Arf, j'étais sur que ça ferais réagir. C'était un exemple. Forcément une telle critique est contestable, mais la démarche en elle-même ne choque pas. Il s'agit d'une interprétation sous un certain angle de l'oeuvre. De là a dire que l'auteur est sexiste, il y a effectivement tout un monde. J'aurais du prendre Tolkien comme exemple, y a des sujets de théses complet sur la question :). Et dans la littérature "blanche" je t'en parle même pas. Le procés d'intention n'est pas pertinent dans la critique en question, son auteur intérprete justement le sexisme qu'il trouve dans l'oeuvre de F.Herbert comme, je le cite dans un commentaire plus bas :
La société de Dune est profondément sexiste, sans que cela ne soit source de questionnements. Ce n'est donc pas volontaire. L'auteur n'est pas forcément un sale macho de base ; il a simplement reproduit dans son œuvre les rapports humains qu'il a pu observer dans la vraie vie, sans leur opposer de filtre critique.
Note que tu peux avoir une démarche critique sur une oeuvre à propos de son prétendu sexisme, tout en adhérant pas forcément au feminisme en tant que doctrine politique, non plus. Tu peux prendre aussi du recul, l'oeuvre s'inscrit dans une époque, quel était la place des femmes à l'époque et dans la société de l'auteur. Tu peux aussi intérprété une oeuvre sous l'angle de son influence culturelle. Telle ou telle oeuvre, par son influence, à changé de façon durable et visible la représentation de la femme dans l'art.
Ah si tout était aussi simple.
Dans ce domaine, le plus balèze que j'ai jamais vu, c'est Norman Spinrad. Pour dénoncer la tendance faschiste d'un pan de la SF, il a carrément écrit un livre faschiste, "Rêve de Fer", dans lequel il présente une oeuvre "Le Seigneur du Svastika" signé Adolf Hitler en prétextant un contexte uchronique dans lequel Adolf Hitler a raté sa vocation politique et à émigrer aux USA pour devenir écrivain de SF. Dans le livre il octroit le prix Hugo à Adolf, envoyant par là un missile dans ce qui est une communauté clairement identifié pour le coup.
Bon pour le coup, il a quand même ramassé un prix, pas le Hugo, mais l'Apollo.
Ça c'est du grand art.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: J'ai pas tout lu mais il y a quand même un truc qui me gène ...
Posté par Big Pete . En réponse au journal [Attention, journal bookmark ET féministe] Tiens, prends ça, tu le mérites !. Évalué à 1. Dernière modification le 18 mars 2013 à 15:59.
Arf, j'étais sur que ça ferais réagir. C'était un exemple. Forcément une telle critique est contestable, mais la démarche en elle-même ne choque pas. Il s'agit d'une interprétation sous un certain angle de l'oeuvre. De là a dire que l'auteur est sexiste, il y a effectivement tout un monde. J'aurais du prendre Tolkien comme exemple, y a des sujets de théses complet sur la question :). Et dans la littérature "blanche" je t'en parle même pas. Le procés d'intention n'est pas pertinent dans la critique en question, son auteur intérprete justement le sexisme qu'il trouve dans l'oeuvre de F.Herbert comme, je le cite dans un commentaire plus bas :
Note que tu peux avoir une démarche critique sur une oeuvre à propos de son prétendu sexisme, tout en adhérant pas forcément au feminisme en tant que doctrine politique, non plus. Tu peux prendre aussi du recul, l'oeuvre s'inscrit dans une époque, quel était la place des femmes à l'époque et dans la société de l'auteur. Tu peux aussi intérprété une oeuvre sous l'angle de son influence culturelle. Telle ou telle oeuvre, par son influence, à changé de façon durable et visible la représentation de la femme dans l'art.
Ah si tout était aussi simple.
Dans ce domaine, le plus balèze que j'ai jamais vu, c'est Norman Spinrad. Pour dénoncer la tendance faschiste d'un pan de la SF, il a carrément écrit un livre faschiste, "Rêve de Fer", dans lequel il présente une oeuvre "Le Seigneur du Svastika" signé Adolf Hitler en prétextant un contexte uchronique dans lequel Adolf Hitler a raté sa vocation politique et à émigrer aux USA pour devenir écrivain de SF. Dans le livre il octroit le prix Hugo à Adolf, envoyant par là un missile dans ce qui est une communauté clairement identifié pour le coup.
Bon pour le coup, il a quand même ramassé un prix, pas le Hugo, mais l'Apollo.
Ça c'est du grand art.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.