• [^] # Re: Zelda mauvais exemple

    Posté par . En réponse au journal Tropes vs Women : Damsel in Distress (part 1). Évalué à 0.

    J'ai lu les deux textes… Franchement, bof…

    Premier texte :

    Moi : Mais l'humour, c'est terriblement puissant. Dans leur livre Logiques de l'exclusion, Norbert Elias et John Scotson montrent par exemple que l'un des mécanismes les plus efficaces dont dispose une communauté pour tenir à l'écart les nouveaux venus, ce sont les ragots.
    Lui : Ah ! Ça n'a rien à voir : les ragots et l'humour, c'est pas la même chose.
    Moi : Et pourtant… Les deux fonctionnent sur le mode de l'anecdote : ils essayent de donner une image très concentrée du monde et, finalement, de dire une vérité. D'ailleurs, il n'est pas rare d'entendre dire "c'est drôle parce que c'est vrai !".

    Non. Definitivement, non, l'humour n'essaye pas "de donner une image très concentrée du monde et, finalement, de dire une vérité". L'humour essaye d'être drole et de provoquer le rire. Faut vraiment hyper-intellectualiser le truc pour arriver à dire que l'humour essaye de dire une vérité… Comme dit un ami a moi "y'a pas a tordre du cul pour chier droit" : l'humour cherche à faire rire, pas à dire une vérité.

    Dans les commentaires du premiere texte, par l'auteur lui-meme :

    Je ne connais pas le texte d'Eric Idle, mais le problème est toujours le même : c'est comment on rit. Rire du sexisme ou du racisme pour mieux les désarmer n'est pas la même chose que de rire des femmes ou des noirs.

    Il a raison. Mais pourquoi décide-t-il que, dans le cas présent (le test dans console+), on rit des femmes et pas du sexisme ? On peut très bien penser que le test ce moque des sexistes en grossissant le trait jusqu'a l'absurde ("en attendant tes regles", etc…)

    Deuxième texte :

    Je trouvais moi-même les blagues de blondes plutôt drôles, non pas parce qu’elles mettaient en scène des blondes, mais parce que je riais de la stupidité du personnage (blonde, belge, ça aurait pu être un homme ou un hibou). J’ai cessé d’en rire le jour où j’ai teint mes cheveux en blond-roux et où un contrôleur de train à qui je posais une question m’a dit : « Vous êtes vraiment blonde, vous alors ! »

    Ici, l'auteur commence par admettre le fait qu'on rit de la betise elle-meme, pas des blondes ni des femmes, que c'est drole qu'il s'agisse d'une blonde, d'un belge ou d'un hibou. Mais lorsqu'il (l'auteur, meme si c'est une femme, c'est "il") se retrouve dans la situation de la victime, ca arrette d'être drole ?