Une restriction à l'accès de celle-ci a donc du sens d'un point de vue économique.
On touche au cœur du problème : la BnF a une mission de sauvegarde et de mise à disposition du patrimoine au public, pas une mission de rentabilité. Je comprends tout à fait la restriction de l'accès pour des motifs purement matériels (pas le temps, pas la place, risque d’abimer les œuvres, …) mais pour moi, le service public (dont fait partie la BnF) n'a pas pour objectif d'être rentable mais bien de servir le public. Si un groupe de citoyens se présente et dit vouloir numériser les œuvres du domaine public pour ensuite les diffuser le plus possible, la BnF devrait féliciter ce mouvement, pas l'empêcher.
Et le fait qu'elle n'ait pas d'argent pour faire son boulot n'a rien à voir. Il y a un problème grave de la place qu'a la BnF (et la culture en général) dans l'État si ce dernier demande à la BnF de se subventionner en vendant l'accès à des œuvres qui sont déjà librement accessibles. Un problème que le copyfraud ne résoudra certainement pas.
[^] # Re: La vraie question
Posté par rakoo (site web personnel) . En réponse au journal Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France !. Évalué à 2.
On touche au cœur du problème : la BnF a une mission de sauvegarde et de mise à disposition du patrimoine au public, pas une mission de rentabilité. Je comprends tout à fait la restriction de l'accès pour des motifs purement matériels (pas le temps, pas la place, risque d’abimer les œuvres, …) mais pour moi, le service public (dont fait partie la BnF) n'a pas pour objectif d'être rentable mais bien de servir le public. Si un groupe de citoyens se présente et dit vouloir numériser les œuvres du domaine public pour ensuite les diffuser le plus possible, la BnF devrait féliciter ce mouvement, pas l'empêcher.
Et le fait qu'elle n'ait pas d'argent pour faire son boulot n'a rien à voir. Il y a un problème grave de la place qu'a la BnF (et la culture en général) dans l'État si ce dernier demande à la BnF de se subventionner en vendant l'accès à des œuvres qui sont déjà librement accessibles. Un problème que le copyfraud ne résoudra certainement pas.