Bon, pour être franc, cette discussion me gonfle, parce que tu ne connais pas ce dont tu parles. Autant je m'écrase doctement quand on parle d'architecture processeur, autant sur la biologie évolutive j'en connais assez pour soutenir une telle discussion.
L’évolution ne produit pas des espèces toujours plus parfaite,
Reprend le début de la discussion au lieu de partir n'importe où. Le post originel, c'est "on n'a jamais rien fait de mieux que l'ADN pour stocker l'information parce que c'est la solution choisie par la sélection naturelle". Et mon argument, c'est de dire que la sélection naturelle est un algorithme d'optimisation local, et qu'il n'y a aucune garantie d'avoir atteint une solution générale.
mais des systèmes écologiques dont la symbiose permet globalement le maintien d’organismes biologiques.
N'importe quoi, c'est une version spirituelle de la théorie Gaïa, ton truc, ça n'a rien à voir avec l'évolution. La sélection naturelle transforme les espèces dans la direction qui optimise la survie et la reproduction des individus. Ce processus peut conduire à l'épuisement d'une ressource (tragédie des communs), à l'extinction de compétiteurs, à un équilibre, ou à l'inverse à une modification irréversible de l'environnement. Absolument rien dans le processus de sélection naturelle n'optimise la stabilité de l'environnement.
Depuis Darwin, la théorie à connu des révision il me semble, notamment pour prendre en compte l’aspect réseau des biosphères.
La principale amélioration du paradigme Darwinien est la prise en compte des mécanismes biologiques du stockage et de la transmission héréditaire (la génétique), ainsi que de la prise en compte de ces processus dans des modèles dynamiques (la génétique des populations). Je ne sais pas d'où peut bien venir "l'aspect en réseau des biosphères", qui à mon avis ne veut rien dire.
Qu’est-ce que tu entends par un optimum général ?
Je veux dire, exactement, "un optimum général". Tu prends une fonction non-monotone en n dimensions, tu cherches l'optimum sur Rn.
N’importe quoi. C’est peut être une approche sensé du point de vu ingénierie d’automates et mécaniques diverses, mais ça ne fait aucun sens d’un point de vu survie de l’espèce de façon général.
Mais l'ingénierie, c'est EXACTEMENT ce dont on parle : est-ce que l'ADN est un support de stockage de l'information adéquat. Et ma réaction, c'est que le raisonnement qui confère à l'évolution par sélection naturelle un caractère magique est bidon, car de nombreuses "solutions" évoluées par sélection naturelle sont médiocres, car simplement contraintes par l'histoire évolutive des populations, et les contraintes de développement.
tout en produisant des effets de bord qui à terme détruit l’environnement dont il dépend.
Ah oui, comme le dioxygène, produit toxique relargué par les cyanobactéries, qui atteint 21% dans l'atmosphère et qui a entrainé la disparition de millions d'espèces? Ou comme les lapins d'Australie, qui ont tellement bouffé l'herbe qu'ils ont transformé les prairies en désert et entrainé leur propre mort, ainsi que celle de nombreuses autres espèces herbivores? L'histoire de la vie est émaillée de centaines d'exemples d'espèces dont les "effets de bord" ont entrainé des extinctions, souvent leur propre extinction, d'ailleurs. La destruction de l'environnement peut se produire (ou non), c'est totalement neutre car c'est hors de portée de la sélection naturelle.
[^] # Re: Peu étonnant
Posté par arnaudus . En réponse au journal L'ADN, le stockage de demain. Évalué à 10.
Bon, pour être franc, cette discussion me gonfle, parce que tu ne connais pas ce dont tu parles. Autant je m'écrase doctement quand on parle d'architecture processeur, autant sur la biologie évolutive j'en connais assez pour soutenir une telle discussion.
Reprend le début de la discussion au lieu de partir n'importe où. Le post originel, c'est "on n'a jamais rien fait de mieux que l'ADN pour stocker l'information parce que c'est la solution choisie par la sélection naturelle". Et mon argument, c'est de dire que la sélection naturelle est un algorithme d'optimisation local, et qu'il n'y a aucune garantie d'avoir atteint une solution générale.
N'importe quoi, c'est une version spirituelle de la théorie Gaïa, ton truc, ça n'a rien à voir avec l'évolution. La sélection naturelle transforme les espèces dans la direction qui optimise la survie et la reproduction des individus. Ce processus peut conduire à l'épuisement d'une ressource (tragédie des communs), à l'extinction de compétiteurs, à un équilibre, ou à l'inverse à une modification irréversible de l'environnement. Absolument rien dans le processus de sélection naturelle n'optimise la stabilité de l'environnement.
La principale amélioration du paradigme Darwinien est la prise en compte des mécanismes biologiques du stockage et de la transmission héréditaire (la génétique), ainsi que de la prise en compte de ces processus dans des modèles dynamiques (la génétique des populations). Je ne sais pas d'où peut bien venir "l'aspect en réseau des biosphères", qui à mon avis ne veut rien dire.
Je veux dire, exactement, "un optimum général". Tu prends une fonction non-monotone en n dimensions, tu cherches l'optimum sur Rn.
Mais l'ingénierie, c'est EXACTEMENT ce dont on parle : est-ce que l'ADN est un support de stockage de l'information adéquat. Et ma réaction, c'est que le raisonnement qui confère à l'évolution par sélection naturelle un caractère magique est bidon, car de nombreuses "solutions" évoluées par sélection naturelle sont médiocres, car simplement contraintes par l'histoire évolutive des populations, et les contraintes de développement.
Ah oui, comme le dioxygène, produit toxique relargué par les cyanobactéries, qui atteint 21% dans l'atmosphère et qui a entrainé la disparition de millions d'espèces? Ou comme les lapins d'Australie, qui ont tellement bouffé l'herbe qu'ils ont transformé les prairies en désert et entrainé leur propre mort, ainsi que celle de nombreuses autres espèces herbivores? L'histoire de la vie est émaillée de centaines d'exemples d'espèces dont les "effets de bord" ont entrainé des extinctions, souvent leur propre extinction, d'ailleurs. La destruction de l'environnement peut se produire (ou non), c'est totalement neutre car c'est hors de portée de la sélection naturelle.