Ça s'appelle l'introduction, on présente le propos avant de l'étayer. Il est précisé, quelques lignes plus bas, comment ces observations ont été faites: des «observations fines de classe, menées avec des enregistrements vidéo».
Indiquer le modop n'étaye pas. Ca présente le modop
Si je comprends bien, on te présente une synthèse (survey), tu ne veux pas lire les articles auquel elle fait référence, et tu te plains de ne pas avoir le détail des faits. Il n'y aurait pas comme une contradiction?
C'est un fait bien établi, voire par exemple tous les travaux de Françoise Héritier.
Je connais pas Françoise Héritier, mais j'émets toujours des doutes quand quelqu'un dit "c'est un fait bien établi".
Appellons ça le scepticisme.
Si tu as des doutes, tu n'as qu'à la lire ou à te renseigner. C'est la limite entre scepticisme et nihilisme.
L'article parle bien de hiérarchie, pas de débouchés. Tu pourrais par exemple regarder le salaire à qualifications égale suivant les métiers (aide soignant·e vs ouvrièr·e qualifié·e), et on trouver une différence. Où trouver une telle chose? Par exemple dans une étude de l'insee…
Toutafé, regardons les salaires : Commerciale versus soudeur TIG MIG expert avec certificat hyperbarie ?
Consultant freelance qui c'est fait tout seul avec juste son bac vs chaudronnier.
Je suis très fort pour comparé des choux et des carottes. Et comparé des postes dans des domaines qui n'ont strictement rien à voir en prétextant une "qualification égale" c'est de la malhonnetteté intellectuelle.
On parlait bien de la situation de l'orientation? Si tu veux conseiller à quelqu'un vers lequel des "domaines qui n'ont strictement rien à voir" s'orienter, ça peut être pas mal de comparer les salaires entre ces domaines. Toujours à des fins d'orientation, il me semble que le critère argent s'exprime simplement: c'est le salaire moyen en fonction du diplôme initial (il faut regarder tout au long de la carrière pour bien faire), puisque c'est ce diplôme initial qu'on choisit à ce moment-là. Ça indique assez clairement la tambouille statistique à faire: pour chaque diplôme possible, regarder ce salaire moyen, regarder le taux de recommandation pour les filles et les garçons, et regarder s'il y a une corrélation entre salaire et biais de recommandation. Je ne sais pas si l'insee (ou l'éducation nationale ou qui que ce soit) a fait une telle étude exhaustive, mais on a des points de mesure (les cas qui sont cités dans l'article) qui laissent à penser que c'est le cas. Note que ces cas cités dans l'article concernent suffisamment de jeunes pour constituer une forte présomption. L'étude insee, avec son découpage grossier secondaire/tertiaire permet une mesure agrégée qui confirme encore cela. Pour la "qualification égale", on a l'habitude (légale) en matière de revenus, de considérer un temps d'études plus long comme donnant droit en soi à un meilleur salaire. Sachant que l'institution scolaire respecte (et encourage) cette hiérarchie, pour contrôler cet autre biais, comparons des diplômes de niveau égal.
ton argument ne veut rien dire: les astronautes représentent une part dérisoire du PIB, pourtant il me semble bien qu'ils sont plutôt vers le haut de la hiérarchie.
Les astronautes sont plus haut que nous quand il volent c'est sur. Mais à part ça …
Je présume que pour toi les sous marinier sont tout en bas de la hierarchie non ?
Mais au contraire mon argument veut dire des choses : je compare des choses de valeur équivalente!
On me parle de deux domaines. Je les compare avec une chose commune entre les deux (leur part de PIB).
Donc les astronautes sont en-dessous des travailleurs des abattoirs? Leur part du PIB est certainement plus faible. Ma méthodologie vaut ce qu'elle vaut (chercher "le métier le plus nul" dans google), mais il semblerait que le consensus me donne raison.
Je m'amuse pas à comparer des trucs qui n'ont rien à voir pour pousser une quelconque "hierarchie" qui n'existe que dans l'imaginaire de certains (et qu'ils se gardent bien de définir précisément).
