• [^] # Re: Dans la famille similitude, je demande...

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Revue de presse de l'April pour la semaine 16 de l'année 2013. Évalué à 2. Dernière modification le 25 avril 2013 à 01:11.

    Mais là où Google est fort, c’est sur la bonne image qu’il a auprès de beaucoup de personnes…

    Je pense pouvoir dire que le système interne de Google est différent. Là où une industrie classique contrôle tous ses mouvement internes avant que quoi que ce soit sorte, donnant une vision purement mercantile de l'extérieur, les ingénieurs de Google ont une latitude énorme pour faire ce qu'ils veulent. Ça peut être un projet qui coûte, ça peut être un projet qui rapporte, peu importe; ça sortira quand même. Tant que ça reste à petite échelle le projet vit plus ou moins sous la coupe du développeur originel, et est typiquement open-source (s'il s'agit d'un logiciel) et/ou gratuit. Le pire (ou le mieux, selon) est que le projet peut n'avoir rien à voir avec le coeur de métier de Google; tant que le produit/service est globalement lié aux technologies, on verra quelque chose sortir.
    Puis, lorsque le projet gagne de l'importance, il passe sous le management classique, qui décide de continuer ou non, et si oui, il va falloir monétiser le machin. C'est là que les choses tournent mal et enferment les utilisateurs, parce qu'il faut bien que les produits gagnent de l'argent.

    Je crois donc qu'on peut continuer à voir le bien dans Google, surtout une partie : la partie qui est sous le radar, qui est encore le projet de coin de table et qui n'a pas assez d'utilisateurs pour passer dans le giron "classique" du management. Dès que ça dépasse une taille critique, il faut arrêter d'accepter béatement et commencer à chercher des alternatives.

    … même celles ayant des idées contraires à ce qu’est réellement Google.

    justement chez ces personnes-là : ce sont les personnes qui touchent en technique et qui testent justement les multiples projets éparpillés dans tous les coins, ceux en bêta permanente, et qui s'émerveillent pour un simple point technique brillant; en gros, ceux qui ont le même état d'esprit que le créateur du projet, et qui ont typiquement une conscience poussée des problématiques de vie privée et autres. Dès que ça passe dans la partie managée, la cible est l'utilisateur moyen d'internet qui n'a rien à faire des problèmes de dépendances.