• [^] # Re: ou comment faire croire qu'on va améliorer les choses.

    Posté par . En réponse au message Petite Quenelle du jour. Évalué à 2. Dernière modification le 19 février 2013 à 16:03.

    Merci. Ce qui me parait clair, c'est que le pifomètre du gouvernement est réglé de la même manière que le pifomètre de ceux qui prétendent voir un lien de cause à effet entre les allocations et la natalité. Après tout, la plupart du temps, les politiques de natalité ont au moins le mérite d'être un peu cohérentes : dans les pays où il y a une dépense publique importante dans les maternelles et les places en crèche, il y a aussi un paquet d'aides sociales sur les congés parentaux et les allocations familiales. Essayer de comprendre le rôle relatif de ces incitations est très complexe, sans compter que l'effet est probablement synergique.

    Par ailleurs, le fond du problème est l'imposition des allocations. Si les allocations familiales peuvent compenser en grande partie la perte de pouvoir d'achat dans un foyer modeste, elles ne le feront jamais dans une famille aisée. Si on raisonne de manière rationelle, les allocs ne peuvent pas être un critère incitatif pour les ménages aisés—les soumettre à l'impôt sur le revenu ne peut donc pas remettre en cause la politique de natalité.

    D'une manière générale, toute allocation "plate" ou toute taxe à taux fixe (TVA, prélèvement libératoire sur les revenus du capital) est socialement injuste, et redistribue l'argent des pauvres vers les riches.