• # Ma petite expérience

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Comment les gens perçoivent la gratuité dans l'informatique ?. Évalué à 10.

    N'étant pas "informaticien" (c.a.d. ni programmeur ni admin réseau) mes seules contributions au monde libre (outre quelques rares traductions) sont d'installer Linux sur des machines de particuliers, occasionnellement d'associations ou de tpe. J'ai commencé dans un lug en Haute-Savoie au début de ce siècle, en organisant quelques "install parties" où l'on passait beaucoup de temps pour un résultat plutôt maigre. Depuis je me suis centré sur mon entourage (famille, amis, collègues), entourage qui s'est étoffé avec le temps (amis de mes amis…) puisque j'ai à mon actif une cinquantaine de machines sur lesquelles j'interviens plus ou moins régulièrement. Mes réflexions :
    - lorsque j'ai affaire à une personne un peu flottante, comme celle décrite par Cédric, je n'hésite pas à me faire payer. Au moins pour que mon travail soit respecté. Je demande environ 50€ par installation, modulable en fonction de la situation financière et sociale du "client".
    - lorsque j'interviens chez quelqu'un qui utilise Linux régulièrement je ne me fais plus payer mais incite à faire un don, voire à prendre sa cotisation à l'April.
    - sauf exception je n'installe pas de dual boot, que je trouve voué à l’échec, et je vire Windows. J'incite mes connaissances à acheter Asus du fait de la simplicité à se faire rembourser 40€ de licence.
    - je n'interviens jamais sur Windows (1 exception en 10 ans) m'abritant sous le prétexte que je n'ai plus touché un PC sous Microsoft depuis 2002 (ce qui est la vérité). Quand aux Macs je n'y ai jamais rien compris !
    - j'insiste essentiellement sur le coté "philosophique" voire "politique" des logiciels libres, surtout du fait que j'ai beaucoup d'interlocuteurs engagés dans le monde associatif (syndicats, partis politiques, associations religieuses etc…)

    D'une manière générale mon discours est plutôt bien perçu et les cas de retour à Windows sont excessivement rares : 2 à ma connaissance, qui voulaient un dual boot. Est-ce du fait de ce discours ? Ou plus vraisemblablement des gens que je côtoie ? Toujours est-il que je n'ai jamais entendu de propos doutant de la qualité des logiciels libres du fait de leur gratuité. Par contre je suis souvent confronté à la crainte classique de l'OS pour geek, mais la longueur de mon CV constitue généralement une réponse décisive.