Désolé de ne pas accepter se discours de personnes fuyant les conséquences de leurs actes (ici : par leur vote et leur laisser-faire à une époque).
C'est un raisonnement extrémiste auquel je ne peux adhérer. Et c'est truc simple et trop moraliste pour être satisfaisant.
D'abord, une dette, ça se renégocie. C'est juste un chiffre sur un bout de contrat. Et la renégociation de ce papier est un rapport de force entre le préteur et l'emprunteur. Si le préteur voit son intérêt à annuler une partie de la dette, ou s'il n'a pas le choix, il négociera.
Il y a donc un rapport de force entre pouvoir politique et pouvoir économique, avec la complexité des relations entre ces pouvoirs (connivence, influence, inter-dépendance, internationalisation des moyens financiers face à des pouvoirs locaux). Le problème, c'est que politiquement, la France (et bien sur la Grèce) n'a plus les moyens politique d'imposer cette renégociation face à des pouvoirs économiques extra-européen. Et l'Europe politique qui devait nous protéger n'existe pas.
Tu parles de responsabilité, je suis d'accord qu'il faut agir en responsabilité vis à vis des générations futures. Réformer tout ce qui doit être réformable pour assainir des situations. Se remettre dans le sens de la marche et faire jouer la défense des intérêts nationaux en 1er lieu, comme le font les Allemands et les Anglais.
Mais cela ne doit pas impliquer de laisser détruire notre système industriel, éducatif et social pour quelques milliards.
Au contraire, accepter les réformes d'austérités comme le fait la Grèce, c'est hypothéquer l'avenir.
Il faut donc résister avec tous les moyens qui existent. C'est une guerre économique dont il est question. On est face à des gens qui jouent une guerre de guerilla alors qu'on est encore à la guerre de tranché avec des uniformes jaunes fluo. Comme l'officier de la guerre de 1914 qui restait debout face au feu de l'ennemi par sens des responsabilités.
C'est justement notre sens de responsabilité vis à vis de l'Europe qui a conduit la France a faire trop de concession (accepter l'Euro fort pour faire plaisir aux allemands, accepter de ne pas une fédération pour faire plaisir aux anglais) et c'est ce sens des responsabilités qui fait que les politiques ont pied et poing liés pendant le dépeçage.
Si rembourser une dette porte atteinte à ta survie, et à l'intégrité, il ne faut pas la rembourser. C'est ça la responsabilité.
[^] # Re: Ah le populisme...
Posté par coïn . En réponse au journal L'indigné bronsonisé. Évalué à 6.
C'est un raisonnement extrémiste auquel je ne peux adhérer. Et c'est truc simple et trop moraliste pour être satisfaisant.
D'abord, une dette, ça se renégocie. C'est juste un chiffre sur un bout de contrat. Et la renégociation de ce papier est un rapport de force entre le préteur et l'emprunteur. Si le préteur voit son intérêt à annuler une partie de la dette, ou s'il n'a pas le choix, il négociera.
Il y a donc un rapport de force entre pouvoir politique et pouvoir économique, avec la complexité des relations entre ces pouvoirs (connivence, influence, inter-dépendance, internationalisation des moyens financiers face à des pouvoirs locaux). Le problème, c'est que politiquement, la France (et bien sur la Grèce) n'a plus les moyens politique d'imposer cette renégociation face à des pouvoirs économiques extra-européen. Et l'Europe politique qui devait nous protéger n'existe pas.
Tu parles de responsabilité, je suis d'accord qu'il faut agir en responsabilité vis à vis des générations futures. Réformer tout ce qui doit être réformable pour assainir des situations. Se remettre dans le sens de la marche et faire jouer la défense des intérêts nationaux en 1er lieu, comme le font les Allemands et les Anglais.
Mais cela ne doit pas impliquer de laisser détruire notre système industriel, éducatif et social pour quelques milliards.
Au contraire, accepter les réformes d'austérités comme le fait la Grèce, c'est hypothéquer l'avenir.
Il faut donc résister avec tous les moyens qui existent. C'est une guerre économique dont il est question. On est face à des gens qui jouent une guerre de guerilla alors qu'on est encore à la guerre de tranché avec des uniformes jaunes fluo. Comme l'officier de la guerre de 1914 qui restait debout face au feu de l'ennemi par sens des responsabilités.
C'est justement notre sens de responsabilité vis à vis de l'Europe qui a conduit la France a faire trop de concession (accepter l'Euro fort pour faire plaisir aux allemands, accepter de ne pas une fédération pour faire plaisir aux anglais) et c'est ce sens des responsabilités qui fait que les politiques ont pied et poing liés pendant le dépeçage.
Si rembourser une dette porte atteinte à ta survie, et à l'intégrité, il ne faut pas la rembourser. C'est ça la responsabilité.