• # Courir sur le haricot !

    Posté par . En réponse au journal Non à la privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France !. Évalué à 4.

    Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles ! Bientôt, ils vont nous expliquer que l'air sera privatisé à titre temporaire pour le purifier.

    J'ai une pensée pour Aaron Swartz (#pdftribute). Peut-être sa mémoire continuera à retentir face à tant de rapacité. La désobéissance civile sera peut-être la voie. Balancer toute la connaissance sur la toile envers et contre tout ! Et peut-être que ces décisionnaires accablés passeront enfin au XXIème siècle.

    Et il y a surtout à mon sens de possibles actions citoyennes en perspective (comme dit ci-dessus) ! Et on a même des moyens "open-source" pour le faire ! 1000 pages en 90 minutes, c'est déjà un bon début !

    Tout semble centré sur la propriété, le sentiment de possession, de maîtrise individuelle des choses. Même notre belle quête du libre l'est peut-être d'une certaine manière. Quand on balance un texte "libre" (n'est-ce pas déjà absurde de parler de liberté pour un objet ?), on utilise du creative commons. Hé ! Mais faut pas qu'on oublie de nous citer (le fameux BY de CC-BY-SA par exemple) ! Ce n'est pas une courtoisie ou un droit moral (un minimum légal dans nos pays), on s'en fout de cela. Ca n'a pas de consistance. Faut qu'on l'impose nous-mêmes ! Alors on décide de le rendre obligatoire (some rights reserved comme ils disent). Et le libriste dira : "Tu nous citeras toi l'utilisateur ou tu seras contrefacteur, comme les autres !"
    Et je parle même pas des NC et ND dans ces creatives commons.

    Ca sent fort l'individualisme tout cela. Et peut-être même que nous autres libristes, on veut aussi la même chose que ces personnes que l'on critique. Mais par d'autres moyens. Comme ces gars qui scannent des bouquins et qui veulent qu'on se souvienne que c'est eux qui ont permis cela. C'est même parfois plus visible que le titre lui-même. Oui, je pense en effet au logo bariolé du fameux moteur de recherche (les premières pages des ebooks sont toujours affligeantes, pleines d'ego).

    Ca me donne presque envie d'abandonner mon utilisation du copyleft pour le domaine public pour mes écrits (du CC0 par exemple)… Enfin… Tout ceci me consterne.