Le logiciel non-libre n'a surtout pas d'autre intérêt que son usage dans une ensemble très restreint de conditions contraignantes et pas nécessairement adaptées, il est donc d'un intérêt très limité.
C'est un produit incomplet, une démo, un gadget.
Je ne connaît à l'heure actuelle aucune entreprise créant un jeu mono-joueur diffusé sous une licence libre entièrement qui se fasse de l'argent.
Dans ce domaine des jeux, j'ai de gros doute qu'il soit possible de vivre de liberté.
Je dirais que le même problème se poserait pour une entreprise créant de petits utilitaires de dev bien pratiques, mais tellement simples à exploiter qu'il n'y aurait pas besoin de support.
Une association à but non lucratif pourra tenir, parce que ce type d'organisation possède diverses sources de revenus: aide par l'état, bénévolat… mais celles-ci ne sont pas nécessairement accessibles pour une entreprise.
Après, si quelqu'un me cites une entreprise qui vive de la production de petits utilitaires à destination d'un public qui est du genre à savoir se démerder seul, je réviserai mon jugement, une fois que j'aurai compris comment ils ont réussi à survivre.
Pour info, Red-Hat ne fait pas partie de cette catégorie: ils vendent du support sur un OS, ce qui n'est clairement pas ce que l'on peut qualifier de "petit utilitaire qu'un informaticien peut gérer seul". Idem pour les jeux multi-joueur où le client paye des avantages localisés sur serveur: j'ai bien parlé de mono-joueur, même si ça semble dépassé pour certains.
Je sais que les deux types de logiciels cités existent dans l'open source (wesnoth pour les jeux et les utilitaires on ne les compte plus, rien que les éditeurs de texte sont légion) mais je ne connaît pas d'entreprises vivant de leur création (pour les jeux, on pourrait citer nexuiz, mais la boîte qui a racheté les droits n'a pas contribué depuis le début, elle a attendu que le jeu sois déjà bien implanté).
Je ne crois pas que les deux modèles soient à opposer systématiquement, personnellement. Ce qui m'attire le plus dans le libre, c'est le fait que ces outils puissent souvent créer des fichiers utilisables par d'autres applications ayant le même rôle.
En tant qu'utilisateur, la liberté en pratique provient plus du fait de pouvoir changer d'outil que de celle de lire le code source: je n'ai pas lu les codes sources de epdfview, mupdf et evince avant d'estimer que mupdf est le plus adapté à mes besoins.
Donc, tant que le logiciel que j'utilise, privateur ou pas, me permet de changer sans me prendre la tête, ça ne me pose aucun problème de l'utiliser. Les navigateurs internet sont des exemples pas trop mauvais, on arrive généralement aisément à exporter/importer des signets, par exemple.
[^] # Re: Privateur
Posté par freem . En réponse au sondage Quel est votre niveau d'utilisation du libre ?. Évalué à 0.
Je ne connaît à l'heure actuelle aucune entreprise créant un jeu mono-joueur diffusé sous une licence libre entièrement qui se fasse de l'argent.
Dans ce domaine des jeux, j'ai de gros doute qu'il soit possible de vivre de liberté.
Je dirais que le même problème se poserait pour une entreprise créant de petits utilitaires de dev bien pratiques, mais tellement simples à exploiter qu'il n'y aurait pas besoin de support.
Une association à but non lucratif pourra tenir, parce que ce type d'organisation possède diverses sources de revenus: aide par l'état, bénévolat… mais celles-ci ne sont pas nécessairement accessibles pour une entreprise.
Après, si quelqu'un me cites une entreprise qui vive de la production de petits utilitaires à destination d'un public qui est du genre à savoir se démerder seul, je réviserai mon jugement, une fois que j'aurai compris comment ils ont réussi à survivre.
Pour info, Red-Hat ne fait pas partie de cette catégorie: ils vendent du support sur un OS, ce qui n'est clairement pas ce que l'on peut qualifier de "petit utilitaire qu'un informaticien peut gérer seul". Idem pour les jeux multi-joueur où le client paye des avantages localisés sur serveur: j'ai bien parlé de mono-joueur, même si ça semble dépassé pour certains.
Je sais que les deux types de logiciels cités existent dans l'open source (wesnoth pour les jeux et les utilitaires on ne les compte plus, rien que les éditeurs de texte sont légion) mais je ne connaît pas d'entreprises vivant de leur création (pour les jeux, on pourrait citer nexuiz, mais la boîte qui a racheté les droits n'a pas contribué depuis le début, elle a attendu que le jeu sois déjà bien implanté).
Je ne crois pas que les deux modèles soient à opposer systématiquement, personnellement. Ce qui m'attire le plus dans le libre, c'est le fait que ces outils puissent souvent créer des fichiers utilisables par d'autres applications ayant le même rôle.
En tant qu'utilisateur, la liberté en pratique provient plus du fait de pouvoir changer d'outil que de celle de lire le code source: je n'ai pas lu les codes sources de epdfview, mupdf et evince avant d'estimer que mupdf est le plus adapté à mes besoins.
Donc, tant que le logiciel que j'utilise, privateur ou pas, me permet de changer sans me prendre la tête, ça ne me pose aucun problème de l'utiliser. Les navigateurs internet sont des exemples pas trop mauvais, on arrive généralement aisément à exporter/importer des signets, par exemple.