Pour 30 cycles, à partir d'une séquence d'ADN, on obtient en théorie 23⁰ copies. Soit environ 1 milliard.
En pratique on en obtient moins, admettons 1 million. Ça se fait en 2-3 heures habituellement.
Si la quantité de données est petite, disons 1Go […]
Deux-trois heures, c’est le temps nécessaire pour amplifier un petit fragment d’ADN (quelques kb maximum).
Et un gigaoctet, ça représente 8 Gbp (en codant un bit par paire de bases), ce qui n’est pas du tout petit et ne s’amplifie pas aussi facilement (les polymérases ont une vitesse de synthèse limitée à environ 1000 bp par minute).
On peut essayer de paralléliser au maximum en multipliant les sites d’hybridation (genre, en insérant un site de priming tous les 5 kb), mais là je trouve qu’on pousse les limites de la PCR un peu loin. À choisir, je mettrais plutôt la séquence dans des cosmides et je laisserais des bactéries se charger de l’amplifier, elles font ça très bien.
comme tout ça n'est que de la théorie on ne peut rien affirmer totalement.
Absolument, mais la réflexion est amusante tout de même.
[^] # Re: Énergie
Posté par gouttegd . En réponse au journal L'ADN, le stockage de demain. Évalué à 2.
Deux-trois heures, c’est le temps nécessaire pour amplifier un petit fragment d’ADN (quelques kb maximum).
Et un gigaoctet, ça représente 8 Gbp (en codant un bit par paire de bases), ce qui n’est pas du tout petit et ne s’amplifie pas aussi facilement (les polymérases ont une vitesse de synthèse limitée à environ 1000 bp par minute).
On peut essayer de paralléliser au maximum en multipliant les sites d’hybridation (genre, en insérant un site de priming tous les 5 kb), mais là je trouve qu’on pousse les limites de la PCR un peu loin. À choisir, je mettrais plutôt la séquence dans des cosmides et je laisserais des bactéries se charger de l’amplifier, elles font ça très bien.
Absolument, mais la réflexion est amusante tout de même.