• [^] # Re: Lapin compris

    Posté par . En réponse au journal Mise à disposition progressive du contenu: bonne idée.. Évalué à 4.

    Je suis désolé, il y a des questions auxquelles je ne pourrais pas répondre. Je n'ai pas eu de contrat avec un éditeur, je ne sais donc pas qui paye les charges, et donc, si ce qu'on touche est brut ou net. J'essayerais de me renseigner chez mes copains.

    Pour les trois paragraphes que tu cites, je ne parle de mise en ligne que dans le dernier. Les prix annoncés sont donc basés sur une distribution papier. Pour l'auteur, ça ne change pas grand chose : il ne s'intéresse pas au coup de production, mais à combien lui rapporte une planche. (Enfin, dans mon texte. Si l'auteur veut s'auto-éditer, même sur le net, il va y réfléchir :-°)

    Pour ce qui est des retards… On est payé à la planche, pas au temps. Si on travaille plus vite, on gagne plus. On a bien des délais, et souvent, ils sont pas respectés (et après c'est les graphistes et les imprimeurs qui doivent compresser leur temps…). Je ne sais pas quelle est la souplesse des éditeurs à ce niveau. Je dirais (au hasard) qu'ils ne demandent pas de remboursement, puisque le travail a été fait (ils ne payent que le travail rendu). En cas de rupture de contrat, là, c'est comme pour tout : ils peuvent demander un remboursement, ça dépend du contrat, des conditions de rupture, etc. (chose la plus importante à retenir de ce paragraphe : j'en sais rien !)

    Les 10000€ sont « sortit du chapeau », mais à partir des prix que j'ai donné plus haut : en comptant 80€ pour le scénario et 160€ pour le dessin+couleur, on a une planche à 240€. Un album de 48 pages va donc rapporter 11520€. Après, j'ai oublié les nombres exacts, mais le format des bandes dessinée est assez bien définit : il y a les 24 pages, 32 pages, 48 pages… Ce qui fait que suivant le format utilisé, la BD va rapporter plus ou moins. (je pense que mes nombres de pages sont exacts, ce sont des multiples de huit, le nombre de pages dans un "livret" (on plie une grosse feuille 3 fois, on coupe les bords, et ça donne un livret de 8 pages))

    Ensuite, le montant de l'avance et le pourcentage de droit d'auteur ne dépend pas du mode de paiement proposé (avance uniquement, avance puis droits, avance et droits). C'est même un peu contre intuitif : l'éditeur qui paye les droits sans même attendre que son avance n'aie été remboursée offre en général (en plus) une meilleure avance. Les éditeurs qui demandent remboursement en cas de flop (s'ils existent encore) vont tirer les prix vers le bas (160€ la planche au lieu de 240€ ? Allez, 100€, et une sucette !). Donc, ça ne dépend pas du mode de paiement choisit, mais plus de la correction de l'éditeur (et des négociations de l'auteur quand il en a fait). Là, je n'ai par contre pas de chiffre à donner, encore moins de vrai chiffres : on nous a dit « Machin a tendance à donner plus » et « prenez pas en dessous de tant » (les 240€ la planche), mais pas de vrai chiffre.

    Vis à vis de l'éditeur qui ne fait pas son boulot… Ça arrive. Enfin, dans la BD, je sais pas, mais mon grand père s'est auto-édité pendant un temps. Il a un jour signé un contrat avec un éditeur intéressé par son bouquin. Ça lui faisait ça de moins à gérer. Le bouquin (qui était un best seller à l'époque) n'a pas été vendu. Mon grand père à appris après coup qu'en fait, l'éditeur avait un autre bouquin sur le même sujet, et que s'il avait négocié pour éditer le bouquin de mon grand père (avec cession des droits qui va avec :-S), c'était pour tuer sa concurrence en plombant les ventes.

    Sinon, puisque tu demandes… J'avais commencé un book pour mon CV, jamais terminé (je me suis lancé dans d'autres projets, plus besoin de ce book).
    Allez, faut pas que ça se perde, voilà l'adresse :
    http://daeldir.ninm.net/book/ (directory listing brut de décoffrage, j'ai pas atteint l'étape « bel aperçu sur page web »)

    C'est pour la plupart des boulots d'étudiant.