Ce n'est pas un individu (homme qui ne peut pas être au foyer), c'est tout le groupe (ca touche tous les hommes).
Non, ça reste des inégalités individuelles, sur un groupe d'individus, et pas une inégalité sociale. Le groupe social est une entité différente de la somme des individus. Le groupe social n'a pas de métier.
Pour mieux comprendre ce qu'est une inégalité sociale, il faut se poser la question:
- on a monsieur X qui veut être au foyer
- on a monsieur Y qui ne veut pas être au foyer
- est-ce que le problème de monsieur X a un impact négatif sur monsieur Y ?
réponse: non, au contraire, plus il y aura d'a priori négatif sur monsieur X, plus il y aura d'a priori positif envers monsieur Y, qui sera considéré comme plus apte à diriger ou être indépendant
- on a madame X qui veut se consacrer à sa carrière
- on a madame Y qui ne veut pas se consacrer à sa carrière
- est-ce que le problème de madame X a un impact négatif sur madame Y ?
réponse: oui, plus il y aura d'a priori négatif sur madame X, plus madame Y sera considérée comme moins capable d'être indépendante et de prendre des décisions lorsqu'elle fera ses courses, lorsqu'elle ira à la banque, …
Par contre ce qui est vrai, c'est qu'il y a plus de femmes qui désirent travailler mais qui ne peuvent pas que d'hommes qui désirent être homme au foyer et ne peuvent pas l'être.
Ça, c'est pas vraiment la question. Même s'il y avait plus d'hommes victimes de l'impossibilité de ne pas pouvoir "être au foyer", ça resterait une inégalité "moins grave" (ça veut pas dire que je prétends qu'il ne faut rien faire contre cette inégalité, mais on ne peut pas dire: les deux inégalités sont traitées avec différentes priorités donc il y a injustice). Pourquoi ? Parce que le problème des hommes qui veulent être au foyer est un désavantage individuel mais un avantage social.
A mon avis, 90% des critiques envers les féministes sont du a 10% de féministes trop stupides qui deservent leur cause
J'ai bien peur qu'une grande partie des 10% ne sont pas trop stupides, mais au contraire, ont une analyse plus intelligente des réalités sociales. Mais comme le sujet est compliqué, cela te passe au dessus de la tête, et tu en conclus qu'ils sont stupides ou "qu'ils mettent les gens en opposition" (c'est exactement le sujet de mon commentaire: considérer en priorité la femme qui ne peut pas se concentrer sur sa carrière plutôt que l'homme qui ne peut pas être au foyer, ce n'est pas mettre les gens en opposition, car, indépendamment du genre, le deuxième cas est objectivement moins grave) ou "anti-genre masculin".
Tout comme le villageois moyen considérait stupide de dire que la terre est ronde alors que tout le monde peut voir qu'elle est plate, ou que le créationniste de base considère que l'affirmation "l'homme descend du singe" est stupide car on a jamais vu un singe soudainement se transformer en homme.
en mettant les gens en opposition, en affichant une haine du genre masculin hallucinante, etc… Ne me dites pas qu'il n'y en a pas des comme ca. C'est très minoritaire, mais ca existe, et c'est ce qui provoque des réactions épidermiques.
Ça, c'est très très loin du 10%. Ensuite, je pense réellement que la majorité des réactions épidermiques ne sont pas provoquées par ce genre de cas. Par exemple, l'article ci-dessus n'est pas le résultat d'une "haine du genre masculin hallucinante" et pourtant provoque bcp de réactions.
Autre exemple: la discussion sur les critiques du patriarcat ou du masculinisme: c'est systématique, si on critique ces groupes, il y en a toujours qui interprètent ça comme une critique des hommes en général. Il y a plein d'exemples de "réactions épidermiques" ici même, qui sont issues non pas d'une minorité d'extrémistes, mais du fait que certains ne sont pas capable de réfléchir plus loin que le bout de leur nez et croient réellement que les propos étaient extrémistes alors qu'ils ne l'étaient pas.
