• [^] # Re: J'ai pas tout lu mais il y a quand même un truc qui me gène ...

    Posté par . En réponse au journal [Attention, journal bookmark ET féministe] Tiens, prends ça, tu le mérites !. Évalué à 2. Dernière modification le 19 mars 2013 à 12:37.

    Juste un point, je cite l'article a titre d'exemple de ce que j'estime une démarche légitime de critique sous un angle déterminé, ici le sexisme, d'un élément fort d'une culture (ou sous-culture) en l’occurrence la SF ou plus généralement, ce que l'on regroupe le nom de littérature de l'imaginaire, et cela sans qu'il y ai la moindre trace d'une quelque forme de stigmatisation d'une pseudo-communauté de fan. L'article n'est pas le mien, et j'avoue n'être pas assez spécialiste de Dune et d'Herbert pour avoir un avis fiable sur le sexisme dans son œuvre, je trouve juste qu'il a une certaine pertinence dans le propos.

    Mais généralement, ce genre d'étude critique est largement plus fournie, en particulier, tu retrouve une mise en perspective de l’œuvre vis à vis de la biographie de l'auteur, et surtout des éléments la remplaçant son contexte. Par exemple, cette critique de Conan le Barbare sous cet angle est plus argumentée. Sur Tolkien, on trouve carrément des thèses documentées et argumentées comme par exemple : Le rôle des personnages féminins dans le Seigneur des Anneaux. C'est important d'avoir un regard critique plus ou moins orienté sur une œuvre, et forcément ce regard est sujet à discussion, la critique pouvant difficilement ne pas être subjective, même si on y peut trouver des éléments objectifs. La dérive dangereuse serait une volonté de censure des œuvres, ou une réécriture sous une forme "politiquement" correcte. C'est le danger que peut présenter des formes plus politisée de revendication, que soit au sujet du féminisme que de l'anti-faschisme en voulant influencer une culture, sous-culture, ou genre avec leurs idées. La culture est le reflet de la société, la censurée ou la lisser au non du "politiquement correct" ne fait que masquer le problème. Ayons la force de nous regarder dans le miroir qu'elles nous tend, sans complaisance, ce que l'on en ressortira nous aidera à changer.

    Comme je souligne avec le livre de Spinrad, "Rêve de fer" ou justement, en parodiant une littérature supposé nazie, (ce faisant par la-même interdire en Allemagne), il procède à un acte particulièrement réussi de dénonciation, il est quand même possible d'influencer le genre en dénonçant certaines de ses dérives, mais ça demande quand même du talent, et pas qu'un peu.

    Et oui, la SF, est une littérature qui dénonce grave, c'est pour ça qu'on l'aime ;).

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.