Bon, je te la définis, puisque tu as besoin qu'on te l'explicite. Tu l'obtiens en demandant à un échantillon de classer des listes de métiers du "meilleur" au "pire". Tu dépouilles. Et là, alors même que "meilleur" et "pire" ne veulent rien dire en soi, tu remarques que certains métiers sont quasi-systématiquement préférés à d'autres (par exemple, astronaute à travailleur d'abattoir). C'est ce que l'article appelle hiérarchie des métiers, et les "certains", c'est toute la population.
Il se trouve que l'école, en tant qu'institution, se juge par son action.
Non
Elle se juge, en partie par son action, en partie par ses règles, et en partie par son évolution.
S'amuser à occulter une immense partie du tableau pour s'amuser ensuite à cracher sur l'ensemble de l'oeuvre est, à nouveau, de la malhonneteté intellectuelle.
Je me garde bien de juger de la valeur morale, simplement la question était de savoir si l'école agissait volens nolens de manière sexiste ou non. Et que cet article établit que oui.
[^] # Re: BINGO
Posté par galbolle . En réponse au journal [HS] Un écart de 28 %. Enfin non, 18%. Enfin en comparant des choux et des carottes. Évalué à 4.
Les sciences sociales, c'est aussi des sciences…
Si je comprends bien, on te présente une synthèse (survey), tu ne veux pas lire les articles auquel elle fait référence, et tu te plains de ne pas avoir le détail des faits. Il n'y aurait pas comme une contradiction?
Si tu as des doutes, tu n'as qu'à la lire ou à te renseigner. C'est la limite entre scepticisme et nihilisme.
On parlait bien de la situation de l'orientation? Si tu veux conseiller à quelqu'un vers lequel des "domaines qui n'ont strictement rien à voir" s'orienter, ça peut être pas mal de comparer les salaires entre ces domaines. Toujours à des fins d'orientation, il me semble que le critère argent s'exprime simplement: c'est le salaire moyen en fonction du diplôme initial (il faut regarder tout au long de la carrière pour bien faire), puisque c'est ce diplôme initial qu'on choisit à ce moment-là. Ça indique assez clairement la tambouille statistique à faire: pour chaque diplôme possible, regarder ce salaire moyen, regarder le taux de recommandation pour les filles et les garçons, et regarder s'il y a une corrélation entre salaire et biais de recommandation. Je ne sais pas si l'insee (ou l'éducation nationale ou qui que ce soit) a fait une telle étude exhaustive, mais on a des points de mesure (les cas qui sont cités dans l'article) qui laissent à penser que c'est le cas. Note que ces cas cités dans l'article concernent suffisamment de jeunes pour constituer une forte présomption. L'étude insee, avec son découpage grossier secondaire/tertiaire permet une mesure agrégée qui confirme encore cela. Pour la "qualification égale", on a l'habitude (légale) en matière de revenus, de considérer un temps d'études plus long comme donnant droit en soi à un meilleur salaire. Sachant que l'institution scolaire respecte (et encourage) cette hiérarchie, pour contrôler cet autre biais, comparons des diplômes de niveau égal.
Donc les astronautes sont en-dessous des travailleurs des abattoirs? Leur part du PIB est certainement plus faible. Ma méthodologie vaut ce qu'elle vaut (chercher "le métier le plus nul" dans google), mais il semblerait que le consensus me donne raison.
Bon, je te la définis, puisque tu as besoin qu'on te l'explicite. Tu l'obtiens en demandant à un échantillon de classer des listes de métiers du "meilleur" au "pire". Tu dépouilles. Et là, alors même que "meilleur" et "pire" ne veulent rien dire en soi, tu remarques que certains métiers sont quasi-systématiquement préférés à d'autres (par exemple, astronaute à travailleur d'abattoir). C'est ce que l'article appelle hiérarchie des métiers, et les "certains", c'est toute la population.
Je me garde bien de juger de la valeur morale, simplement la question était de savoir si l'école agissait volens nolens de manière sexiste ou non. Et que cet article établit que oui.