Les mots ont un sens quand leur définition est partagée. Si je dis que j'aime les parapluies, quand ils sont assez sucrés, ma phrase n'a pas de sens, sauf si je précise avant que pour moi, un parapluie, c'est une espèce de gâteau. Si je dis à un ami que sa fille sera heureuse s'il lui offre un gros parapluie d'anniversaire, elle va être déçue et il va croire que je lui ai menti, alors que j'étais de bonne fois.
Et ce, jusqu'à ce que j'arrive à convaincre suffisamment de personnes qu'un parapluie, ça se mange et c'est bon. En attendant, le consensus est qu'un parapluie est un objet non comestible destiné à protéger de la pluie.
C'est un exemple assez extrême, mais il se trouve que tu donnes ta propre définition d'un mot, et que ta définition va à l'encontre du consensus. Quand Clownix veut obliger la redistribution à l'upstream, c'est sa définition du libre, et c'est une partie de la définition qui ne fait pas consensus. On peut en débattre jusqu'à ce que la majorité se mette d'accord sur le sujet.
Par contre, le fait qu'empêcher le commercial fait qu'une licence devient non libre, ça fait consensus. Pour Stallman, Torvalds, et De Raadt, mais aussi tout les gens derrière eux. C'est pas trois personnes. Je ne connais pas les effectifs, mais si on regroupe les acteurs de l'OSI et la FSF, ainsi que ceux qui les suivent et les acceptent comme autorités capable de définir ce qui est libre, qu'on rajoute ceux qui préfèrent considérer les DFSG comme vrai définition du libre, et qu'on ajoute encore les agnostiques qui sont tout de même totalement vendu aux quatre libertés comme définition du libre (et ces quatre libertés inclues l'utilisation commerciale), ça fait un paquet de monde. Je serais moins inflexible que Zenitram quand à dire que ta définition du libre n'est pas valable, mais il va te falloir mener un combat contre tout ces gens là pour amender leur définition du libre et faire valoir la tienne.
En attendant, quand je veux un parapluie, je demande un gâteau, ça m'évitera d'avoir faim parce que mon dictionnaire personnel n'est pas plus répandu. Tu as le droit d'avoir tes propres définitions, mais quand tu communiques avec les autres, il faut faire attention à t'accorder avec ton auditoire, si tu ne veux pas perdre toute crédibilité à ses yeux.
[^] # Re: Euh?
Posté par daeldir . En réponse au journal License open source. Évalué à 8.
Les mots ont un sens quand leur définition est partagée. Si je dis que j'aime les parapluies, quand ils sont assez sucrés, ma phrase n'a pas de sens, sauf si je précise avant que pour moi, un parapluie, c'est une espèce de gâteau. Si je dis à un ami que sa fille sera heureuse s'il lui offre un gros parapluie d'anniversaire, elle va être déçue et il va croire que je lui ai menti, alors que j'étais de bonne fois.
Et ce, jusqu'à ce que j'arrive à convaincre suffisamment de personnes qu'un parapluie, ça se mange et c'est bon. En attendant, le consensus est qu'un parapluie est un objet non comestible destiné à protéger de la pluie.
C'est un exemple assez extrême, mais il se trouve que tu donnes ta propre définition d'un mot, et que ta définition va à l'encontre du consensus. Quand Clownix veut obliger la redistribution à l'upstream, c'est sa définition du libre, et c'est une partie de la définition qui ne fait pas consensus. On peut en débattre jusqu'à ce que la majorité se mette d'accord sur le sujet.
Par contre, le fait qu'empêcher le commercial fait qu'une licence devient non libre, ça fait consensus. Pour Stallman, Torvalds, et De Raadt, mais aussi tout les gens derrière eux. C'est pas trois personnes. Je ne connais pas les effectifs, mais si on regroupe les acteurs de l'OSI et la FSF, ainsi que ceux qui les suivent et les acceptent comme autorités capable de définir ce qui est libre, qu'on rajoute ceux qui préfèrent considérer les DFSG comme vrai définition du libre, et qu'on ajoute encore les agnostiques qui sont tout de même totalement vendu aux quatre libertés comme définition du libre (et ces quatre libertés inclues l'utilisation commerciale), ça fait un paquet de monde. Je serais moins inflexible que Zenitram quand à dire que ta définition du libre n'est pas valable, mais il va te falloir mener un combat contre tout ces gens là pour amender leur définition du libre et faire valoir la tienne.
En attendant, quand je veux un parapluie, je demande un gâteau, ça m'évitera d'avoir faim parce que mon dictionnaire personnel n'est pas plus répandu. Tu as le droit d'avoir tes propres définitions, mais quand tu communiques avec les autres, il faut faire attention à t'accorder avec ton auditoire, si tu ne veux pas perdre toute crédibilité à ses yeux.