question de point de vue.
Le mouvement du logiciel libre a tellement bien réussi et, à partir d'un certain point, a semblé tellement inéluctable que les capitalistes ont su saisir le mouvement au vol.
Les mouvements alternatifs ayant si souvent tendance à vouloir acquérir une reconnaissance de la part du système dominant, y compris à travers ses propres critères de réussite (eg: "audience", "taux de pénétration", "levée de capitaux", …), certaines communautés ont accepté d'abdiquer une part d'indépendance que procure l'approche purement non-marchande pour plus de pouvoir induit par des partenariats commerciaux|publicitaire|charité|fondation.
Une forme très courante de "complexe d'infériorité".
Ou plus exactement la fin justifie les moyens, consacrant comme fin le logiciel plutôt qu'une vision de la société, et participant ainsi a enterrer cette dernière.
Le seul logiciel libre est, pour l'essentiel, compatible avec la licence (obligatoire) du système marchand, un peu comme on distinguerait "free/libre" d'open-source.
Mais le système marchand est (semble?) plus fort que le mouvement libre:
Alors que le logiciel libre a, lui, suffisamment réussi pour être utilisé, récupéré et/ou transformé, plutôt que simplement ignoré par les gros acteurs économiques, et semble avoir des chances de se généraliser (_réussir_ ?),
le "mouvement" libre lui, au sens plus large (indépendamment de l'opendata ou des fablab) semble devoir échouer.
Il suffit de relire des trolls ici-même à propos de GPLv3 pour comprendre pourquoi.
Du logiciel au système de production IRL, il y a les firmwares, les specs' et leurs NDA, le bios, l'alim' électrique, … puis alors commence le tout le reste, qui importe véritablement : l'économie.
Les DRM ne sont jamais qu'un point d'achoppement purement logiciel|mathématique pour limiter la propagande et les productions de merde (le plus souvent) à ceux qui la paye et ainsi donner envie à tous les autres d'en profiter.
La partie immergée de l'iceberg semble se trouver dans le hardware (et non pas comme fin [_le hardware libre_] mais comme vecteur).
Seulement il est plus facile de coder libre, que de prendre la liberté vis-à-vis du marché du travail (IRL).
Finance, marketing & co utilisent le libre… et emploient des "libristes" : ceux-ci sont-ils parties-prenantes du mouvement "libre" ?
PS: Quoiqu'il en soit, la seule structure de société appelée "libre" à succéder à celles issues du libéralisme sera un anarcho-capitalisme.
enjoy…
… et cela englobera (largement) la présence ou l'absence (ou les conflits autour) de normes pour les DRM dans le HTML
PPS: pour rappel Arte +7 n'utilise pas de DRM et j'ose croire que c'est un [bon] choix.
[^] # Re: L'échec de la philosophie libre
Posté par gibs . En réponse à la dépêche Dites au W3C : nous ne voulons pas d'un Hollyweb. Évalué à 5.
question de point de vue.
Le mouvement du logiciel libre a tellement bien réussi et, à partir d'un certain point, a semblé tellement inéluctable que les capitalistes ont su saisir le mouvement au vol.
Les mouvements alternatifs ayant si souvent tendance à vouloir acquérir une reconnaissance de la part du système dominant, y compris à travers ses propres critères de réussite (eg: "audience", "taux de pénétration", "levée de capitaux", …), certaines communautés ont accepté d'abdiquer une part d'indépendance que procure l'approche purement non-marchande pour plus de pouvoir induit par des partenariats commerciaux|publicitaire|charité|fondation.
Une forme très courante de "complexe d'infériorité".
Ou plus exactement la fin justifie les moyens, consacrant comme fin le logiciel plutôt qu'une vision de la société, et participant ainsi a enterrer cette dernière.
Le seul logiciel libre est, pour l'essentiel, compatible avec la licence (obligatoire) du système marchand, un peu comme on distinguerait "free/libre" d'open-source.
Mais le système marchand est (semble?) plus fort que le mouvement libre:
Alors que le logiciel libre a, lui, suffisamment réussi pour être utilisé, récupéré et/ou transformé, plutôt que simplement ignoré par les gros acteurs économiques, et semble avoir des chances de se généraliser (_réussir_ ?),
le "mouvement" libre lui, au sens plus large (indépendamment de l'opendata ou des fablab) semble devoir échouer.
Il suffit de relire des trolls ici-même à propos de GPLv3 pour comprendre pourquoi.
Du logiciel au système de production IRL, il y a les firmwares, les specs' et leurs NDA, le bios, l'alim' électrique, … puis alors commence le tout le reste, qui importe véritablement : l'économie.
Les DRM ne sont jamais qu'un point d'achoppement purement logiciel|mathématique pour limiter la propagande et les productions de merde (le plus souvent) à ceux qui la paye et ainsi donner envie à tous les autres d'en profiter.
La partie immergée de l'iceberg semble se trouver dans le hardware (et non pas comme fin [_le hardware libre_] mais comme vecteur).
Seulement il est plus facile de coder libre, que de prendre la liberté vis-à-vis du marché du travail (IRL).
Finance, marketing & co utilisent le libre… et emploient des "libristes" : ceux-ci sont-ils parties-prenantes du mouvement "libre" ?
PS: Quoiqu'il en soit, la seule structure de société appelée "libre" à succéder à celles issues du libéralisme sera un anarcho-capitalisme.
enjoy…
… et cela englobera (largement) la présence ou l'absence (ou les conflits autour) de normes pour les DRM dans le HTML
PPS: pour rappel Arte +7 n'utilise pas de DRM et j'ose croire que c'est un [bon] choix.