Sinon, oui, il y a des folles, comme il y a des masculinistes, mais systématiquement se focaliser sur ça, c'est équivalent aux abrutis qui se focalisent sur le coût des familles immigrées nombreuses dès qu'on parle de la pauvreté.
[^] # Re: J'ai pas tout lu mais il y a quand même un truc qui me gène ...
Posté par j-c_32 . En réponse au journal [Attention, journal bookmark ET féministe] Tiens, prends ça, tu le mérites !. Évalué à 3.
Non, ça reste des inégalités individuelles, sur un groupe d'individus, et pas une inégalité sociale. Le groupe social est une entité différente de la somme des individus. Le groupe social n'a pas de métier.
Pour mieux comprendre ce qu'est une inégalité sociale, il faut se poser la question:
- on a monsieur X qui veut être au foyer
- on a monsieur Y qui ne veut pas être au foyer
- est-ce que le problème de monsieur X a un impact négatif sur monsieur Y ?
réponse: non, au contraire, plus il y aura d'a priori négatif sur monsieur X, plus il y aura d'a priori positif envers monsieur Y, qui sera considéré comme plus apte à diriger ou être indépendant
- on a madame X qui veut se consacrer à sa carrière
- on a madame Y qui ne veut pas se consacrer à sa carrière
- est-ce que le problème de madame X a un impact négatif sur madame Y ?
réponse: oui, plus il y aura d'a priori négatif sur madame X, plus madame Y sera considérée comme moins capable d'être indépendante et de prendre des décisions lorsqu'elle fera ses courses, lorsqu'elle ira à la banque, …
Ça, c'est pas vraiment la question. Même s'il y avait plus d'hommes victimes de l'impossibilité de ne pas pouvoir "être au foyer", ça resterait une inégalité "moins grave" (ça veut pas dire que je prétends qu'il ne faut rien faire contre cette inégalité, mais on ne peut pas dire: les deux inégalités sont traitées avec différentes priorités donc il y a injustice). Pourquoi ? Parce que le problème des hommes qui veulent être au foyer est un désavantage individuel mais un avantage social.
J'ai bien peur qu'une grande partie des 10% ne sont pas trop stupides, mais au contraire, ont une analyse plus intelligente des réalités sociales. Mais comme le sujet est compliqué, cela te passe au dessus de la tête, et tu en conclus qu'ils sont stupides ou "qu'ils mettent les gens en opposition" (c'est exactement le sujet de mon commentaire: considérer en priorité la femme qui ne peut pas se concentrer sur sa carrière plutôt que l'homme qui ne peut pas être au foyer, ce n'est pas mettre les gens en opposition, car, indépendamment du genre, le deuxième cas est objectivement moins grave) ou "anti-genre masculin".
Tout comme le villageois moyen considérait stupide de dire que la terre est ronde alors que tout le monde peut voir qu'elle est plate, ou que le créationniste de base considère que l'affirmation "l'homme descend du singe" est stupide car on a jamais vu un singe soudainement se transformer en homme.
Ça, c'est très très loin du 10%. Ensuite, je pense réellement que la majorité des réactions épidermiques ne sont pas provoquées par ce genre de cas. Par exemple, l'article ci-dessus n'est pas le résultat d'une "haine du genre masculin hallucinante" et pourtant provoque bcp de réactions.
Autre exemple: la discussion sur les critiques du patriarcat ou du masculinisme: c'est systématique, si on critique ces groupes, il y en a toujours qui interprètent ça comme une critique des hommes en général. Il y a plein d'exemples de "réactions épidermiques" ici même, qui sont issues non pas d'une minorité d'extrémistes, mais du fait que certains ne sont pas capable de réfléchir plus loin que le bout de leur nez et croient réellement que les propos étaient extrémistes alors qu'ils ne l'étaient pas.
Sinon, oui, il y a des folles, comme il y a des masculinistes, mais systématiquement se focaliser sur ça, c'est équivalent aux abrutis qui se focalisent sur le coût des familles immigrées nombreuses dès qu'on parle de la pauvreté.