Quand on balance un texte "libre" (n'est-ce pas déjà absurde de parler de liberté pour un objet ?), on utilise du creative commons.
Non, pas forcément. On peut utiliser d'autres licences libres, dans mon cas c'est la WTFPL. :)
Alors on décide de le rendre obligatoire (some rights reserved comme ils disent). Et le libriste dira : "Tu nous citeras toi l'utilisateur ou tu seras contrefacteur, comme les autres !"
Il y a une chose amusante que j'ai constatée lorsque j'ai remplacé toute la musique proprio de mon disque dur par de la musique partageable (piochée essentiellement sur Jamendo) : ma bibliothèque est passée d'un ratio nombre d'albums/nombre d'artistes très élevé à un ratio albums/artistes très faible (proche de 1), tout simplement parce que les artistes qu'on trouve sur Jamendo, pour la plupart, sortent un ou deux albums démo partageables dans l'espoir d'être remarqué, puis vont signer chez une major ou abandonnent leur projet. Une bibliothèque musicale avec autant d'artistes et aussi peu d'albums par artiste pousse à ne se focaliser que sur les œuvres elles-mêmes, et pas du tout sur les artistes, auxquels on finit par porter peu d'attention. Du coup, maintenant, quand je pense à une musique, je me rappelle parfois du nom de l'album, mais parfois je suis bien souvent incapable de me rappeler du nom du musicien ou du groupe.
La clause BY, c'est de la paternité de jure. La paternité de facto, elle apparaît quand on produit beaucoup, quand on se met en valeur et qu'on garde le contact avec le public.
Même dans le libre, penser que c'est la loi ou le copyright qui dictera le comportement collectif du public est une illusion totale.
Et je parle même pas des NC et ND dans ces creatives commons.
Et tu as raison, puisque ce n'est pas libre.
Et peut-être même que nous autres libristes, on veut aussi la même chose que ces personnes que l'on critique.
Oui et non. Disons que les principes fondateurs du libre sont dans la diffusion des quatre libertés, pas dans la remise en cause du copyright. Mais il existe des libristes qui remettent en cause le copyright (j'en fais partie : d'où mon intérêt pour la WTFPL).
Comme ces gars qui scannent des bouquins et qui veulent qu'on se souvienne que c'est eux qui ont permis cela. C'est même parfois plus visible que le titre lui-même.
Il y a pire : on ne citera jamais les noms de tous les gens qui ont bossé gratuitement pour Google en remplissant les champs de ReCaptcha. Quand bien même ils aident (plus ou moins aveuglément) Google à créer de la valeur (qui plus est de la valeur marchande, vous pensez bien que Google ne va pas publier ces numérisations gratuitement sous licence libre), ils n'ont pas leur mot à dire sur le résultat. En ce qui me concerne, je ne remplis jamais correctement les champs d'un ReCaptcha : je remplace le mot numérisé par une connerie comme « fuck » ou « eingousef ». Si tout le monde fait comme moi, les futurs clients de Google Books auront peut-être un jour la chance d'observer des traces de nos contributions, mais j'y crois pas trop.
Ca me donne presque envie d'abandonner mon utilisation du copyleft pour le domaine public pour mes écrits (du CC0 par exemple)… Enfin… Tout ceci me consterne.
C'est marrant que tu dises ça parce que c'est un discours que j'entends de plus en plus. Certains rejettent le copyright pour des raisons pratiques, d'autres pour des raisons morales (souvent un mélange des deux). Et ce jusque sur le blog de Nina Paley qui vient de passer Sita Sings The Blues sous licence CC0.
[^] # Re: Courir sur le haricot !
Posté par gnuzer . En réponse au journal Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France !. Évalué à 2.
Non, pas forcément. On peut utiliser d'autres licences libres, dans mon cas c'est la WTFPL. :)
Il y a une chose amusante que j'ai constatée lorsque j'ai remplacé toute la musique proprio de mon disque dur par de la musique partageable (piochée essentiellement sur Jamendo) : ma bibliothèque est passée d'un ratio nombre d'albums/nombre d'artistes très élevé à un ratio albums/artistes très faible (proche de 1), tout simplement parce que les artistes qu'on trouve sur Jamendo, pour la plupart, sortent un ou deux albums démo partageables dans l'espoir d'être remarqué, puis vont signer chez une major ou abandonnent leur projet. Une bibliothèque musicale avec autant d'artistes et aussi peu d'albums par artiste pousse à ne se focaliser que sur les œuvres elles-mêmes, et pas du tout sur les artistes, auxquels on finit par porter peu d'attention. Du coup, maintenant, quand je pense à une musique, je me rappelle parfois du nom de l'album, mais parfois je suis bien souvent incapable de me rappeler du nom du musicien ou du groupe.
La clause BY, c'est de la paternité de jure. La paternité de facto, elle apparaît quand on produit beaucoup, quand on se met en valeur et qu'on garde le contact avec le public.
Même dans le libre, penser que c'est la loi ou le copyright qui dictera le comportement collectif du public est une illusion totale.
Et tu as raison, puisque ce n'est pas libre.
Oui et non. Disons que les principes fondateurs du libre sont dans la diffusion des quatre libertés, pas dans la remise en cause du copyright. Mais il existe des libristes qui remettent en cause le copyright (j'en fais partie : d'où mon intérêt pour la WTFPL).
Il y a pire : on ne citera jamais les noms de tous les gens qui ont bossé gratuitement pour Google en remplissant les champs de ReCaptcha. Quand bien même ils aident (plus ou moins aveuglément) Google à créer de la valeur (qui plus est de la valeur marchande, vous pensez bien que Google ne va pas publier ces numérisations gratuitement sous licence libre), ils n'ont pas leur mot à dire sur le résultat. En ce qui me concerne, je ne remplis jamais correctement les champs d'un ReCaptcha : je remplace le mot numérisé par une connerie comme « fuck » ou « eingousef ». Si tout le monde fait comme moi, les futurs clients de Google Books auront peut-être un jour la chance d'observer des traces de nos contributions, mais j'y crois pas trop.
C'est marrant que tu dises ça parce que c'est un discours que j'entends de plus en plus. Certains rejettent le copyright pour des raisons pratiques, d'autres pour des raisons morales (souvent un mélange des deux). Et ce jusque sur le blog de Nina Paley qui vient de passer Sita Sings The Blues sous licence CC0.