• [^] # Re: Ah le populisme...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal L'indigné bronsonisé. Évalué à 5.

    Il y a donc un rapport de force entre pouvoir politique et pouvoir économique, avec la complexité des relations entre ces pouvoirs (connivence, influence, inter-dépendance, internationalisation des moyens financiers face à des pouvoirs locaux). Le problème, c'est que politiquement, la France (et bien sur la Grèce) n'a plus les moyens politique d'imposer cette renégociation face à des pouvoirs économiques extra-européen. Et l'Europe politique qui devait nous protéger n'existe pas.

    Note que l'UE a obligé toutes ses banques privée de renier à 50% de la dette. Ce n'est pas rien à faire avaler et elle a réussi.

    Mais cela ne doit pas impliquer de laisser détruire notre système industriel, éducatif et social pour quelques milliards.
    Au contraire, accepter les réformes d'austérités comme le fait la Grèce, c'est hypothéquer l'avenir.

    Le problème n'est pas aussi simple.
    La Grèce ne doit pas uniquement rembourser ce qu'elle doit rendre, elle doit aussi fonctionner avec moins d'argents !
    Regarde la situation, avec leurs conneries plus personne ne veut donner de sous à la Grèce contrairement à avant. Du coup soit elle coupe les frais de fonctionnement, soit elle fait banqueroute demain. Ce ne sont pas les investisseurs privés que imposent ça, ni même l'UE, c'est juste sa seule solution pour attirer des investisseurs à nouveau et fonctionner de manière presque autonome.

    Oui je sais, l'UE a demandé à la Grèce de l'austérité pour donner des sous c'est vrai. Mais l'UE ne peut combler l'argent que la Grèce ne reçoit plus d'investisseurs étrangers sur plus de quelques années, du coup il est nécessaire pour que la Grèce tienne avec cet argent longtemps ce qui nécessite des couper dans les dépenses. Sinon c'est la mort du pays et l'austérité c'est le pays des bisounours.

    Notons que la plupart des mesures d'austérités concernent plus du confort des habitants que de la réelle nécessité (par exemple le 13e et 14e mois des fonctionnaires ou le fait de repousser l'âge de la retraite). Le chômage a augmenté car il y a trop de fonctionnaire (entre 25 et 50% de fonctionnaires ce qui est bien trop par rapport aux besoins réels). Quand tu traverses une crise et que le pays compte chaque euros qu'il dépense, c'est la moindre des choses que de taper dedans pour repartir sur de bonnes bases, non ?