencé!", on pourra toujours dire après que c'est eux qui manquent de morale et nous qui nous qui n'avons pas le choix.
L'explication logique, c'est "voilà la seule définition de la Liberté valide: celle de la sainte FSF/OSI". Cette définition de la Liberté est subjective et non rationnelle.
Je peux donner une explication toute aussi logique et requalifier les applis GPL de privatrice, parce que LA définition de la liberté, c'est selon la BSD.
De même, si je prends une BSD et que je retire la condition du nom de l'auteur dans le source, je peux qualifier la BSD de privatrices.
Et en avançant comme ça, on n'en finit pas.
Cf ce que je disais ci-dessus: œil pour œil, combattre le mal par le mal, tout ça, très peu pour moi!
Du reste, j'ai aussi constaté que la campagne de MS axée sur "le Libre c'est de la merde" a formidablement bien marché avec le temps…
Les arguments sont certes indépendants de GNU, mais indissociables de la FSF/OSI ou tout simplement d'une définition de la Liberté que tu souhaites imposer en jugeant ce qui est Libre (mot à forte connotation positive) et ce qui est privateur (mot à connotation fortement négative).
Moi je te dis, et c'est ma conviction, qu'on ne convainc les gens non engagés/impliqués/initiés qu'en ayant une approche la plus neutre possible.
Tout ce qui ressemble de près ou de loin à "nous c'est le bien et eux le mal" de la part de quelqu'un qui n'a pas déjà une très forte aura lui fera perdre immédiatement en crédibilité.
Utiliser des mots à forte connotation positive et négative, c'est chercher cette assimilation au bien et au mal.
Conclusion: je continuerai à dire qu'utiliser le mot "privateur" est non seulement un terme qui décrit mal les faits, mais qui en plus dessert la cause en faisant une fois de plus passer les Libristes pour des prosélytes.